Mar 19 2016

Procès de Saint Cloud : fichier 2 à 6

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Le commandement militaire en France

Division VOFR

Reçu le 6 fév. 1942

Le 31 janvier 1942

 

 

Affaire CHABANNE, TÊTE, VOGLER

Motifs étayant le recours en grâce

 

 

Suite aux aveux circonstanciés des accusés, le tribunal de guerre de Saint-Cloud n’a pas eu d’autre possibilité que de qualifier les faits reprochés et d’appliquer rigoureusement les peines prévues par les règlements, quelle qu’en soit la sévérité.

Si le tribunal de guerre n’a pas pu accorder les circonstances atténuantes, les instances chargées d’examiner le recours en grâce peuvent néanmoins tenir compte de ces circonstances atténuantes, qui peuvent être résumées comme suit :

1°) Le jeune âge des condamnés (19,19 et 20 ans), l’insouciance et l’inconscience dont ils ont fait preuve dans leur action confèrent à cette affaire l’apparence d’un délit qui n’a pu générer aucun danger pour l’armée allemande (Wehrmacht). Ces jeunes gens ont opéré sans aucune visée, sans prendre conscience de la gravité de leurs actes. Lorsqu’après les combats de mai 1940, des armes ont été enterrées, elles l’ont été par amertume consécutivement à la défaite subie, et seulement pour les soustraire au vainqueur.

Par la suite, c’est par entêtement juvénile que les armes ont été laissées dans leur cachette, au lieu d’être remises aux autorités allemandes, et également pour éviter aux jeunes de devoir avouer à leurs parents la faute commise. Aucun des accusés ne savait se servir des armes. On ne peut pas dire qu’ils aient agi en pleine connaissance de cause.

2°) On ne peut pas davantage dire qu’ils aient été un instrument aux mains d’ennemis de l’Allemagne, car il n’existait aucun lien entre eux et une quelconque organisation au service de ces ennemis. On pourrait tout au plus supposer que dans leurs actions irréfléchies, ils aient été, dans une certaine mesure, influencés par une propagande qui savait utiliser habilement l’enthousiasme et l’amertume de cette jeunesse à des fins contraires à l’intérêt réel du pays. En particulier, le fait que le plan d’un camp allemand, établi par l’un des trois accusés, soit resté enterré pendant plusieurs mois (et non pas – comme il a été mentionné par erreur dans le recours en grâce de M. HAENNIG – trouvé sur CHABANNE) démontre qu’ils ne savaient pas quoi en faire. Certes, la simple possession d’un tel plan est répréhensible en soi, mais il paraît sévère, en l’espèce, de  considérer ce fait isolé comme un acte d’espionnage. En réalité, ce plan a été établi et conservé par bravade, sans intention de s’en servir. Il s’agit en l’occurrence d’un délit d’adolescents qui n’étaient pas conscients de l’entière portée de leur comportement.

3°) Ce n’est qu’au moment de leur arrestation que les jeunes gens ont réalisé clairement la portée de leurs actes et leur propre naïveté. Ils ont alors exprimé leurs regrets et il n’y a pas lieu de douter de leur sincérité. Ces regrets étaient d’autant plus sincères, que les trois condamnés, quelque temps déjà avant leur arrestation, avaient commencé à se demander, face au péril bolchevique, si l’heure n’était pas venue d’une entente entre les peuples menacés par ce danger commun. L’influence des familles s’est exercée dans ce sens et a eu le meilleur effet sur ces jeunes esprits parfois aveuglés par un ressentiment stérile. Au cours de leurs visites, les familles ont pu constater que la dure épreuve qui s’était abattue sur ces jeunes gens, ainsi que les réflexions auxquelles ils ont eu l’occasion de se livrer dans la solitude de leurs cellules, avaient mûri leur esprit et rectifié leurs erreurs de jugement. Les regrets exprimés au cours de l’audience sont sincères. Ils méritent qu’on les prennent en compte, car ils détermineront la conduite future de ces jeunes gens.

