juil 23 2010

Jeanne Ferrès.

JEANNE FERRES 1924-2005

Madame Ferres explique aux élèves qu’elle avait leur âge , 15 ans, juste avant la guerre. Elle garde un souvenir très heureux de cette époque-là : une société normale, peu informée de tout ce qui se tramait en Allemagne ( les camps de concentration, les mesures contre les opposants au nazisme, les Instituts d’Euthanasie,…) ; on croyait  aux slogans patriotiques : «  nous vaincrons parce que nous sommes les meilleurs » ; on avait confiance dans la Ligne Maginot

Elle habitait Cherbourg. La défaite soudaine fut pour elle, comme pour tous les Français, un coup sur la tête . Et l’arrivée des blindés allemands un spectacle épouvantable, une apocalypse. Honte et tristesse… Son père embarque et gagne l’Angleterre avec la flotte dans l’intention d’y poursuivre le combat.

Il fallut participer à l’exode, d’autant que la maison familiale avait été bombardée.Jeanne se rend chez ses grands-parents à la campagne, avec sa mère et les deux autres enfants. On camoufle la maison  dans l’espoir d’éviter les bombes.

Les Français de la zone occupée se sentent prisonniers. Ils ont un très fort ressentiment envers les Allemands, des intrus, , qui accaparent la nourrriture, instaurent des cartes de rationnement ( nourriture, textiles ), privent les Français de leurs libertés en muselant  la presse, en  interdisant les rassemblements, en imposant le couvre-feu à 20 h.. Pour certains Français, l’humiliation et le déshonneur ressentis sont insupportables.

S’engager est alors un devoir pour certains français au patriotisme développé. L ’Appel du Général De Gaulle leur sert de déclencheur. Lire la suite »

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juil 23 2010

Henri Lampérière, le gendarme résistant.

Témoignage de Monsieur Henri Lampérière. Propos recueillis le 19 février 1992

Cet ancien résistant est un ancien commerçant.

Il a soixante-dix ans.

Monsieur Lampérière était gendarme pendant la guerre. Nous le savions, ce qui à nos yeux rendait son témoignage particulièrement intéressant.

Comment avait-il pu répondre en effet aux exigences de l’occupant tout en étant résistant?

Ces activités singulièrement antagonistes, comment les assumait-il ?

Par ailleurs, il avait eu la chance d’être en contact avec presque tous les groupes de résistance du département du Calvados.

D’une taille moyenne, il portait un costume et une cravate. Sa figure plutôt triste cachait un homme sympathique, cherchant à nous mettre en confiance et qui souriait parfois en racontant, sans prétention, ce qu’il avait vécu et ressenti au cours de cette sombre époque de notre Histoire.

En 1942, comme beaucoup, il fut appelé pour le STO (service du travail obligatoire en Allemagne), mais pour y échapper, il partit en zone libre. Là-bas, il ne connaissait personne et s’engagea dans l’armée.

Cette armée réduite, issue des accords de l’armistice, restait sous le contrôle du gouvernement du Maréchal Pétain. Son existence se justifia tant que la zone libre exista, c’est à dire jusqu’au 11 novembre 1942, date de l’entrée de l’armée allemande : Hitler répliquait ainsi au débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. L’armée d’armistice fut dissoute le 27 novembre 1942 après le sabordage de la flotte française à Toulon…

Privé d’activité, Monsieur Lampérière décida de regagner Caen le 1er décembre 1942. A Vire, un ancien ami lui proposa d’entrer dans la gendarmerie, ce qu’il fit après avoir passé un examen. Un mois plus tard, le 1er janvier 1943, il était nommé à Bretteville sur Laize, petite commune entre Caen et Falaise.

Avec humour et malice, Monsieur Lampérière précise que lors de ses temps libres, il laissait l’uniforme pour revêtir des vêtements civils pour ne pas avoir à saluer les soldats allemands dans la rue…

Il se souvient de cette après-midi du 17 juin 1940, où les Allemands avaient défilé dans la ville de Vire où il résidait alors. Lire la suite »

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juil 23 2010

François Guérin

Second d’une famille de quatre enfants, Monsieur François Guérin naît en 1926.

