jan 20 2011

Nos meilleurs voeux pour 2011

Publié par jpd dans 7 Vie de l'association


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jan 19 2011

Hommage à Maria et Armand Vergnolle

Nous publions les deux hommages prononcés aux obsèques de nos deux amis Armand et Maria

Hommage aux funérailles de notre camarade et amie  Maria VERGNOLLE née PUNSOLA SOLAND

Décédée le samedi 8 janvier 2011 dans sa 85ème année.


Cet hommage a été rédigé par Claudine Vergnolle et Liliane Gallian.

Je lis ce texte pour vous, ses amis et camarades et plus particulièrement pour toi Claudine, sa fille,

pour vous tes petits-fils Grégory, Thibaut et leur compagne et pour tes arrières petits-enfants Lillie, Ellyot,

Et pour toi MARIA.

Nous sommes d’un coup orphelins des Vergnolle de la rue César Franck, Armand et aujourd’hui de toi Maria.

Nous étions tous un peu préparés à votre départ mais pas maintenant, pas comme cela, pas aussi rapprochés. Il va falloir que nous nous habituions à votre absence. Il va falloir aussi que nous continuions votre, vos combats pour la justice, la paix, les libertés, l’égalité et le bonheur.

Le 3 janvier 2011, nous avons tous ensemble rappelé le parcours exemplaire d’Armand, homme véritable, révolté, intègre et modeste. Dans l’hommage, nous avons aussi parlé de toi car vous êtes indissociables. Claudine a pu te lire cet hommage et te rendre compte des cérémonies où étaient présents votre famille,  vos amis, camarades, et la municipalité. Jusqu’au dernier moment,  tu as pu entendre qu’Armand, ton cher mari et compagnon, a reçu l’hommage qu’il méritait. Nous espérons tous ici que cela t’a procuré un peu de douceur et de fierté car tu avais veillé attentivement à ce que ta fille n’oublie rien de vos dernières volontés

Mais toi-même n’a pas été en reste dans la bataille pour les libertés en Espagne, ton pays d’origine, en France, ton pays d’accueil mais aussi pour les peuples de tous les pays.

Maria, tu es née PUNSULA SOLAND le 28 décembre 1925 à Estaôn. Tu as fêté tes 85 ans à la clinique entourée de ta fille et du corps médical qui t’ont même autorisée à boire une coupe de champagne. Ils étaient tous très émus et te trouvaient très courageuse. Ceci est exemplaire de ta volonté de vivre et de te battre contre cette maladie contractée 18 ans plus tôt.

Tu avais à peine 13 ans lorsqu’en avril 1938, fille d’un maire républicain espagnol, tu as dû franchir les Pyrénées pour fuir les troupes franquistes qui avançait brûlant tout sur son passage, massacrant les militants républicains. Tu étais avec ta mère et deux de tes frères au bord de la rivière de ton village quand l’ordre vous fût donné par Salvador, ton papa, de partir.

Vous êtes partis sans ton frère et ta sœur. Tu t’es enfuie telle quelle en fin d’après-midi. Arrivés à la tombée de la nuit, à l’étape du soir, tu étais  frigorifiée et on s’est aperçu que tu étais nue sous ta blouse. Un berger t’a prêté un de ses slips qu’il t’a attaché avec une ficelle. Si vous aviez été pris, cela aurait été la prison ou l’exécution.

Après ce parcours infernal,  grâce à la solidarité rencontrée dans les camps tu as pu avec tes parents rejoindre l’Aveyron.

Tu avais à peine 18 ans lorsque tu as rejoint les FFI dans le maquis vers Villefranche-de-Rouergue, Decazeville. Tu étais agent de liaison entre les maquis espagnol et français. Le certificat daté du 16 septembre 1944 que le chef commandant la IXème brigade de Guerrilleros espagnols Uné a délivré à Maria atteste que je cite « depuis  le 14 juin 1943 Maria Punsula Soland a prêté ses services dans cette brigade. Le travail rendu par elle à tout moment et en toute occasion, avec enthousiasme et loyauté. Elle a rempli des missions de grande importance et vraiment dangereuses. En tant que Chef de cette unité, je délivre le présent certificat pour justifier ses mérites dignes d’être connus et méritant notre sincère reconnaissance » signé le « commandant Lopez dit ‘Salvador’ », le même prénom que celui de son père. Une photo te montre avec tes camarades levant le poing, ce poing de lutte et d’espoir lors de la Libération de Decazeville.

Peu de temps après la Libération, avec une autre famille espagnole tu arrive, avec tes parents et tes deux frères,  en Normandie. C’est à ce moment là que ton frère et ta sœur qui étaient restés en Espagne ont pu vous rejoindre.

L’idée, pour tous était de participer à la reconstruction de la France. Le père de cette famille était maçon et s’est tout naturellement que ton père et ton frère aîné sont eux aussi devenus maçons. C’est grâce à ton frère aîné que tu as connu Armand qui était charpentier en fer sur le même chantier et en juin 1947, vous vous être mariés à Potigny Calvados. Vous êtes ensuite partis vous installer en région parisienne, rue Paul Bodin, dans le 17ème, section des Epinettes et là tu adhères au Parti communiste français.  En décembre 1948 naissait Claudine, votre fille.

Maria, tu te fais tabasser à ta première manif à Paris en 1947 !

En ce temps là, tu faisais aussi de la couture dans votre chambre de bonne pour faire bouillir la marmite, Armand étant militant, syndicaliste et accidenté. C’est à la suite de cet accident qu’il a arrêté la charpente en fer et est entré comme coursier à la BCEN.

En mai 1956, vous vous installez à Montmorency dans un petit pavillon avec tes parents : Salvador, Joséfa et deux de tes frères.

Tu es rentrée en 1958 à la SERP (société d’expédition et de routage de la presse) comme manutentionnaire, routeuse. Tu faisais la mise sous bande de la presse de gauche. Tu y as rencontré le syndicat du livre dont tu fus adhérente, et les équipes de l’Huma, journalistes, typo etc.. à des moments clés de la vie politique : guerre d’Algérie, évènements de Charonne où un de tes camarades Daniel Féry trouva la mort…

Tu étais de tous les combats avec Armand. En 1965, on te retrouve sur les listes électorales du Parti à Montmorency.

En 1972, tu es rentrée au journal « Le Monde » après quoi tu as pris une retraite bien méritée.

Tout en continuant ton activité militante, tu t’es consacrée à ta maman et à tes petits enfants. Avec Joséfa/Joséphine, ta maman et Armand, vous formiez un trio qui ne cessait de nous surprendre par l’harmonie et l’entente qui régnait entre vous.

Grand’mère, nous nous souviendront de tes tortillas de patatas dont la préparation donnait lieu à des discussions épiques entre  ta maman et toi sur la meilleure façon de les faire. Qui avait raison ?

Toute ta vie, face à l’activité débordante d’Armand, tu as assuré ce que l’on pourrait appeler l’intendance. Il t’a fallu bien de la patience, de la compréhension, du courage pour surmonter parfois ta peur.

En 1993, tu as un premier cancer que tu as réussi à surmonter avec l’aide d’Armand comme infirmier. Dans le même temps,   et du fait même des incidents de ton parcours médical alors que pesait des menaces de fermeture de l’hôpital, Armand créait le Comité de défense de l’Hôpital de Montmorency. Malheureusement, la maladie t’a rattrapée en 2007. Malgré cela,  les camarades ont eu l’heureuse surprise de te compter parmi eux  à la pré-fête que notre section organise traditionnellement le week-end avant la fête de l’Huma. Tu avais, bien qu’affaiblie,  tenu à venir accompagnée d’une amie. C’était en 2009.