4°) C’est justement parce que ces regrets étaient sincères qu’ils ont entraîné, de la part des accusés, des aveux complets et sans réserve. C’est sur leurs propres indications que les armes et le plan de situation ont été retrouvés et que le rôle de chaque accusé a pu être établi.

Le tribunal n’a eu qu’à retranscrire leurs aveux

de l’honneur, de l’amour de la patrie et de la haine du bolchevisme. pour connaître exactement toute l’affaire. Les accusés en sont venus d’autant plus facilement aux aveux, qu’ils considéraient leurs fautes comme des erreurs du passé, comme des fautes qu’ils ne commettraient plus et dont ils espéraient, en conséquence, obtenir le pardon.

5°) L’état d’esprit de ces jeunes gens, tel qu’il vient d’être exposé, se comprend encore plus facilement si on connaît l’environnement dans lequel ils ont vécu. Les familles dont ils sont issus les ont éduqués tous les trois dans le culte

Le père de CHABANNE, lieutenant-colonel de réserve, décoré onze fois pendant la guerre mondiale de 1914-1918, président et ancien président de diverses associations de combattants, ancien adjoint au maire de Pontoise, était, par le biais de la presse et des campagnes électorales, le chef de file  du mouvement anti-communiste de la région de Pontoise.

Le père de VOGLER, également ancien combattant, est connu aussi dans la région pour ses sentiments anti-bolcheviques.

En ce qui concerne TÊTE, il est orphelin de père et de mère, unique soutien de la famille qui lui reste : une belle-mère et deux frères de douze et sept ans. En dehors de ses heures de travail, il se consacrait avec dévouement aux œuvres caritatives de sa paroisse. Les accusés, bien que d’origines diverses, appartiennent donc tous les trois à des familles très honorablement connues,

ainsi qu’à des cercles qui se sont toujours montrés extrêmement loyaux envers les autorités d’occupation.

Leur erreur a été d’agir sans mettre au courant leurs parents et de se montrer réceptifs à des influences étrangères, qui ont pu facilement exploiter, dans un sens néfaste, leur amour de la patrie cruellement déçu.

Leur délit est une faute qu’ils ont aujourd’hui reconnue, qu’ils s’efforceront – et leurs parents en sont garants – d’effacer, si la possibilité leur en est donnée.

Pour cette faute de jeunesse, les familles en appellent à la compassion et la mansuétude du vainqueur. Ils attendent avec confiance une mesure de grâce, qu’ils recevront avec la plus profonde gratitude ; grâce qui ne manquera pas – comme cela s’est déjà réellement produit dans des cas semblables – d’exercer une influence particulièrement positive en faveur d’une entente entre les peuples allemand et français, comme le souhaitent également tous les patriotes sincères.

 

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Fév 11 2016

Frania Haverland : « passeure » de Mémoire 2016

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Inlassablement Frania Eisenbach Haverland, née en 1926 en Pologne, dans une famille juive qui sera décimée, parcourt depuis des dizaines d’année les lieux d’éducation des jeunes, collèges , lycées, internats, établissements spécialisés, pour faire connaître non seulement les drames de la Seconde Guerre mondiale perpétrés par le nazisme, en témoignant sur le sort de sa famille et sur ses propres épreuves, mais aussi pour encourager la jeunesse à dire non à ce qui avilit, à ce qui prive de liberté, et à dire oui à un monde qui est si merveilleux malgré tout ; pour l’encourager aussi à résister aux pulsions de haine , de mort ou de faiblesse qui sont enfouies dans chacun de nous, même jeunes ; pour l’encourager à faire quelque chose afin de contrer pacifiquement les puissances morbides qui ne rêvent que de détruire par la haine et la violence ce qui est beau et ce qui est noble ; pour la persuader de voir en l’autre  un frère ou une sœur de la même race humaine. Elle n’hésite pas à raconter les événements historiques, à confesser ses propres hantises et son mal de vivre, et rend ainsi son discours crédible. Elle touche les cœurs innocents, et tous comprennent qu’elle a raison. Après trois heures de conférence, les adolescents sont encore là autour d’elle à réclamer des éclaircissements, des dédicaces, et dans les jours qui suivent, ils écriront dans les livres d’or des messages de gratitude. Frania Eisenbach Haverland, « passeure » de mémoire, est une de ces armes de paix, dont tous les responsables institutionnels font bien de s’inspirer pour insuffler dans les esprits des jeunes d’aujourd’hui les levains de l’espoir et de la confiance en leur avenir. Elle a écrit avec Dany Boimare,  un ouvrage : « Tant que je vivrai », aux Editions Edite (2005).