Originaire d’Ile-et-Vilaine, la famille Guérin débarque à Bayeux et achète une pharmacie.

Agé de dix ans, Monsieur Guérin rentre alors au collège.

Quelques années plus tard, son père tombe gravement malade . Manquant d’argent, la famille est dans l’obligation de vendre la pharmacie en 1940, après l’arrivée des Allemands.
Monsieur Guérin quitte pour la première fois le collège en juin 1940. Lire la suite »

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juil 23 2010

André Heintz, Le professeur résistant.

La guerre survint lorsque notre interlocuteur était étudiant en anglais.

En 1943, d’ailleurs, il put obtenir comme stagiaire un poste de professeur à mi-temps à Caen, fonction qu’il conserva jusqu’au Débarquement.

Profondément anglophile, Monsieur Heintz a du dissimuler, notamment lors de ses cours, ses sentiments pendant toute la période de la guerre : une affirmation favorable à l’égard des Anglo-saxons, et aussitôt le risque de l’arrestation se présentait…

Malheureusement, un de ses collègues s’en rendit compte trop tard, lorsqu’il dut passer quinze jours en prison…

Notre interlocuteur, lui, eut la chance d’avoir des amis résistants. Grâce à eux, il a pu te devenir à son tour. Son nom de code était Théophile. Monsieur Heintz put connaître beaucoup de renseignements, car les Allemands avaient réquisitionné les maisons voisines de celle de ses parents, chez qui il vivait alors. Les Allemands avaient installé dans sa rue leur Etat-major, qui commandait plus de vingt mille hommes repartis sur toutes les plages du Calvados (de Ouistreham à Arromanches). C’est là que se déroulèrent les opérations majeures du Débarquement

En observant simplement les aller et venues des Allemands dans sa rue, Monsieur Heintz détenait déjà de nombreuses informations. A Caen, les Allemands avaient décidé de construire, avec l’aide de travailleurs de force requis dans tous les pays vaincus par les nazis, un vaste tunnel long de soixante-dix mètres, sur lequel s’élève aujourd’hui le Mémorial pour la Paix, afin d’y trouver refuge en cas d’attaque. Lire la suite »

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juin 14 2010

Devoirs primés en 2010 : avertissement.

Devoirs primés dans le cadre des épreuves départementales du Concours de la Résistance 2009-2010

Département du Val d’Oise

Avertissement :

Il y a déjà plusieurs années, le Centre d’Etudes René-Nodot avait proposé la mise en ligne des meilleurs devoirs individuels. Cet objectif se réalise enfin cette année et nous tenions à en remercier M. l’Inspecteur d’Académie ainsi que le personnel du département des examens et concours de l’Inspection académique sans lesquels ces travaux n’auraient pu nous parvenir. Nous remercions aussi les élèves-rédacteurs  qui nous ont autorisés à diffuser leurs écrits. Ils ont bien perçu dans notre démarche la volonté sincère de mettre en valeur les efforts consentis pour que  la mémoire des faits de Résistance et de déportation ne s’efface pas avec la disparition des derniers acteurs de cette sombre période de notre Histoire.

Nous adressons aussi toute notre reconnaissance à l’égard des membres du CERN et de leurs amis qui ont pris le temps de dactylographier avec soin ces devoirs.

Nous avons fait le choix de respecter scrupuleusement l’orthographe de ces écrits, de ne corriger aucune formulation ou erreur historique. En aucun cas, ces devoirs ne sont donc des devoirs-modèles… Ils ont la valeur d’un témoignage avec tout ce que cela peut impliquer d’imperfections ou d’inexactitudes mais aussi de grande sincérité. Le candidat au concours de la Résistance des années à venir trouvera à la lecture de ces écrits une idée de ce que l’on peut attendre de lui, en retenant cependant l’idée qu’il est toujours possible de faire  encore et toujours mieux… Tel est aussi notre espoir.