Chère Maria, je ne sais pas si cet hommage rend fidèlement compte de ta vie de mère, d’épouse d’un militant débordant d’activité, militante toi-même. Cette vie a été tellement dense faite de grands et petits moments. Nous pouvons appeler cela une vie de femme modèle et entière accomplie.

Chère Maria, nous tes petits enfants, ta fille, nous avons trop de douleur pour évoquer oralement tout ce que nous ressentons. Sache que nous sommes tout près de toi et que nos pensées ne sont qu’amour,  tendresse et chagrin. Nous espérons que l’avenir nous permettra de faire ressurgir tous les bons moments que nous avons passés ensemble et dont tu as été le pivot attentif et aimant.

Armand, Maria,  très cher Papa, très chère Maman, très cher (s) grands-parents,  amis et camarades, nous vous aimons. Nous avons sans doute cessé de parler ensemble mais ce ne sera pas le silence. Notre douleur est vive mais notre affection indéfectible l’est plus encore. Ce n’est pas un adieu que nous vous faisons mais seulement un au revoir car vous serez toujours présents dans nos pensées.

La cérémonie a commencé par des chants révolutionnaires espagnols dont « El Ejercito del Ebro » puis, Liliane Gallian a lu l’hommage.

Ensuite, les présents ont chanté le « Chant des Partisans » et la première strophe de la « Marseillaise ».

Cette partie de la cérémonie s’est déroulée au Funérarium de Montmorency.

Le texte concernant Armand sera placé d’ici peu.

Voici le texte de la « Galerie de portrait » :

FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines

Armand a souvent témoigné pour le Cern. Très diminué par le maladie, il ne pourra pas valider cette transcription d’un de ses témoignages. sa fille nous aidera à le compléter. Armand ,pudique sur ses actions passées se lançait souvent dans des leçons d’histoire enflammées..

« Je me nomme Armand Vergnolle, je suis originaire du Lot et Garonne et je suis né en 1920.à Agen même, sur les bords de la Garonne.
Je suis le fils d’un soldat qui a failli être fusillé..

Mon père, illettré, ne sachant même pas signer son nom, était venu en permission en 1917. Lorsqu’il a rejoint son corps à Verdun il a appris qu’il y avait eu une mutinerie.
Dans une bataille il est blessé à la jambe et peut plus marcher. Il est ramené à l’infirmerie par les brancardiers. Un infirmier le voit et lui dit :
« Qu’est ce que tu fais là toi ? Pas d’histoire, tu es condamné à mort ! »
Il était de ceux qui devaient être fusillés !!!
Cet infirmier le sort et le met dans une autre pièce. C’était un mobilisé, secrétaire à la Préfecture du Lot et Garonne.
Par solidarité de clocher il l’a planqué !
Mon père avait une balle dans le genou, les docteurs lui ont dit : « on va t’amputer ». Dans la nuit avec son couteau de poche il s’est charcuté et a enlevé la balle.
Mon père a ainsi échappé à la mort et à l’amputation.
Il a porté la balle liée à la chaîne de sa montre jusqu’à sa mort.

J’ai commencé à travailler à l’âge de 13 ans comme ramasseur de copeaux et de sciure dans une fabrique de meuble. J’étais mousse : je nettoyais aussi les raboteuses et les scies. Je suis resté trois ans dans cette fabrique de meubles.
Ainsi je sais travailler le bois et conduire les machines.
Après 1936 cette période ou l’ensemble des républicains avait réussi à imposer au gouvernement des modifications du train de vie des travailleurs et obtenu par les grèves les congés payés, la semaine de 40 heures et des améliorations de salaire, j’ai agi pour améliorer le sort de tous les travailleurs
Mon exemple est typique : quand je travaillais j’avais 5 francs par mois ( une thune !!!) et après les accords Matignon qui ont augmenté les salaires de 15%, de 5 francs par mois je suis passé à 5 francs par semaine.
Une belle augmentation !!!
J’ai participé aux grèves, aux manifestations et je suis rentré en action syndicale ( je me suis syndiqué en octobre 34 ). J’ai participé aux batailles pour ces revendications et en même temps, en novembre 1935,j’ai adhéré à une autre organisation revendicative : les jeunesses communistes.
J’ai participé aux défilés du Front populaire . Les puissances économiques ont été obligées de céder aux revendications…..Le syndicat des patrons qui se refusait à l’augmentation des salaires devant la volonté de ceux qui étaient dans la rue en grève générale a compris qu’il fallait qu’il cède à la pression populaire .Le fait d’avoir augmenté tous les salaires a fait que ceux qui ont reçu l’argent l’ont dépensé aussitôt et que le risque de faillite agité par les patrons a été faible. En avril 1937 même avec 2 à 3 mois de grèves le patronat faisait des bénéfices.
La misère était grande, l’augmentation des salaires pour les travailleurs était nécessaire et possible pour le patronat.
Il y a eu une amélioration des conditions de vie générale et une reprise des activités des entreprises forte : certaines ont du embaucher.
Beaucoup de riches qui fréquentaient les plages de Saint Tropez ou de Deauville disaient : « et bien on va se trouver avec des travailleurs ! ». Les directeurs d’usines n’étaient pas habitués à côtoyer leurs employés qui faisaient leur fortune.

Si je suis devenu ce que je suis c’est que dans mon processus de vie j’ai toujours été positif, J’ai toujours suivi mes idées, j’ai toujours voulu faire respecter les droits de tous les individus.

En 1938 j’ai fait grève contre les accords de Munich.
Je m’oppose à toutes ces tractations et je rentre en « résistance ».
Le 26 septembre 1939 le gouvernement français dissous et interdit l’organisation à laquelle j’appartiens et je vais devenir illégal.

Pour les réunions j’allais toujours chercher des camarades. Ce jour là je m’aperçois qu’à chaque maison où je frappais il y avait des personnes appuyées contre le mur, avec des têtes que je ne reconnaissais pas . Je demande aux copains : « tu as des sentinelles en bas ? C’est drôle je ne les ai jamais vus. Alors ils vont voir et me disent qu’ils les connaissaient pas.
J’en informe la réunion . Sur le coup de 11 heures du soir une camarade nous dit : ça y est vous êtes interdits par le gouvernement.
Les anciens soucieux disent alors aux jeunes, « disparaissez dans la nature les réunions ne devront plus se tenir. Vous, vous n’êtes plus du parti . »
Sur 7 camarades il y en a 6 qui adhèrent alors au parti. Ils ne veulent plus être des jeunes mais des anciens.
Nous rentrons en illégalité.
Avant de sortir je dis aux camarades est ce qu’on peut regarder si nous sommes surveillés. Personne n’avait cru à ce que j’avais dit en arrivant.
Je mets le tête dehors et je regarde. Des personnes qui étaient dans des encoignures de portes se sont alors cachées. Nous étions dans une salle qui était attenante à l’imprimerie où l’on tirait nos papiers. Et comme il fallait que personne aille dans cette imprimerie, le responsable avait cloué une grand croix de bois sur la porte. Nous avons fait sauter la croix et sommes passés par l’imprimerie pour sortir. Ceux qui nous attendaient pour nous cueillir ne nous ont pas vu.
Au bout de trois mois nous nous sommes retrouvés dans une vieille remise envahie par les ronces à 2 kms d’Agen au milieu d’un champ.