François Carcassonne

Conférence auprès des élèves de Troisième du CLG Albert Schweitzer de SOISY-sous-Montmorency  Val d’Oise (professeur : Mme Prigent), le 9 février 2016.

cliché : F. Carcassonne.

 

FRANIA 2

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Jan 03 2016

Voeux du Cern95

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Bons voeux 2016

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Nov 19 2015

Communiqué

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Communiqué du secrétaire général de notre petite association :

Le C.E.R.N. existe car il y a plus de 70 ans la haine raciste a déferlé sur l’Europe. Sa puissance était telle qu’on pouvait la considérer comme triomphante. C’était la guerre, le nazisme, la défaite humiliante pour une population qui manifestait sa vulnérabilité, ses faiblesses, ses atermoiements et s’interrogeait sur son avenir.
Aujourd’hui, comme en janvier dernier, ces sentiments nous saisissent. Nous sommes totalement effrayés par ce nouveau déferlement de violences et ces nouvelles haines créés par un nouveau fascisme.
Hier, comme aujourd’hui, nous devons résister à abattement et à la peur. Lucie Aubrac disait que résister devait se conjuguer au présent. Comme elle avait raison! Ne cédons pas à la panique, à la peur mais, tout en restant vigilants, favorisons le dialogue entre les communautés et ne négligeons pas les jeunes de certains quartiers défavorisés en manque de repère.

L’histoire de la Résistance est celle d’un espoir, d’une flamme que bien des hommes et des femmes de ce pays ont su courageusement porter. Aujourd’hui comme il y a sept décennies maintenant, ne cédons pas au désespoir. Portons à notre tour cet espoir. RESISTONS contre toutes les formes de haine, de rejet et d’idée de vengeance.

Jean-François Couriol

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Oct 11 2015

Sam Braun, rescapé d’auschwitz

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Nous connaissions Sam Braun. C’est une de ses interventions dans un établissement scolaire, comme il a pu le faire en Val d’Oise.

 

 

 

 

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Juil 27 2015

Staline Chocolat de Robert Dubrulle 2de édition

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Sera présenté le samedi 5 septembre à la journée des associations de Pontoise.

 

couvertures du dubrulle2 pt

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Avr 25 2015

En l’honneur de Paul Thueux

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La  cérémonie a eu lieu le samedi 9 mai à 10 h

 

Voir

Des photographies :

https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/

Les allocutions de JP Dubreuil et de JF Couriol :

https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/home/la-ceremonie-du-9-mai-2015

Le livre de Paul Thueux et des réactions :

https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/home/le-livre-de-paul-thueux

 

ensembles groupe Chabanne

 

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Mar 19 2015

Conférence d’Odile de Vasselot 8 avril à 18h à la mairie du 20ème

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Nous avons reçu et partageons :

Une femme en résistance : prochaine conférence de l’ADVR Bonjour à tous, j’ai le plaisir de vous informer du thème de la prochaine conférence de l’Association de défense des valeurs de la Résistance : «Une femme en résistance », donnée par Odile de Vasselot, membre d’un réseau de renseignements et d’un réseau d’évasion. Cette conférence aura lieu à la Mairie du 20e, salle du Conseil, le mercredi 8 avril à 18h. Vous trouverez en pièce jointe une invitation. Bien cordialement Yves Blondeau

Pour le 70° anniversaire de la capitulation  de l’Allemagne nazie
L’ADVR, Association de défense des valeurs de la Résistance
vous invite à une rencontre autour du témoignage de
Odile de Vasselot  Résistante.

