mar 22 2008

Un devoir de 2007

Publié par jpd dans Non classé

 

Pas de réponse

mar 22 2008

L’auteur des fiches méthodologiques.

Ces fiches sont le résultat de 20 ans de travail autour du concours de la Résistance et de la Déportation et d’organisation de stages d’études de trois jours.

Jean François Couriol, professeur d’histoire et de géographie au collège public,
Sainte- Apolline, Courdimanche (Val d’Oise) en est l’auteur.

Pas de réponse

mar 22 2008

Val d’Oise mars 2008

Sujet pour le concours de la Résistance 2008

suivi des réponses d’ un bon devoir d’un candidat au concours.

L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance.

A / Un rapport de police du 20 juin 1942

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B / étoiles confectionnées par les « amis des juifs »

etoiles-site.jpg

vocabulaire : « Goï » : mot employé par les juifs pour désigner les non-juifs.« Zazou » : mot qui désignait à cette époque un jeune à la tenue excentrique qui aimait le jazz…« Swing » : rythme musical lié au jazz
Doc 2 : Le port de l’étoile jauneTémoignage de Sarah Lichtsztejn-Montard, membre de l’UDA (Union des Déportés d’Auschwitz).
« Une personne m’a manifesté sa sympathie à cet égard […] : La directrice du lycée de jeunes filles du Cours de Vincennes, situé au 1, rue des Pyrénées (baptisé le Lycée Hélène Boucher en 1944) a interdit toute manifestation hostile à l’égard des élèves portant l’étoile et tout le monde lui a obéi, tellement se dégageait d’elle une aura d’autorité et de justice. C’est ainsi qu’une fille qui était au CM2 avec moi l’année 1938-39, et qui m’avait dit que c’était à cause de moi (j’étais née à Dantzig) et des juifs que la guerre aurait lieu, n’a plus osé rien me dire. Elle se contentait de me fusiller des yeux.Après mon arrestation et mon évasion du Vel’ d’Hiv’ le 16 juillet 1942, notre même directrice, Mademoiselle Fontaine, m’a prise à part à la rentrée d’octobre, me disant : « Sarah, je peux vous assurer que l’on ne vous arrêtera jamais au lycée » ; pourtant, toute une aile était occupée par des soldats allemands. Je ne portais plus l’étoile et vivais avec des faux papiers, et pendant les deux ans jusqu’à mon arrestation et ma déportation à Auschwitz, je n’étais tranquille qu’au lycée. C’était mon seul havre de paix. Partout ailleurs, nous étions traqués.
Doc. 3 : témoignage d’A. Goupille
Extrait des mémoires d’André Goupille, vétérinaire en Indre et Loire et ancien passeur de la Ligne de démarcation :
« Tous ceux qui avaient un semblant de courage, ou pour qui l’appât du gain faisait surmonter la peur, guidaient ceux qui vou­laient passer en zone sud.Cette aventure présentait si peu de risques que l’on vit passer des gens pour assister à un mariage d’un parent ou même d’un ami (…). Les candidats au passage arrivaient simplement pour avoir entendu dire qu’à La Haye-Descartes [localité d’Indre et Loire] c’était facile. Parce que quel­qu’un de connaissance était passé par là et qu’un car arrivait jus­qu’à la frontière. Echouant dans les hôtels ou les cafés, ils avaient vite fait de trouver un passeur qui n’attendait que l’occasion de s’employer.Parmi les passeurs, il y avait ceux qui imposaient un tarif et qui, par exemple, ne passaient pas une lettre si elle n’était pas accom­pagnée d’un billet de 5 francs.Il y eut ceux, peu nombreux il faut le reconnaître, qui firent payer très cher à des Juifs un passage qu’ils décrivaient difficile et dangereux.