Avec une bouteille d’encre de chine, protégés par des camarades, nous placions des mots d’ordre sur les portes : « A bas Hitler » « A bas Pétain »
Le gouvernement Pétain n’avait pas 40 millions de participants comme il a pu être dit.
Çela n’est pas vrai.
Après la surprise, tout le monde est resté dans l’expectative et ce n’est pas par ce que l’on ne bouge pas que l’on est politiquement d’accord.

Je suis devenu par la suite un agent le liaison des FTP. Nous combattrons tant que nous virons était la devise de notre organisation : le Front National. ( pas celui de maintenant !!!)
La résistance pour moi a commencé en avril 40.
Je suis arrêté pour avoir distribué un papier à 5 exemplaires à des camarades de travail. Malheureusement l’un deux ne trouve rien de mieux que de sortir du chantier, le papier à la main. Le chef du chantier – nous faisions des citernes souterraines pour stocker du kérosène pour l’aviation – le lui prend.
A 4 heures de l’après midi alors que je soudais au fond de la citerne j’entends « Monsieur Vergnolle ?» et je distingue en haut deux personnes que j’avais déjà vu, deux policiers. Ils venaient m’arrêter..
Je suis arrêté et emmené au commissariat, questionné, trituré, un peu secoué. La bête ne parle pas.
On me fait écrire mais je prends mon écriture habituelle pas celle du tract avec ses déformations volontaires.
Je leur propose d’aller faire une perquisition chez moi. Je descends de la voiture et je passe par le devant de la voiture je vois ma mère devant la porte et je lui fait un geste signifiant de ne rien dire.
Ma mère a compris..
« Ces messieurs m’accusent ils viennent voir pour perquisitionner pour voir si je fais de la propagande. »
« Qu’est ce que c’est que ces histoires là, où est ce qu’ils ont trouvé ça ? »
La mère commence de suite à me défendre
« Où est la chambre de votre fils ? »
Ils rentrent et s’aperçoivent qu’il y a deux lits, deux grands lits.
« Il n’y a pas un lit ? »
« Mais non on est 8 avec le père et la mère ça fait dix ! »
Il y des bouches à nourrir et mon père simple balayeur, n’avait pas un gros salaire – à l’époque il n’y avait pas les allocations familiales, heureusement qu’il y avait un jardin qui nous donnait des carottes et des poireaux ce qui avec quelques têtes de volailles nous permettait de vivre à peu près bien.
Ils regardent , une armoire , deux lits et c’est tout.
« Où écris tu ? »
Ma mère leur dit :
« Si vous venez pour perquisitionner il faut perquisitionner , sérieusement «
Elle va à la cuisine et revient avec un grand couteau.
« Ou vous allez avec ça ? »
Il y a une couatte – les couettes d’en le temps étaient très épaisses – elle arrive crac…couette éventrée … »vous trouvez quelque chose ? »
Elle prend la paillasse – sac rempli d’épeau de maïs et elle l’ouvre … Elle dégage l’armoire, va chercher une chaise :
« regardez s’il y a a quelque chose dessus »
La chambre faite – il n’y avait que deux chambres parfois nous y dormions à six –ils rédigent un procès verbal qui ne nous convient pas !
« Vous n’allez pas partir d’ici sans regarder la chambre à mon père, si vous le faites pas vous allez revenir car vous allez croire que mon père est complice . »
J’ouvre l’armoire de mon père et le premier journal que je vois c’est le dernier numéro du travailleur, journal du parti communiste dans la région – sur lequel reposait du linge !
Moi en prenant le tout je mets les vêtements de mon père en faisant attention à ce que le journal n’apparaisse pas de trop. Les flics à deux trois mètres derrière moi n’y ont vu que du feu. Ils ont eu droit aussi au grenier et à l’étable à cochons qui était aussi parfois poulailler. Je les ai obligé à venir se salir les pieds et à rendre visite à l’anesse.
J’ai passé huit jours au commissariat. L’ingénieur en chef ne me voyant pas à l’atelier se demandait où j’étais et le chef de chantier a fini par le lui dire.
L’ingénieur a fait des démarches au commissariat pour qu’on me libère. Il m’a sauvé !Ces policiers sont venus tous les jours pendant trois mois m’accompagner jusqu’au chantier.
Au bout de trois mois passés à suivre un célibataire tranquille, ils ont allégés leur surveillance.
Le chef de chantier m’a dit : « Vergnolle cherche toi un autre boulot, le chantier est à sa fin. »
J’ai changé d’horizon et devenu méfiant tout en reprenant mes activités je ne me suis plus fait arrêter.
Arrive 1941. J’ai l’âge d’aller en chantier de jeunesse. Je discute avec mes camarades clandestins . Ils me disent : « ils se méfient de toi , va y ce sera la preuve que tu es un bon patriote et que tu réponds aux appels de Pétain. »
Je suis parti au chantier de jeunesse à Foix mais je ne voulais pas rester inactif et voulais savoir ce qui se passait.
Le groupement de jeunesse avait douze baraques et comme il arrivait des jeunes en pagaille il a fallu en construire une autre.
J’avais annoncé que j’étais charpentier en fer Je devais donc savoir faire une charpente en bois ! On me demande mon avis.
La baraque a eu un beau succès et le groupement a cru devoir me donner une permission. La baraque a été faite en huit jours au lieu des quinze prévu mais au lieu des 15 jours de permission promis rintintin….trois jours !!!
Au bout de huit mois, mon temps passé je rentre chez moi. J’avais pris contact avec la résistance de Foix et je suis passé dans une clandestinité absolue.
Je suis encore arrêté pour avoir distribuer des tracts en pleine nuit mais ils n’ont rien trouvé.
Responsable d’organisation j’ai crée le front national, les forces unies de la jeunesse patriotique où les communistes et les catholiques se retrouvaient . Je mets aussi sur pied la libération du nord du Lot et Garonne autour de Tournon. Organisation des maquis, lutte contre les traîtres possibles.
Un jour descendant à Agen avec une petite moto qu’on m’avait confié pour les liaisons , j’entends des mitrailleuse et un canon.
J’arrête et m’avance sur Tournon à l’abri des haies. Un avocat que je connaissais me dit n’avance pas ce sont les allemands – je m’attendais plutôt à la milice.- Dans la nuit nous apprenons qu’un détachement de la division Das Reich venait de fusiller dix personnes. Un curé avait du dénoncer la résistance dans sa paroisse.
Je suis appelé au comité départemental du Lot et Garonne et deviens membre du comité de Libération du Lot et Garonne et de celui de la ville d’Agen. Groupe FTP bataillon Prosper..

Nous avons tout tout fait pour que le débarquement réussisse : Attentats sur les chemins de fer, coupures de courant, faire sauter des ponts…
Je suis assez critique sur de Gaulle, me souvenant comment à Toulouse, qui s’était libéré seule avec les FTP et avait mis en place une administration il a mis un homme à lui à la place du nôtre.
Mais je reconnais que sans De Gaulle nous aurions certainement été administrés par les américains qui s’y étaient préparés.