Rappel du sujet 2009-2010 :

L’Appel du 18 juin du Général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945

Catégorie devoir individuel : Lycée

Auteur du devoir classé 1er : M. Maxime Merle, du Lycée du St-Rosaire de Sarcelles

Catégorie devoir individuel : collège

Auteur du devoir classé 1er :  Aude Cammarata, du collège Notre-Dame-de-La-Compassion de Pontoise

Auteur du devoir classé 2d :  Aude Floc’hlay, du collège public Ste-Apolline de Courdimanche

Catégorie devoir individuel : lycée professionnel

Auteur du devoir classé 1er : Anthony Lemaitre du lycée professionnel GARAC d’Argenteuil

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juin 09 2010

Concours 2010 : premier prix lycées.

Devoir du Lauréat :

Le 18 juin 1940, la France est en plein chaos. La blitzkrieg allemande a fait des ravages et la bataille de France est déjà perdue. Paris est tombée le 16 juin, le gouvernement bat en retraite à Bordeaux alors que huit millions se retrouvent sur les routes de l’exode fuyant l’avancée allemande. Dans ces conditions, Pétain, le sauveur de la guerre de 1914,  est rappelé à la tête du gouvernement. Dans son premier discours du 16 juin 1940 , il montre sa  volonté de paix avec l’Allemagne. Pour Charles de Gaulle, général inconnu du grand public, cela est impossible. Il écrira d’ailleurs dans ses mémoires, bien des années plus tard : « je m’apparaissais à moi-même seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait traverser à la nage. ». En réponse à Pétain, il lance le 18 juin 1940, à la BBC de Londres, son appel, véritable ode à la liberté et au patriotisme français.

Mais quelles furent les conséquences de cet appel, à courts et moyens termes dans la lutte face au nazisme ? Nous tenterons de répondre à cette problématique en abordant l’espoir d’un nouvel héros, dans un premier temps avant d’analyser l’ouverture à la résistance créé par cet appel, pour enfin mettre en avant la participation à la victoire des forces françaises libres.

Si les français ont repris un peu de courage à la suite de l’appel du 18 juin, il est évident la rapidité et la violence de la défaite avaient fait énormément de mal au moral des français. La France si courageuse de 1914 à 1918, a été dépassée par le blitzkrieg et les panzers allemands, la faute à un état-major vieillissant, resté dans la logique militaire de 1914. Paul Reynaud, alors  à la tête du gouvernement français, est désireux de poursuivre la lutte mais il n’est pas soutenu et doit démissionner. Le maréchal Pétain, à 84 ans est rappelé en sauveur. A sa prise de fonction, il rédige un discours, le 16 juin 1940 dans lequel il ouvre la voie à la collaboration.

Pour Charles de Gaulle, cela est insupportable. Accompagné de son aide de camp, il s’envole pour l’Angleterre le 17 juin. Appuyé par Sir Winston Churchill, premier ministre britannique, il accède aux ondes et délivre l’appel du 18 juin à la BBC de Londres. Il s’oppose en tout point au discours de Pétain et marque sa volonté de poursuivre sa lutte. Cet appel sera très peu entendu, mais énormément relayé. Tout d’abord par un second discours le 22 juin, plus véhément encore que le premier. La diffusion de l’affiche ; « à tous les français » sur tous les murs britanniques, véhicule les idées de la Résistance et celles du général de Gaulle.                Le premier effet de cet appel est bien sûr l’arrivée d’un nouvel espoir. Dans les rangs français, une nouvelle motivation est née. Partout, des hommes et des femmes de tous milieux socials rejoignent de Gaulle en Angleterre. La volonté de se battre chasse la surprise de la    défaite. Une nouvelle confiance, une nouvelle affection emmergent pour ce général encore inconnu du grand public quelques jours avant cet appel. La flamme de la résistance est née. Comme le disait de Gaulle : « elle ne s’éteindra pas ». Les forces Françaises Libres ( FFL) s’opposent au gouvernement collaborateur de Vichy. Partout un sentiment subsiste : si la Bataille de France est perdue, la guerre, elle, ne fait que commencer…