Enfin, il y eut quelques-uns qui n’acceptaient rien de ceux qu’ils avaient aidés. » André Goupille, « Mon village sous la botte »

Doc. 4 :
A / Rapport du capitaine Lefèvre, commandant la section de gendarmerie de Montluçon (Allier), sur l’état d’esprit de la population.Montluçon, le 23 janvier 1943Le 6 janvier 1943, un départ important était prévu pour 13 h 45. Au moment du départ du train, la foule, évaluée à deux mille personnes, a pénétré dans la gare par toutes les issues et a empêché le départ du train à l’heure prévue. Les manifestants ont été refoulés hors de la gare après l’intervention des détachements allemands armés. Plusieurs arrestations de manifestants ont été opérées ; ceux-ci, au nombre de vingt, ont été internés à Saint-Paul-l’Eyjeaux (Haute-Vienne). Par la suite, des départs ont eu lieu sans incident et régulièrement.Quelques ouvriers ont quitté leur domicile et n’y paraissent plus de crainte d’être appréhendés au titre de la réquisition. La population s’inquiète de plus en plus de ces départs massifs, on ne parle plus de « relève »1 mais de « déportation ». Personne ou à peu près ne croit à la relève, car peu ou très peu de prisonniers rentrent à ce titre dans la région.« Chronique d’une France occupée, les rapports confidentiels de la gendarmerie »J-M Pontaut et E. Pelletier, éd. Lafon, 2008

1 : Relève : mesure envisageant un départ, initialement sur la base du volontariat, de travailleurs français en Allemagne avec en contrepartie la promesse d’un retour en France de prisonniers de guerre. A partir de février 1943, ce départ devient une obligation.

B / Le rejet du STO : Manifestation en gare de Romans, le 10 mars 1943.

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Doc 5 : affiche allemande

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Consignes de travail :Après une lecture attentive des documents joints, répondre dans l’ordre aux questions suivantes, puis rédiger le paragraphe argumenté demandé. Ne pas oublier d’indiquer devant chaque réponse la lettre de la question traitée. Le total de l’épreuve est noté sur 40.

Orthographe et présentation : 4 points.

Questions : (21 points)

Documents 1A et 1B : a. A quelle mesure vexatoire et persécutrice ce document fait-il allusion ? (1 point)b. Quel est le reproche qui est fait en commun à toutes ces personnes figurant sur la liste établie par la police? (1 point)

A/ Ce document fait allusion à une mesure vexatoire et persécutrice : le port de l’étoile jaune que portent les juifs.

B/ Le reproche fait en commun à toute femme figurant sur la liste établie par la police est qu’elles ont toutes témoigné leur sympathie pour les juifs en portant des étoiles juives plus ou moins fantaisistes.

Document 2 : c. En quoi consiste l’aide apportée par la directrice de ce lycée, Mlle Fontaine ? (1 point)d. A quoi fait précisément allusion l’auteur lorsqu’elle évoque « le Vel d’Hiv, le 16 juillet 1942 » ? (1 point)e. Quel sentiment est celui de Sarah Lichtsztejn-Montard lorsqu’elle était à l’extérieur du lycée et pourquoi ? (1 point)

C/ L’aide apportée par Mlle Fontaine consistait à avoir interdit toute manifestation hostile à l’égard des élèves portant l’étoile jaune.

D/ Lorsque l ‘auteur évoque le vel’d’hiver le 16 juillet 1942 elle fait allusion à son arrestation lors de la rafle du vélodrome d’hiver à Paris où de nombreux juifs furent capturés puis déportés.

E / Le sentiment de Sarah Lichtszejn- Montard lorsqu’elle était à l’extérieur du lycée était un sentiment de peur, d’insécurité car elle était traquée partout sauf au lycée où elle était protégée par sa Directrice.

Documents 1A, 1B et 2 :f. Selon vous et selon ces documents, quels sont les buts recherchés par ces personnes en agissant ainsi ? (2 points)

F/ Selon moi et ces documents , les buts recherchés par ces personnes en agissant ainsi étaient de protéger et d’aider les juifs mais aussi de désobéir aux ordres de l’occupant allemand.