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jan 07 2011

La grande Mosquée de Paris et l’aide aux Juifs

Publié par jpd dans Non classé

A l’occasion de la sortie du film « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi, qui fait l’objet d’une certaine polémique, le CERN fait le point en republiant un entretien que Mme Bujaud a eu à la grande mosquée de Paris pour notre association avec M. le recteur Boubaker . L’objet de l’entretien portait sur l’hypothèse exploitée dans le film d’une aide effective à la dissimulation d’enfants juifs à l’intérieur de la mosquée lors de l’Occupation et à leur sauvegarde. Un point de vue utile à la compréhension des faits et non de la fiction…

Catherine Bujaud, professeur d’histoire géographie, est une adhérente active du Cern.
Elle a travaillé avec ses élèves sur un fait historique méconnu : l’aide apportée par la mosquée de Paris à des membres de la communauté juive pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cadre de la préparation annuelle du Concours National de la Résistance et de la Déportation, certains candidats et leur professeur d’histoire se sont intéressés au cours de l’année 2007-2008 à un fait historique méconnu : l’aide apportée par la mosquée de Paris à des membres de la communauté juive pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’historien a tout intérêt à se pencher sur le rôle joué par Si Kaddour Ben Ghabrit, Recteur de la mosquée de Paris en poste pendant l’Occupation, aux Francs-tireurs partisans (FTP) d’origine algérienne entrés tôt dans la résistance parisienne ainsi qu’aux faux « certificats de coutume » musulmans distribués aux Juifs pourchassés. L’objectif d’une telle étude doit permettre de mieux connaître cette page compliquée de l’Histoire de France et de faire la lumière sur les tentatives de solidarités interconfessionnelles qui ont pu exister.

Si ces faits historiques attendent encore aujourd’hui d’être correctement quantifiés et reconnus, ils n’ont pas manqué entre temps de susciter l’intérêt, l’emballement parfois, de journalistes ou de membres associatifs. En effet que ce soit dans le film documentaire de Derri Berkani La mosquée de Paris, une résistance oubliée ou l’article de B. Nadjia, paru le 11 avril 2005 dans le quotidien El Watan, il est avancé le chiffre impressionnant de 1 600 cartes d’alimentation distribuées entre 1942 et 1944 par la mosquée de Paris aux familles juives, du rôle actif joué par le docteur Assouline et du Recteur de la mosquée de Paris. Il semble évident que l’exemple de cette solidarité musulmane vis-à-vis de Juifs persécutés frappe l’esprit de ceux pour qui l’Occupation et les compromissions de Vichy restent une tâche dans l’histoire de France. C’est aussi le rappel que certaines crispations identitaires actuelles sont contredites par l’Histoire. Voila pourquoi, si l’association française de femmes musulmanes et juives « les Bâtisseuses de paix », créée en 2002, s’est emparée de cet épisode historique et œuvre pour sa médiatisation comme d’un exemple emblématique de l’amitié judéo musulmane, l’historien doit de son côté rechercher et mesurer les faits historiques, rien que les faits.

Monsieur Boubakeur, Recteur de la mosquée de Paris, travaille depuis plusieurs années à rassembler les preuves de ces sauvetages de Juifs pendant la guerre. Or les traces historiques sont modestes. Elles confirment en effet qu’une aide réelle a été apportée par la mosquée mais pas de l’envergure d’un réseau permettant à 1 500 ou 1 600 personnes de vivre dans la clandestinité voire d’être évacuées dans le Bassin méditerranéen (Maghreb, Turquie).

Monsieur le Recteur estime pouvoir établir actuellement les faits suivants :
- Dès octobre 1940, les activités de la mosquée sont repérées par Vichy et celle-ci est avertie par courrier qu’elle ne doit pas ou ne doit plus protéger de Juifs. La lettre en question est actuellement conservée par le Recteur.
- Les caves de la mosquée ont été recensées comme abri potentiel en cas d’éventuels bombardements, redoutés en 1940 et 1944. De là viendrait l’idée probablement erronée que ces sous-sols auraient servi de lieux d’hébergement à des juifs poursuivis.
- Enfin le nombre de « certificats de coutume » distribués à des non musulmans n’est actuellement pas quantifiable – même s’il est certain que le Recteur Ben Ghabrit et ses imams se sont montrés compatissants vis-à-vis de Juifs traqués. Un appel à témoin a été lancé par la mosquée de Paris ces dernières années afin de retrouver des témoins ou des rescapés, au Maghreb notamment. Monsieur Dalil Boubakeur dit avoir reçu en retour une seule réponse, celle de Monsieur Alimi, résidant actuellement en Tunisie.
Tous ces éléments, aussi précieux soient-ils, n’ont pour l’instant pas permis à la Commission Yad Vashem de décerner la médaille des Justes à la mosquée de Paris ou bien au Recteur Ben Ghabrit. La même rigueur historique pousse Monsieur Boubakeur à se montrer très prudent, désireux d’établir des faits qui font honneur aux musulmans de France mais réticent à l’idée de faire dire à l’Histoire plus que ce que les faits nous enseignent. Peut-être, prochainement, de nouveaux éléments permettront-ils d’établir avec plus de précision la réalité historique…

Catherine Bujaud.

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nov 25 2010

session 2009-2010 collège : La copie classée première

avertissement :

Ces deux copies ont été retranscrites par Mme Fabienne Tréhiou,  documentaliste. Nous l’en remercions vivement.  Elle a fait le choix de respecter scrupuleusement le texte rédigé par chacune de ces élèves. Ne pas, par conséquent, s’étonner de voir des  fautes de syntaxe et d’orthographe. C’est l’exact reflet des écrits  réalisés au cours du temps impartis, c’est à dire 2 heures. En aucun  cas, ce ne sont donc des devoirs exemplaires, des compositions-type  mais elles témoignent de tout l’intérêt pris par ces jeunes candidates pour le thème du concours 2010.

sujet en attente de réception.

Question n°1 : Au début du texte, qu’est-ce qui motive la rédaction de cet appel?

Ce qui motive la rédaction de cet appel par Le Général de Gaulle est le fait que le gouvernement, qui allègue la défaite des armées françaises se soit mis en rapport avec l’ennemi afin de cesser le combat, et accepte ainsi la défaite.

Question n° 2: Comment le général de Gaulle explique-t-il la défaite militaire?

Le général de Gaulle explique la défaite militaire par le fait que les armées françaises aient été submergées par la force mécanique, terrestre, aérienne de l’enemi, mais aussi par leur nombre et leur tactique qui ont surpris les chefs des armées françaises.

Question n°3 : Citez trois raisons d’espérer un renversement de la situation par le Général de Gaulle

Les raisons qui permettent d’espérer  un renversement de la situation sont : le fait que la France est a ses coté l’empire britanique qui « tient la mer et continue la lutte », qu’elle peut « utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis », et que ce soit une guerre mondiale ce qui peut permettre à la France d’utiliser des moyens nécessaire partout dans le monde, notamment les colonies.

Question n°4 : Selon le Général de Gaulle, que doivent faire les français quoi qu’il arrive?

Selon le Général de Gaulle, les français ne doivent pas « la flamme de la résistance » s’éteindre  pas cesser d’espérer, quoi qu’il arrive.

Question n°5 : Que propose le Général de Gaulle aux français présents en Angleterre?

Le Général de Gaulle propose aux français présents en Angleterre de se mettre en rapport avec lui et de le rejoindre, afin de former la résistance.

Question n°6 : Comment appelle t-on l’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le Général de Gaulle?

L’armée constituée de volontaires qui rejoigne le Général de Gaulle s’appelle « les Forces Françaises Libres (de Londres) «  ou F.F.L.

Question n°7 : Combien de temps après du Général de Gaulle Louis Le Floc’h s’engage -t-il? Pour combien de temps?