La confiance redonnée aux français ouvre la voie royale à la résistance. La France peut s’appuyer sur le courage du Royaume-Uni, sur son extraordinaire empire colonial et sur la puissance industrielle des USA. Partout, des actes de résistance commencent à frapper l’armée allemande. Les premiers sabottages ont lieu. Sur la côte ouest Française, une petite île de 600 habitants ont entendu l’appel de De Gaulle. Tous les hommes du village, dont le plus jeune a douze ans et le plus vieux 64 ans, décident de rejoindre le Général en Angleterre. En tout, environ 53000 hommes et femmes rejoindront De Gaulle, à 96 % des hommes. La moyenne d’âge est très jeune : environ 22 ans. 80 % sont célibataires, et 90 % de ces résistants n’ont pas d’enfants. D’autres appels, comme celui du Général Cochet par exemple, feront écho à celui de De Gaulle. Une partie des Français sort de l’immobilisme et entre dans la lutte contre le nazisme.

Dans les colonies, on se révolte face à la décision de Pétain. Elles seront le fer de lance des FFL. Au Tchad, au Soudan, au Cameroun, on se soulève et on refuse de suivre le gouvernement de Vichy. En Inde , de nombreux hommes se portent volontaires. L’empire colonial anglais est lui aussi très mobilisé. Comme de Gaulle, visionnaire, l’annonçait : la guerre « n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale ». C’est sans doute ici, en Afrique du Nord et en Afrique équatoriale, que les allemands et les italiens ont perdu la guerre. La Syrie et le Liban seront libérés. Les colonies françaises affligèrent aux allemands leurs premières défaites, bien aidées par les Forces Françaises Libres, constituées de soldats ayant fuis vers l’Angleterre ou par le détroit de Gibraltar.

Mais le plus dur fut l’unification de la Résistance. Les colonies, les FFL, et les Forces Françaises de l’Intérieur n’aurait rien été sans une entité pour coordonner leurs actions. De Gaulle crée le Conseil National de la Résistance (CNR) et charge Jean Moulin, en mars 1942, d’unifier tout les noyaux de la Résistance française. Jean Moulin est un résistant de la première heure. Emprisonné par les allemands pour avoir refusé de signer la condamnation de soldats sénégalais accusés à tort d’avoir massacré des civils français, il s’évade et entre dans la Résistance, avant de rejoindre de Gaulle. Il réussit sa mission et unit la résistance communiste, de gauche ou de droite aux côtés de Gaulle pour montrer aux alliés que l’unanimité de la Résistance est derrière le Général dans le conflit qui l’oppose au gouvernement de Vichy. Victime d’une trahison, il sera arrêté, torturé et déporté, mais mourra sans avoir dit un mot. « Rex », comme il avait l’habitude de se surnommer dans les télégrammes qu’il envoyait à Londres, fut et restera un symbole de la résistance française. De Gaulle le qualifiait comme un »chef de mission d’un courage et d’un esprit de sacrifices exemplaires ». Enfin unie, la Résistance Française, avec l’aide des Alliés, est prête à libérer son territoire.

Les FFI et les FFL sont pour beaucoup dans la libération du sol français. Dans l’opération Overlord notamment, mais aussi dans le débarquement de Provence, avec des troupes à majorité coloniales, et dans la libération de nombreuses villes. La division blindée du général Leclerc a ainsi participé à la libération de Paris, de Strasbourg, et à la bataille d’Allemagne, jusqu’à la libération de Berlin. Les maquisards, Sénégalais, Tchadiens, Algériens, en bref, tout les soldats coloniaux, les FFI et les FFL ont grandement contribués non seulement à la libération du sol français, mais aussi à la bataille d’Allemagne.

Charles de Gaulle, dans sa volonté d’instaurer la 4ème république en France, a par ailleurs fourni beaucoup d’effort dans l’après libération. Le gouvernement légal étant le régime de Vichy collaborateur, la France aurait dût être occupée par les Américains à la libération. Mais, à la tête de chaque région libérée, De Gaulle a placé très rapidement un préfet dont les idées allaient dans la continuité de la politique des Forces Françaises Libres. Il fut ainsi reconnut par les alliers : les états-uniens, longtemps réticent devant la personnalité du général, reconnurent par Roosevelt, la légitimité et la légalité du pouvoir de Charles de Gaulle en France. Pareil côté soviétique, avec le pacte franco-soviétique en 1944. Pour le Royaume-Uni, l’histoire est différente car Churchill a toujours addressé son plus grand soutien à de Gaulle, qui lui louait une très grande reconnaissance : « naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? »