Odile de Vasselot a été membre d’un réseau de renseignements,
le « réseau Zéro » et d’un réseau d’évasion d’aviateurs alliés : la « ligne Comète ».
Elle est l’auteur d’un ouvrage à la fois historique et autobiographique : «Tombés du ciel»,  publié aux éditions du Félin
Mercredi 8 avril 2014 à 18h,
Mairie du 20e, 6 place Gambetta, salle du conseil.
Métro : ligne 3, Gambetta, bus : lignes 26, 60, 61, 64, 69, 102, 501
Association de défense des valeurs de la Résistance, siège : 27 rue de la Saïda, 75 015 Paris

demandez nous l’invitation

Odile de Vasselot, notre amie, est adhérente du CERN.

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Jan 27 2015

2000-2015 Activités de l’association.

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dépliant  2014 2015 1partie

dépliant  2014 2015 2 partie

 

dépliant  2014 2015 3 partie

 

http://www.rene-nodot.org/

https://sites.google.com/site/cern95/

https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/

https://sites.google.com/site/robertdubrulle/1-bon-pour-le-sto

https://sites.google.com/site/passeursdememoireduvaldoise/

https://sites.google.com/site/robertdubrulle/1-bon-pour-le-sto

https://sites.google.com/site/maquisdesaintclair/

https://sites.google.com/site/parolesderesistantsnormands/

https://sites.google.com/site/maquisdesaintmarcel/

https://sites.google.com/site/jacquesvicotextes/

 

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Jan 26 2015

En mars 2015 trois conférences de JM Berlière

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Université interâges Pontoise

uiapontoise@orange.fr

 

Ne tardez pas à vous inscrire !

Histoire de la police Française 

                        Jean-Marc BERLIERE

              Professeur émérite d’histoire contemporaine

                              Université de Bourgogne

                   CESDIP (CNRS/Ministère de la Justice)
     L’institution policière est longtemps restée un « objet perdu » des sciences sociales. Il a fallu attendre la décennie 1980-1990 pour voir la sociologie et l’histoire s’intéresser à ce qu’une part essentielle du monde académique considérait sous son seul aspect répressif.
      Cette série de trois conférences a pour objectif de rappeler quelques étapes essentielles dans une histoire obscurcie par beaucoup d’idées reçues et d’évoquer quelques problématiques dont l’actualité nous rappelle quasi quotidiennement la pérennité et la pertinence comme, par exemple, la difficulté de concilier ordre, sécurité et liberté.
3 conférences:
1/ – Naissance de la police technique et scientifique :
Comment sont nés à la fin du 19ème siècle, le concept de police scientifique et l’illusion que la science au service de l’enquête judiciaire permettrait une police « propre » et infaillible et, à terme, d’endiguer la criminalité.

2/ – L’invention d’une police républicaine :

Une police au service de la liberté et des citoyens, mais aussi de l’ordre et de la propriété, dans le respect des droits de l’homme proclamés en 1789 : tel fut le défi auquel fut confrontée la République, 3ème du nom et, jusqu’à présent, la plus longue que la France ait connue.

3/ – Son naufrage sous l’Occupation :

Les conditions dans lesquelles se sont retrouvés pendant cette période des fonctionnaires d’autorité, les « lois » qu’ils ont dû faire respecter, les délits d’un genre inhabituel qu’ils ont dû combattre, permettent d’interroger la nature profonde d’une police et son rapport au régime politique.

 

Lieu : Maison des Associations, 7 Place du Petit Martroy, Pontoise

Date: le mardi de 14h30 à 16h00 :
          Les 10,17 et 24 mars 2015

Abonnement : 24 euros ou 10 euros à la séance


Rappel : La salle ne contenant que 90 personnes, les abonnés sont prioritaires. Nous ne pourrons accepter les personnes à la séance qu’en fonction des places disponibles.

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