Louis Le Floc’h s’engage 2 mois et 10 jours après l’appel du Général de Gaulle. Il s’engage pour la durée de la guerre, jusqu’à ce que celle-ci se termine.

Question n°8  : Par quel acte, selon Edgar de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération »?

Selon Edgard de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération «  par l’acte de se rallier au mouvement du Général de Gaulle

Question n°9 : quelle conséquence Edgar de Larminat espère-t-il de cet acte?

Edgar de Larminat espère de cet acte que le groupe des colonies de l’A.E.F (Afrique Équatoriale Française) se rallie aussi au mouvement du Général de Gaulle en suivant le Tchad.
Question n°10 : Pour quelle raison, Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le Général de Gaulle? D’après ce télégramme a-t-il réussi sa mission? Justifiez votre réponse en citant le document.

Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le général de Gaulle afin de constitué le conseil de la Résistance en unissant les maquis derrière de Gaulle. D’après ce télégramme il a réussi sa mission malgrès quelques difficultés : L1 « conseil de la Résistance constitué »; L8-9 « pour présent souligne difficultés requérant interieur efforts sacrifices discipline.

Question n°11 : Relevez un extrait de ce document en montrant que Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passe après le guerre.

L’extrait qui montre que Jean Moulin pense à ce qui va se passer après la guerre est L5-6-7 « Pour avenir insister primo sur nécéssité constituer Quatrième République qui ne sera pas calquée sur la Troisième.

Question n°12 Comment, sur ce timbre, est représenté la libération de Paris?

Sur ce timbre, la libération de Paris est représentée avec force, et unie avec la 2ème division blindée du Général Leclerc, Maréchal de France. Les soldats sont unis derrière le Générale Leclerc.

Question N°13 : 25 ans  après les faits, pourquoi réalise-t-on ce type de timbre?

25 ans après les faits on réalise ce type de timbre afin de garder en mémoire la façon dont Paris fût, en signe de commémoration et de fierté envers son pays et sa patrie.

Paragraphe argumenté

Introduction : le 1er septembre 1939, l’Allemagne attaque la Pologne, ce qui débute la seconde Guerre Mondiale. La France attend derrière la ligne Maginot durant 8 mois. On dit alors que c’est la « drôle de guerre ». Mais le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la France qui est alors vaincue en 6 semaines. Le gouvernement français se replie alors sur Bordeaux sur décision du nouveau Président du Conseil, le Maréchal Pétain, qui décide de collaborer avec l’Allemagne. Mais certains vont choisir de résister, et ce grâce à l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Problématique : Qu’est-ce que l’appel du 18 juin 1940, et quel est son impact jusqu’en 1945?

Plan :

I/ Quelles sont les circonstances de l’appel et en quoi est-ce un texte fondateur.

II/ Quels engagements a-t-il sucité en France, dans l’empire français et à l’étranger.

111/ Quelles est la portée et quelles sont les conséquences de l’appel du 18 juin jusqu’en 1945.

IV/ Conclusion.

I/ Après 8 mois d’attente derrière la ligne Maginot, la France est attaquée par l’Allemagne le 10 mai 1940, elle est alors vaincue en 6 semaines. Le nouveau Président du Conseil, le Maréchal Pétain se replie avec le gouvernement français sur Bordeaux.  Le gouvernement allemand s’installe à Paris. La France est partagée en deux zones : au nord, la zone occupée ainsi que toute la façade Atlantique. Au sud, une zone dite « libre » avec le gouvernement français.

Le maréchal Pétain décide que la France doit collaborer avec l’Allemagne et lui fait sa demande d’Armistice le 17 juin 1940. Le Général de Gaulle, qui était alors général 2 étoiles, sous-secrétaire d’état à la guerre, refuse la collaboration et part le soir même pour Londres par avion. Là-bas, il rencontre sir Winston Churchill, le 1er ministre britanique, et lui fait part de ses intentions de résistance. Churchill lui accorde tout de suite 3 minutes sur les ondes de la chaîne de radio anglaise B.B.C. Le 18 juin à 8 heures, le Général de Gaulle lit sur les ondes de la B.B.C le texte que nous connaissons tous.

II/ le 22 juin 1940, l’Armistice entre la France et l’Allemagne est signé par le Maréchal Pétain et Hitler, dans le même wagon où l’armistice de la 1ère Guerre mondiale fût signé.

L’appel du Général de Gaulle ne fut pas enregistré et très peu entendu en métropole. En revanche, il le fut plus en A.E.F (Afrique équatoriale française), A.O.F (Afrique occidentale française, ainsi qu’en Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge). C’est d’ailleurs ce sur quoi de Gaulle comptait : les colonies française et l’Angleterre. Il répéta son message plusieurs fois afin qu’un maximum de personnes l’entende.

En octobre 1940, ils sont un peu plus de 7 000 a avoir rejoint le Général de Gaulle, dont un seul préfet qui est Jean Moulin. En métropole, la resistance a plus de mal à se créer, mais le fait tout de même petit à petit en zone libre, notamment dans les maquis.

Le 1er janvier 1942, Jean Moulin est parachuté en Provence afin d’unir les maquis derrière le Général de Gaulle et de créer le conseil national de la Résistance. Il uni également les F.F.I (forces françaises de l’interieur) et les  F.F.L (forces françaises libres).

La resistance s’intensifie en France après la création du STO (service du travail obligatoire) en Allemagne, et avec les communistes qui rejoignent la résistance le 22 juin 191, malgrès les arrestations et les tortures infligées aux résistants.

III/ Les français sont 150 à débarquer le D-Day 6 juin 1944, sous le commandement du Général Kieffer. Les resistants de l’interieur sont d’une grande aide aux alliés lors du débarquement car ils occupent déjà le territoire. Les alliés disent que les résistants sont plus éfficase que 10 divisions.

Ils sont également présents et utile lors de la libération de Paris le 25 août 1944, sous les ordres de la 2éme division blindée du général Leclerc. Ils se dirigent ensuite vers Strasbourg.

Lors de la conférence de Yalta en février 1945, la France fut comptée parmi les vainqueurs grâce à Churchill qui considérait que c’était grâce au Général de Gaulle que nous avons put gagner la guerre. La France reçue alors une partie de l’Allemagne et de l’Autriche qui fut divisée entre les Etats-Unis, l’URSS et la Grande Bretagne. La France fut également admise à contresigner l’Armistice 8 mai 1945à Berlin par Delattre de Tassigny envoyé par le Général de Gaulle.

IV/ On peut aisément dire que c’est grâce au Général de Gaulle et à l’appel du 18 juin 1940, que la resistance a put se créer, que la France fut liberée, comptée parmi les vainqueurs est admise à contresigner l’Armistice du 8 mai 1945. C’est grâce au Général de Gaulle que la France a pût gagner la guerre.

Camara, Aude, 3éme du collège N.D.C Pontoise

Pas de réponse

nov 25 2010

session 2009-2010, collège : La copie classée seconde.

avertissement :

Ces deux copies ont été retranscrites par Mme Fabienne Tréhiou, documentaliste. Nous l’en remercions vivement.  Elle a fait le choix de respecter scrupuleusement le texte rédigé par chacune de ces élèves. Ne pas, par conséquent, s’étonner de voir des  fautes de syntaxe et d’orthographe. C’est l’exact reflet des écrits  réalisés au cours du temps impartis, c’est à dire 2 heures. En aucun  cas, ce ne sont donc des devoirs exemplaires, des compositions-type  mais elles témoignent de tout l’intérêt pris par ces jeunes candidates pour le thème du concours 2010.

le sujet sera inséré dès que possible.