Ainsi, l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle fut un tournant de ce conflit majeur. Il redonna confiance aux français, galvanisa et unifia la résistance, contribuant ainsi grandement à la victoire contre le Nazisme. De Gaulle s’engagea en tant que nouveau représentant légitime français alors que le pays était dans une situation catastrophique ; il l’amena à la libération, le stabilisa et lui offrit la quatrième république. Reconnut par ses  Alliés comme le représentant de la France libre, il redora le blason français malgré la défaite , unifiant et coordonnant les actions des FFL, des FFI et des forces coloniales dont le rôle a été prédominant dans l’issue de ce second conflit majeur. Nous concluerons sur Charles de Gaulle en le citant « puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard source d’ardeurs nouvelles ». Pour conclure, nous nous interrogerons sur l’après libération : comment la France a-t-elle été gérée ? les colonies, héroïques durant les combats, ont-elles reçus le traitement qu’elles méritaient ?

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avr 19 2010

Dans le musée virtuel : portraits.

Publié par jpd dans Non classé

Jeanne Ferrès, résistante normande, déportée à Ravensbrück.

“Je suis une ancienne déportée et résistante ; j’ai été arrêtée fin 1941, mise au secret à la prison de Fresnes et de la Santé pendant 22 mois, puis déportée au camp de Ravensbrück où je suis restée jusqu’à la fin des hostilités. j’ai passé presque 4 ans là-bas. »

Hulin Jean, résistant de la région d’Argenteuil (Val d’Oise)

« En 1940, j’étais mobilisé dans l’Armée de l’Air.
Nous nous sommes repliés jusqu’àTarbes.
J’ai eu la chance de n’être ni blessé ni fait prisonnier.
Après l’Armistice, une tentative de rejoindre Londres en avion échoue. »

Roger Pannier

L’abbé Roger Pannier  organisa sabotages et évasion en Allemagne avec des jeunes du STO. Arrêté, il fut déporté à Buchenwald et à Dachau.

Né en 1914, prêtre catholique, Roger Pannier était, en 1939, en âge de faire la guerre. Malheureusement, il est fait prisonnier et est transféré en Allemagne. En 1943, les évêques français demandent aux prêtres français de rejoindre dans leurs camps et leurs usines les 7 à 800000 jeunes Français réquisitionnés par les Allemands pour le STO. Roger Pannier fut plus particulièrement chargé de monter cette opération en Rhénanie.

René Nodot Un “Passeur de Mémoire”

Mort en 1996, cet exceptionnel “Passeur de Mémoire” n’a pas achevé son projet de mettre en place un centre de documentation utile aux jeunes générations pour qu’elles gardent bien
le souvenir des heures sombres du nazisme et de la guerre, de la barbarie des camps et des combats de la résistance.

En 1942, à 17 ans, il participe à un camp de “retour à la terre”,  chantier de jeunes organisé par le gouvernement de Vichy :  les jeunes citadins y remplaçaient les hommes prisonniers de guerre.
Pensant donc travailler dans une ferme, René Nodot quitte l’Oise.
Vite convaincu qu’il n’y a rien à attendre de ce type d’organisation, qui ne fait que diffuser la propagande du régime pétainiste, René Nodot et trois amis détruisent une partie du matériel du camp avant de s’évader.

Robert Le Moine de Pontoise, du réseau Alliance.