Document 3 : g. Selon vos connaissances, qu’est la ligne de démarcation ? (0,5 point)h. Qui sont donc les diverses personnes qui veulent franchir la ligne de démarcation ? (2 points)i. Quelle forme précise d’aide est mise en valeur dans ce document ? (1 point)j. Selon ce témoignage, quelle est la motivation qui pousse certaines personnes à effectuer cette forme d’aide ? En connaissez-vous d’autres ? (1, 5 point)

G/ La ligne de démarcation est une ligne séparant la France en deux : Au nord , la zone occupée par les allemands et au sur la zone libre, contrôlée par le régime de ichy jusqu’en 1942 où suite au débarquement des alliés au Maroc , les allemands envahirent la zone sud.

Documents 4A :k. En justifiant votre réponse, dire comment évolue l’état d’esprit des populations par rapport au départ massif d’ouvriers en Allemagne ? (1,5 point)

Document 4A

K / L’état d’esprit de la population par rapport au départ massif d’ouvriers en Allemagne est l’inquiétude. Elle ne croit pas à la « relève » mais elleparle de « déportation » car peu de ces ouvriers partis reviennent. Alle est également en colère et tente d’empêcher les convois de partir.

Document 4B :l. Selon vos connaissances, qu’est-ce que le STO et pourquoi est-il mis en place ? (1 point)

Document 4B

L/STO est l’ abréviation d Service du Travail Obligatoire.

Mis en place par les Allemands en 1943 pour envoyer en Allemagne des ouvriers peu payés pour remplacer les Allemands partis au front et ainsi faire marcher les usines allemandes avec un coût de main d’œuvre très réduit. Mais les ouvriers prennent souvent le maquis pour échapper au STO.

Documents 4A et 4B :m. A Montluçon et à Romans, comment les populations locales manifestent-elles leur opposition ? (1 point)

Documents 4A et 4B

M/ A Montluçon et à Romans les populations locales manifestent leur opposition en envahissant les gares et les voies ferrées pour empêcher les trains de partir mais les soldats allemands armés, les arrêtent ou les repoussent.

Document 5 : n. Qui sont les « fugitifs » désignés par cette affiche allemande ? (1 point)o. Quelles actions cette affiche cherche-t-elle à réprimer ? (1 point)p. Quelle attitude cette affiche encourage-t-elle à adopter ? (1 point)q. Selon vous, pourquoi cette affiche est-elle traduite en anglais ? (1 point)

Document 5

N/ Les « fugitifs » désignés par cette affiche allemande sont les aviateurs et les parachutistes anglais ou américains.

O/ Cette affiche cherche à réprimer l’action de la population française d’héberger, de cacher, d’aider et d’assister les aviateurs et parchutistes anglais et américains sous peine de mort.

P/ Cette affiche encourage à donner des informations sur d’éventuels figitifs qui pourraient grace à ces informations être arrêtés. Elle récompenseserait ces arrestations par le libération de prisonniers de guerre de cette région. Elle demande à la population d’adopter une attitude de délation.

Q/ Cette affiche est aussi traduite en anglais pour faire comprendre aux &viateurs et parachutistes anglophones qu’ils font courir des risques à la population si ils sont aidés mais que certaines personnes peuvent les dénoncer et qu’ils seront capturés.

Documents 1A et 1B, 2, 4, 5 :r. Selon ces documents, quels risques les personnes qui aidaient les persécutés prenaient-ils ? (1,5 point)

r

Selon les documents, les personnes manifestant leur sympathie envers les juifs étaient internées et celles qui aidaient les anglais ou des américains pouvaient être exécutées.

Paragraphe argumenté : (15 points)

En vous appuyant sur les documents étudiés et sur vos connaissances, vous rédigerez un texte, composé de plusieurs parties, comportant une introduction.Dans un premier temps, vous présenterez en donnant des exemples précis de personnes pourchassées et persécutées au cours de l’Occupation en France. Puis, vous mettrez bien en valeur les différentes formes d’aides dont elles ont pu bénéficier entre 1940 et 1944 : leurs organisations, leurs moyens, leurs raisons et les risques encourus…

Vous conclurez votre travail en insistant bien sur l’importance qu’il y a à entretenir la mémoire de celles et de ceux qui contribuèrent à la Résistance en apportant une aide essentielle.