Question n°1 : Au début du texte, qu’est-ce qui motive la rédaction de cet appel?

Au début du texte, ce qui motive la rédaction de cet appel c’est la demande d’armistice à l’ennemi allemand faite par le gouvernement français. Cet appel est  une « réponse » à la demande d’armistice.

Question n° 2: Comment le général de Gaulle explique-t-il la défaite militaire?

Le général de Gaulle explique la défaite militaire en disant que l’armée française a été submergée par les chars, les avions des allemands et que les chefs français ont été surpris par la tactique des allemands (la guerre – éclaire). Les chefs français s’attendaient à refaire la 1ère Guerre Mondiale alors que les Allemands faisaient une guerre mécanique (chars, avions…).

Question n°3 : Citez trois raisons d’espérer un renversement de la situation par le Général de Gaulle

Les 3 raisons d’espérer un renversement de la situations avancées par de Gaulle sont :

  • les moyens qui ont vaincu la France peuvent aussi battre à leur tour l’Allemagne
  • la France n’est pas seule : elle a encore des colonies, elle peut être aidée par l’Empire britannique et elle peut aussi utiliser l’immense industrie des Etats-Unis.
  • cette guerre est une guerre mondiale, il y a d’autres pays qui luttent contre l’Allemagne et ses alliés.

Question n°4 : Selon le Général de Gaulle, que doivent faire les français quoi qu’il arrive?

Selon le Général de Gaulle, les français  doivent, quoi qu’il arrive, résister contre l’ennemi. Il dit « la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Question n°5 : Que propose le Général de Gaulle aux français présents en Angleterre?

Le Général de Gaulle propose aux Français présents en Angleterre de  le rejoindre pour continuer à se battre.

Question n°6 : Comment appelle t-on l’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le Général de Gaulle?

L’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le général de Gaulle à Londres s’appelle « les Forces Françaises Libres (F.F.L).

Question n°7 : Combien de temps après du Général de Gaulle Louis Le Floc’h s’engage -t-il? Pour combien de temps?

Louis Le Floc’h s’engage environ 2 mois après l’appel du général de Gaulle. Il s’engage pour la durée de la guerre actuellement en cours.

Question n°8  : Par quel acte, selon Edgar de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération »?

Selon Edgard de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération » en se ralliant au mouvement du général de Gaulle.

Question n°9 : quelle conséquence Edgar de Larminat espère-t-il de cet acte?

Edgar de Larminat espère que cet acte influera les autres colonies de l’Afrique Équatoriale Française à se rallier à de Gaulle comme l’a fait le Tchad.
Question n°10 : Pour quelle raison, Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le Général de Gaulle? D’après ce télégramme a-t-il réussi sa mission? Justifiez votre réponse en citant le document.

Jean Moulin a été envoyé en France par le général de Gaulle pour unifier la Résistance et l’organiser , car jusque là elle était divisée, en créant un Comité National de la Résistance (CNR) qui regroupera les groupes de résistants, les syndicats et les partis politiques clandestins.

D’après ce télégramme, Jean Moulin  a réussi sa mission. Il écrit  « conseil de la Résistance constitué ».

Question n°11 : Relevez un extrait de ce document en montrant que Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passe après le guerre.

Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passer après la guerre car il a écrit : « Pour avenir insister primo sur nécessité constituer Quatrième République qui ne sera pas calquée sur la Troisième ».

Question n°12 Comment, sur ce timbre, est représentée la libération de Paris?

Sur ce timbre, la libération de Paris est représentée en montrant le visage du général de Gaulle et des soldats avec un chars dans Paris (on voit le dôme des Invalides). De plus, il est écrit « Libération  de Paris » et « Général Leclerc » celui qui a commandé la 2ème Division blindé et qui a libéré Paris avec les troupes alliées.

Question N°13 : 25 ans  après les faits, pourquoi réalise-t-on ce type de timbre?

25 ans après les faits, on réalise ce type de timbre pour commémorer la libération de Paris, pour ne pas oublier.

Paragraphe argumenté

le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain, élu chef du gouvernement la veille, demande l’armistice à la radio de Bordeau. Mais l’espérance doit-elle disparaître?

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle, sous -secrétaire d’état à la Défense et à la guerre dans le précédent gouvernement de Paul Regnaud, lance un appel à la résistance en réponse à l’armistice demandé par le vainqueur de Verdun. De Gaulle, dans son appel, explique que c’est la tactique des allemands qui ont surpris les chefs français au point qu’ils ont du demander l’armistice. Que l’armée française a été  submergée par les chars, les avions de l’ennemis. Que la défaite n’est pas définitive : les mêmes moyens qui ont vaincus la France peuvent battre l’Allemagne. La France a encore des colonies, elle est aidée par l’Empire britannique et elle peut disposer de l’immense industrie des Etats-Unis.

Le général de Gaulle invite donc les Français à le rejoindre à Londres (d’où il lance son appel à la BBC, la radio anglaise, avec l’accord de Winston Churchill, dirigeant du Royaume-Uni) pour continuer la guerre. Il ajoute que la flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

A la suite de l’Appel, des colonies comme le Tchad se rallient à de Gaulle. Mais aussi des hommes venant de France. Ils sont surtout jeunes car ils sont disponibles. En effet, ils ne sont pas encore mariés, n’ont pas d’enfants, pas de travail (ils sont en train de faire leurs études). Ils ont été élevés dans la victoire de la 1ère Guerre mondiale, ils ont des héros ayant combattu dans cette guerre. Ils n’acceptent pas la défaite. Ils ont le goût de l’aventure et de l’insouscience. Mais ils savent aussi qu’ils risquent la mort, l’emprisonnement. La majorité d’entre eux vient de la façade Atlantique, de la région parisienne mails ils ont peu nombreux à venir du Nord, de l’Est, du Midi et du Centre faute de moyens. Yves Guéna fait parti des Forces Françaises Libres (FFLM). Il s’y est engagé après avoir quitté la Bretagne en compagnie d’amis qui eux avaient entendu l’appel. Il participa à toute la durée de la guerre avant d’entrer dans la politique.

D’autres personnes, en restant en France, ont résisté à l’ennemi, soit après avoir entendu l’appel ou sans l’avoir entendu. Ces personnes forment  des groupes de résistants, des mouvements, qui essayent de sensibiliser la population en distribuant des tracts ou des journeaux.

D’autres mouvements préférent faire des opérations militaires (déraillement de train, maquis). Odile de Vasselot faisait parti du mouvement « Comète » qui aidait les aviateurs alliés parachutés en France à rentre chez eux.

La résistance intérieur fut unifiée grâce à Jean Moulin. En effet, il arriva à Londres en 1941, après avoir refusé de signer un document établi par les allemands accusant des troupes sénégalaises francaises d’avoir massacré de civils. Il fut chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance en regroupant les mouvements, les partis politiques et les syndicats clandestins. Ce regroupement fut constitué sous le nom de CNR.

La résistance à l’ennemi s’est d’abord faite militairement (FFL) puis de Gaulle a pu revendiqué une autorité sur un territoire grâce aux colonies (Tchad, Cameroun, Congo français, Saint-Pierre et Miquelon…).

Le conseil de défense de l’Empire fut créé pour ordonner la guerre et traiter avec les puissances étrangères. Puis le Comité francais de la Libération nationale fut crêé (CFLN) avec d’anciens chefs de mouvements et des hommes politiques. Le CFLN prit le nom de Gouvernement provisoire de la République française, dirigée par de Gaulle et fut, en 1944, reconnut par le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’URSS.