Il devint « PYTHON » – un nom d’animal comme tous les membres du Réseau que pour cette raison les Allemands baptisèrent « l’Arche de Noé »

Adrien Le Moine de Pontoise, déporté mort pour la France

Il arrivait que ces camions tombent en panne dans le camp ; on faisait alors appel à Robert pour venir les réparer, c’est ainsi qu’il obtint un ” ausweis ” et put faire des observations dans le camp de Cormeilles – observations qu’il chercha à utiliser contre les Allemands.
C’est ainsi qu’il réussit à rentrer dans le réseau Alliance en liaison directe avec l’Intelligence Service et dirigé par Marie-Madeleine Fourcade.
Avec la complicité de son père Adrien qui partageait ses sentiments anti-allemands, des jeunes gens d’une vingtaine d’années venaient recueillir ces renseignements et les transmettre sur place grâce à un poste émetteur caché dans le ” sous-grenier ” auquel on accédait par une trappe pratiquée dans le mur du grenier et aussitôt après dissimulée par un meuble. De ce poste partait un fil qui courait le long d’un tuyau d’aération jusqu’à une antenne, l’ensemble n’étant visible ni de la rue ni des propriétés voisines.

Jeannette Hulin

……..Chez mes parents, il y avait une machine à écrire. Ils imprimaient des tracts contre l’Allemagne nazie, contre les fascistes. Nous mettions aussi des mots d’ordre sur les murs et par terre (« A bas Hitler ! » par exemple), du goudron dans les masques à gaz etc.
Ils savaient que leur petite imprimerie était suspectée et ont tout caché. Heureusement ! ! En effet, le cinq septembre, les flics d’Argenteuil sont arrivés à la tombée de la nuit. L’un d’eux s’appelait Quintard, il était surnommé « Bébé Cadum », un autre s’appelait Fontaine et habitait près de chez mes parents.
Ils perquisitionnent.

Claire Girard de Courdimanche.

Six mois plus tard, Claire a vraiment bien réussi. Elle est à la tête d’une entreprise qui fonctionne désormais normalement.
” Des Allemands sont établis dans son village et les pancartes ” Verboten ” ( interdit ) y décorent tristement le paysage comme souvent en France. ” Ils ne pourront accrocher leurs pancartes sur le chemin de notre âme ” écrit Claire. Elle garde confiance en son pays. Pour elle, la victoire française est évidente. Le 8 novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, un ” espoir fou ” monte en elle. Elle pleure de joie en entendant la Marseillaise après un message de De Gaulle entendu sur la radio anglaise.

Raymond Berrivin de Courdimanche

En 1942 les bois entre Poissy et Boissy l’ Aillerie sont surveillés. les allemands craignent des parachutages ; “vous etes tous anglophiles dans ce village tous les soirs vos postes radios captent les emissions de la bbc. je reconnais le brouillage.”

Jean Anthiaume,  Résistant FFI Pontoisien.

Comment mettre les Allemands à la porte ?  Finalement ” Veux-tu venir avec nous ? ”
demande M. Jourdain à Jean qui accepte et  entre ainsi au mouvement ” LIBERATION ” dont le chef  à Pontoise est Lamarre, grainetier, capitaine de réserve.

André Fournier, médecin-résistant, déporté à Buchenwald, Natzweiller et Dachau

S’engage dans la Résistance en juillet 1942 après avoir été écoeuré par les Chantiers de jeunesse. Fonde le réseau Libre Patrie avec Louis Pascano. Arrété par la Gestapo. Fut déporté à Buchenwald, à Natzweiller et Dachau. Devenu médecin après guerre, A. Fournier est Président honoraire de l’ENTENTE.

“ En juin 1940, j’ai été mobilisé. A cette époque, je voulais déjà faire quelque chose. En 1942, j’ai participé à la Résistance où j’ai commencé par rentrer dans le réseau Défense de la France. Arrêté, j’ai été déporté au camp de Buchenwald en 1944, puis dans celui de Natzweiller-Struthof et enfin à Dachau. Finalement, j’ai été libéré en 1945 et j’ai repris mes études de médecine.

Paul Thueux, membre du groupe Chabanne de Pontoise.