Paragraphe argumenté

Problématique :

Quelles sont les personnes pourchassées par les nazis sous l’occupation allemande en France et comment ont elles survécue ?

Plan :

Dans un premier temps nous allons voir les personnes en danger sous l’occupation allemande en France et pour quelles raisons. Puis dans un second temps les différentes formes d’aides qu’elles ont reçues.

Introduction :

La seconde guerre mondiale a commencé le 1 septembre 1939 avec l’invasion de la Pologne par Hitler et les troupes allemandes.

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mar 21 2007

Hommage à Lucie Aubrac

Publié par jfc dans 5 "éditoriaux"

Lucie AubracIl est des moments de l’existence que l’on ne souhaiterait jamais connaitre. Le départ d’un parent, d’un ami, d’un être cher. Lucie Aubrac, qui s’en est allée, nous laisse face à nous même et à notre conscience. Elle nous a passé le témoin. A nous désormais, sans son soutien fraternel, de continuer d’œuvrer pour que l’on n’oublie pas l’héritage de la Résistance et le souvenir des femmes et des hommes qui l’ont faite. Mais, que ce legs sera difficile à assumer sans elle… Lire la suite »

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mar 02 2006

Bibliographie

Publié par jfc dans 6 "au fil de l'actualité"

Concernant le groupe Chabanne :
Fabrice Bourrée.” De jeunes pionniers de la Résistance à Pontoise :
le Groupe Chabanne “, « Collection Mémoire, Mémoires, n° 1. »
Centre René-Nodot . 2003. (10€)

La Résistance emprisonnée : Emission du 19 Août 2004- France Culture :
En collaboration avec l’AERI et Fabrice Bourrée
http://www.radiofrance.fr
Témoignage de P Thueux à 14’ : prisonnier à Fresnes.

J M Berlière et F Liaigre : « Le sang des communistes » pour les passages sur les méthodes des Brigades Spéciales. Fayard. 2004. page 253.

Le Dvdrom de l’AERI : La résistance en Ile de France.
(Groupe Chabanne et témoignage Paul Thueux) 2004.

Robert Belot dans une magistrale biographie remet en lumière Fresnay. C’est à lire pour comprendre le groupe Chabanne :

Henri Frenay : de la Résistance à l’Europe
Robert BELOT
Paris, Edition du Seuil, 2003, 750 pages

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mar 02 2006

Le Centre René-Nodot évolue dans ses moyens mais non dans ses objectifs

Publié par jfc dans 5 "éditoriaux"

En abandonnant l’idée d’ouvrir un musée de la Résistance et de la Déportation dans le Val d’Oise, sans doute avons-nous pris le risque de décevoir certains. Ce dont nous sommes navrés. Mais, il fallait redonner à notre association une nouvelle dynamique et avoir le souci de garder un lien efficace avec les jeunes générations pour lesquelles le souvenir des engagements au sein de la Résistance est de plus en plus lointain. Lire la suite »

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mai 18 2005

Editorial

Publié par jfc dans 5 "éditoriaux"

Il en va de notre association comme de beaucoup. Nous arrivons à une étape essentielle de son histoire avec le départ de notre secrétaire général Jean-Pierre Dubreuil qui, pour des raisons familiales, a choisi de s’éloigner du Val d’Oise et de mettre un terme à ses lourdes responsabilités au sein du Centre d’études René-Nodot. Dire que nous lui devons beaucoup est un euphémisme.
Jean-Pierre s’est dépensé sans compter pour que le beau projet de René Nodot puisse prendre forme. Son énergie, mise au service de l’indispensable travail de mémoire portant sur les faits de la Résistance et de la déportation, ses convictions éducatives issues d’années de professorat, son goût pour les nouvelles technologies, sa ferme volonté de faire avancer les dossiers ont profondément fait évoluer notre association.

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