Grâce à l’appel du général de Gaulle, et à l’action menée par les FFL et les FFI, la France fut présente le 8 mai 1945 à la table des vainqueurs. Le général de Gaulle a rassemblé les francais autour de lui et on peut dire que la Quatrième République est née de cet appel et de la Résistance.

Floch’lay Aude, 3éme du collège Sainte Apolline, Courdimanche

Pas de réponse

juin 14 2010

Devoirs primés en 2010 : avertissement.

Devoirs primés dans le cadre des épreuves départementales du Concours de la Résistance 2009-2010

Département du Val d’Oise

Avertissement :

Il y a déjà plusieurs années, le Centre d’Etudes René-Nodot avait proposé la mise en ligne des meilleurs devoirs individuels. Cet objectif se réalise enfin cette année et nous tenions à en remercier M. l’Inspecteur d’Académie ainsi que le personnel du département des examens et concours de l’Inspection académique sans lesquels ces travaux n’auraient pu nous parvenir. Nous remercions aussi les élèves-rédacteurs  qui nous ont autorisés à diffuser leurs écrits. Ils ont bien perçu dans notre démarche la volonté sincère de mettre en valeur les efforts consentis pour que  la mémoire des faits de Résistance et de déportation ne s’efface pas avec la disparition des derniers acteurs de cette sombre période de notre Histoire.

Nous adressons aussi toute notre reconnaissance à l’égard des membres du CERN et de leurs amis qui ont pris le temps de dactylographier avec soin ces devoirs.

Nous avons fait le choix de respecter scrupuleusement l’orthographe de ces écrits, de ne corriger aucune formulation ou erreur historique. En aucun cas, ces devoirs ne sont donc des devoirs-modèles… Ils ont la valeur d’un témoignage avec tout ce que cela peut impliquer d’imperfections ou d’inexactitudes mais aussi de grande sincérité. Le candidat au concours de la Résistance des années à venir trouvera à la lecture de ces écrits une idée de ce que l’on peut attendre de lui, en retenant cependant l’idée qu’il est toujours possible de faire  encore et toujours mieux… Tel est aussi notre espoir.

Rappel du sujet 2009-2010 :

L’Appel du 18 juin du Général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945

Catégorie devoir individuel : Lycée

Auteur du devoir classé 1er : M. Maxime Merle, du Lycée du St-Rosaire de Sarcelles

Catégorie devoir individuel : collège

Auteur du devoir classé 1er :  Aude Cammarata, du collège Notre-Dame-de-La-Compassion de Pontoise

Auteur du devoir classé 2d :  Aude Floc’hlay, du collège public Ste-Apolline de Courdimanche

Catégorie devoir individuel : lycée professionnel

Auteur du devoir classé 1er : Anthony Lemaitre du lycée professionnel GARAC d’Argenteuil

Pas de réponse

juin 09 2010

Concours 2010 : premier prix lycées.

Devoir du Lauréat :

Le 18 juin 1940, la France est en plein chaos. La blitzkrieg allemande a fait des ravages et la bataille de France est déjà perdue. Paris est tombée le 16 juin, le gouvernement bat en retraite à Bordeaux alors que huit millions se retrouvent sur les routes de l’exode fuyant l’avancée allemande. Dans ces conditions, Pétain, le sauveur de la guerre de 1914,  est rappelé à la tête du gouvernement. Dans son premier discours du 16 juin 1940 , il montre sa  volonté de paix avec l’Allemagne. Pour Charles de Gaulle, général inconnu du grand public, cela est impossible. Il écrira d’ailleurs dans ses mémoires, bien des années plus tard : « je m’apparaissais à moi-même seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait traverser à la nage. ». En réponse à Pétain, il lance le 18 juin 1940, à la BBC de Londres, son appel, véritable ode à la liberté et au patriotisme français.

Mais quelles furent les conséquences de cet appel, à courts et moyens termes dans la lutte face au nazisme ? Nous tenterons de répondre à cette problématique en abordant l’espoir d’un nouvel héros, dans un premier temps avant d’analyser l’ouverture à la résistance créé par cet appel, pour enfin mettre en avant la participation à la victoire des forces françaises libres.

Si les français ont repris un peu de courage à la suite de l’appel du 18 juin, il est évident la rapidité et la violence de la défaite avaient fait énormément de mal au moral des français. La France si courageuse de 1914 à 1918, a été dépassée par le blitzkrieg et les panzers allemands, la faute à un état-major vieillissant, resté dans la logique militaire de 1914. Paul Reynaud, alors  à la tête du gouvernement français, est désireux de poursuivre la lutte mais il n’est pas soutenu et doit démissionner. Le maréchal Pétain, à 84 ans est rappelé en sauveur. A sa prise de fonction, il rédige un discours, le 16 juin 1940 dans lequel il ouvre la voie à la collaboration.

Pour Charles de Gaulle, cela est insupportable. Accompagné de son aide de camp, il s’envole pour l’Angleterre le 17 juin. Appuyé par Sir Winston Churchill, premier ministre britannique, il accède aux ondes et délivre l’appel du 18 juin à la BBC de Londres. Il s’oppose en tout point au discours de Pétain et marque sa volonté de poursuivre sa lutte. Cet appel sera très peu entendu, mais énormément relayé. Tout d’abord par un second discours le 22 juin, plus véhément encore que le premier. La diffusion de l’affiche ; « à tous les français » sur tous les murs britanniques, véhicule les idées de la Résistance et celles du général de Gaulle.                Le premier effet de cet appel est bien sûr l’arrivée d’un nouvel espoir. Dans les rangs français, une nouvelle motivation est née. Partout, des hommes et des femmes de tous milieux socials rejoignent de Gaulle en Angleterre. La volonté de se battre chasse la surprise de la    défaite. Une nouvelle confiance, une nouvelle affection emmergent pour ce général encore inconnu du grand public quelques jours avant cet appel. La flamme de la résistance est née. Comme le disait de Gaulle : « elle ne s’éteindra pas ». Les forces Françaises Libres ( FFL) s’opposent au gouvernement collaborateur de Vichy. Partout un sentiment subsiste : si la Bataille de France est perdue, la guerre, elle, ne fait que commencer…

La confiance redonnée aux français ouvre la voie royale à la résistance. La France peut s’appuyer sur le courage du Royaume-Uni, sur son extraordinaire empire colonial et sur la puissance industrielle des USA. Partout, des actes de résistance commencent à frapper l’armée allemande. Les premiers sabottages ont lieu. Sur la côte ouest Française, une petite île de 600 habitants ont entendu l’appel de De Gaulle. Tous les hommes du village, dont le plus jeune a douze ans et le plus vieux 64 ans, décident de rejoindre le Général en Angleterre. En tout, environ 53000 hommes et femmes rejoindront De Gaulle, à 96 % des hommes. La moyenne d’âge est très jeune : environ 22 ans. 80 % sont célibataires, et 90 % de ces résistants n’ont pas d’enfants. D’autres appels, comme celui du Général Cochet par exemple, feront écho à celui de De Gaulle. Une partie des Français sort de l’immobilisme et entre dans la lutte contre le nazisme.