“Le 26 juillet comme je l’ai noté dans mon calepin, je vais faire un tour dans Pontoise et je rencontre dans notre habituel ” quartier général “, le café Simon, Chabanne en compagnie de Bélier, Salaün et Butin. Au cours de la conversation nous évoquons un officier, qui, de Londres dit qu’il faut continuer la lutte “. Ce n’est que plusieurs jours après que nous avons appris le nom de ce général – de Gaulle – et de ceux qui le suivaient, les Gaullistes. Jean-Claude a l’intime conviction que cet homme a raison, que les Anglais encore invaincus viendront aider les Français à se libérer.”

http://paul-thueux.fr/

Armand Vergnolle  FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines

« Je me nomme Armand Vergnolle, je suis originaire du Lot et Garonne et je suis né en 1920.à Agen même, sur les bords de la Garonne.
Je suis le fils d’un soldat qui a failli être fusillé..

Marcel Créplet de Pontoise.

« J’étais maquisard dans le Limousin.

J’avais 19 ans, je travaillais dans un moulin et quand il a fermé ses portes, les Allemands se sont demandés ce qu’allaient devenir les ouvriers. On a donc reçu une convocation, je suis parti. Il ne fallait pas rester car ils faisaient des recherches. »

Lucienne Rolland, Résistante communiste, prisonnière puis déportée à Ravensbrück.

Militante active du parti communiste interdit, Lucienne Rolland, résistante, connut la mise au secret dans diverses prisons avant l’enfer de Ravensbrück…

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avr 18 2010

Armand Vergnolle, Franc-Tireur et Partisan, fier d’être communiste et fidèle à ses origines.

Publié par jpd dans 4Témoignages.

« Je me nomme Armand Vergnolle, je suis originaire du Lot-et- Garonne, et je suis né en 1920 à Agen même, sur les bords de la Garonne.

Je suis le fils d’un soldat qui a failli être fusillé..

Mon père, illettré, ne sachant même pas signer son nom, était venu en permission en 1917. Lorsqu’il a  rejoint son corps à Verdun il a appris  qu’il y avait eu une mutinerie. Lire la suite »

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avr 15 2010

Yves Guéna et Odile de Vasselot témoignent.

Publié par jpd dans 4Témoignages.

Dans le cadre de la préparation au concours de la Résistance et de la Déportation, le Cern et le collège public Sainte-Apolline de Courdimanche (Val d’Oise) se sont associés une nouvelle fois pour inviter  deux grandes figures de la Résistance, le 9 février 2010: Yves Guéna et Odile de Vasselot… Nous tenons ici à remercier chaleureusement la direction et l’ensemble du personnel de cet établissement d’avoir contribuer à la pleine réussite de cette rencontre.

Les retranscriptions de cette conférence sont encore en préparation pour être diffusées prochainement sur ce site mais nous sommes déjà heureux de vous faire partager des extraits filmés de leurs évocations de résistant:  celle du parcours d’un F.F.L. pour M. Guéna, celle d’un membre du réseau d’évasion “Comète” pour Mme de Vasselot.

Voici  donc les deux premiers films d’une longue série de documentaires vidéos qui viendront peu à peu enrichir notre site et son intérêt mémoriel:

http://www.youtube.com/watch?v=j-yqraT765k

http://www.youtube.com/watch?v=6pFdQ29L0MY

I – La conférence :

Elle suit la chronologie des évènements de 1940 à 1945.

Yves Guéna : « Il s’agit de commencer par l’appel lui-même, dire ce qu’il est, et voir ses conséquences dans les mois qui suivirent son lancement. Nous donnerons successivement chacun notre réponse à cet appel. Lire la suite »

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mar 10 2010

André Postel-Vinay et l’évasion de pilotes alliés.

Témoignage  d’Anise  POSTEL-VINAY sur la contribution de son mari, André, à l’évasion de pilotes alliés.

Depuis septembre 1940, je cherchais désespérément à faire quelque chose d’utile contre les Allemands et quand, j’ai enfin trouvé, en 1941, un petit groupe de Parisiens qui travaillaient efficacement contre l’occupant, ma joie ne connut plus de borne. Ce groupe était relié à l’Intelligence Service britannique et devait transmettre à l’Armée anglaise des renseignements précis sur l’armée allemande : transports de troupes, types d’armement, lieux de rassemblement, aéroports militaires, etc … Mais notre groupe n’était pas chargé du sauvetage des aviateurs alliés qui avaient survécu à un crash.

postel vinay andré

(Source photo: ordredelaliberation.fr)

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