Dans les colonies, on se révolte face à la décision de Pétain. Elles seront le fer de lance des FFL. Au Tchad, au Soudan, au Cameroun, on se soulève et on refuse de suivre le gouvernement de Vichy. En Inde , de nombreux hommes se portent volontaires. L’empire colonial anglais est lui aussi très mobilisé. Comme de Gaulle, visionnaire, l’annonçait : la guerre « n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale ». C’est sans doute ici, en Afrique du Nord et en Afrique équatoriale, que les allemands et les italiens ont perdu la guerre. La Syrie et le Liban seront libérés. Les colonies françaises affligèrent aux allemands leurs premières défaites, bien aidées par les Forces Françaises Libres, constituées de soldats ayant fuis vers l’Angleterre ou par le détroit de Gibraltar.

Mais le plus dur fut l’unification de la Résistance. Les colonies, les FFL, et les Forces Françaises de l’Intérieur n’aurait rien été sans une entité pour coordonner leurs actions. De Gaulle crée le Conseil National de la Résistance (CNR) et charge Jean Moulin, en mars 1942, d’unifier tout les noyaux de la Résistance française. Jean Moulin est un résistant de la première heure. Emprisonné par les allemands pour avoir refusé de signer la condamnation de soldats sénégalais accusés à tort d’avoir massacré des civils français, il s’évade et entre dans la Résistance, avant de rejoindre de Gaulle. Il réussit sa mission et unit la résistance communiste, de gauche ou de droite aux côtés de Gaulle pour montrer aux alliés que l’unanimité de la Résistance est derrière le Général dans le conflit qui l’oppose au gouvernement de Vichy. Victime d’une trahison, il sera arrêté, torturé et déporté, mais mourra sans avoir dit un mot. « Rex », comme il avait l’habitude de se surnommer dans les télégrammes qu’il envoyait à Londres, fut et restera un symbole de la résistance française. De Gaulle le qualifiait comme un »chef de mission d’un courage et d’un esprit de sacrifices exemplaires ». Enfin unie, la Résistance Française, avec l’aide des Alliés, est prête à libérer son territoire.

Les FFI et les FFL sont pour beaucoup dans la libération du sol français. Dans l’opération Overlord notamment, mais aussi dans le débarquement de Provence, avec des troupes à majorité coloniales, et dans la libération de nombreuses villes. La division blindée du général Leclerc a ainsi participé à la libération de Paris, de Strasbourg, et à la bataille d’Allemagne, jusqu’à la libération de Berlin. Les maquisards, Sénégalais, Tchadiens, Algériens, en bref, tout les soldats coloniaux, les FFI et les FFL ont grandement contribués non seulement à la libération du sol français, mais aussi à la bataille d’Allemagne.

Charles de Gaulle, dans sa volonté d’instaurer la 4ème république en France, a par ailleurs fourni beaucoup d’effort dans l’après libération. Le gouvernement légal étant le régime de Vichy collaborateur, la France aurait dût être occupée par les Américains à la libération. Mais, à la tête de chaque région libérée, De Gaulle a placé très rapidement un préfet dont les idées allaient dans la continuité de la politique des Forces Françaises Libres. Il fut ainsi reconnut par les alliers : les états-uniens, longtemps réticent devant la personnalité du général, reconnurent par Roosevelt, la légitimité et la légalité du pouvoir de Charles de Gaulle en France. Pareil côté soviétique, avec le pacte franco-soviétique en 1944. Pour le Royaume-Uni, l’histoire est différente car Churchill a toujours addressé son plus grand soutien à de Gaulle, qui lui louait une très grande reconnaissance : « naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? »

Ainsi, l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle fut un tournant de ce conflit majeur. Il redonna confiance aux français, galvanisa et unifia la résistance, contribuant ainsi grandement à la victoire contre le Nazisme. De Gaulle s’engagea en tant que nouveau représentant légitime français alors que le pays était dans une situation catastrophique ; il l’amena à la libération, le stabilisa et lui offrit la quatrième république. Reconnut par ses  Alliés comme le représentant de la France libre, il redora le blason français malgré la défaite , unifiant et coordonnant les actions des FFL, des FFI et des forces coloniales dont le rôle a été prédominant dans l’issue de ce second conflit majeur. Nous concluerons sur Charles de Gaulle en le citant « puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard source d’ardeurs nouvelles ». Pour conclure, nous nous interrogerons sur l’après libération : comment la France a-t-elle été gérée ? les colonies, héroïques durant les combats, ont-elles reçus le traitement qu’elles méritaient ?

Pas de réponse

avr 19 2010

Dans le musée virtuel : portraits.

Hulin Jean, résistant de la région d’Argenteuil (Val d’Oise)

« En 1940, j’étais mobilisé dans l’Armée de l’Air.
Nous nous sommes repliés jusqu’àTarbes.
J’ai eu la chance de n’être ni blessé ni fait prisonnier.
Après l’Armistice, une tentative de rejoindre Londres en avion échoue. »

Roger Pannier

L’abbé Roger Pannier  organisa sabotages et évasion en Allemagne avec des jeunes du STO. Arrêté, il fut déporté à Buchenwald et à Dachau.

Né en 1914, prêtre catholique, Roger Pannier était, en 1939, en âge de faire la guerre. Malheureusement, il est fait prisonnier et est transféré en Allemagne. En 1943, les évêques français demandent aux prêtres français de rejoindre dans leurs camps et leurs usines les 7 à 800000 jeunes Français réquisitionnés par les Allemands pour le STO. Roger Pannier fut plus particulièrement chargé de monter cette opération en Rhénanie.

René Nodot Un « Passeur de Mémoire »

Mort en 1996, cet exceptionnel « Passeur de Mémoire » n’a pas achevé son projet de mettre en place un centre de documentation utile aux jeunes générations pour qu’elles gardent bien
le souvenir des heures sombres du nazisme et de la guerre, de la barbarie des camps et des combats de la résistance.

En 1942, à 17 ans, il participe à un camp de « retour à la terre »,  chantier de jeunes organisé par le gouvernement de Vichy :  les jeunes citadins y remplaçaient les hommes prisonniers de guerre.
Pensant donc travailler dans une ferme, René Nodot quitte l’Oise.
Vite convaincu qu’il n’y a rien à attendre de ce type d’organisation, qui ne fait que diffuser la propagande du régime pétainiste, René Nodot et trois amis détruisent une partie du matériel du camp avant de s’évader.

Robert Le Moine de Pontoise, du réseau Alliance.

Il devint « PYTHON » – un nom d’animal comme tous les membres du Réseau que pour cette raison les Allemands baptisèrent « l’Arche de Noé »

Adrien Le Moine de Pontoise, déporté mort pour la France

Il arrivait que ces camions tombent en panne dans le camp ; on faisait alors appel à Robert pour venir les réparer, c’est ainsi qu’il obtint un  » ausweis  » et put faire des observations dans le camp de Cormeilles – observations qu’il chercha à utiliser contre les Allemands.
C’est ainsi qu’il réussit à rentrer dans le réseau Alliance en liaison directe avec l’Intelligence Service et dirigé par Marie-Madeleine Fourcade.
Avec la complicité de son père Adrien qui partageait ses sentiments anti-allemands, des jeunes gens d’une vingtaine d’années venaient recueillir ces renseignements et les transmettre sur place grâce à un poste émetteur caché dans le  » sous-grenier  » auquel on accédait par une trappe pratiquée dans le mur du grenier et aussitôt après dissimulée par un meuble. De ce poste partait un fil qui courait le long d’un tuyau d’aération jusqu’à une antenne, l’ensemble n’étant visible ni de la rue ni des propriétés voisines.

Jeannette Hulin

……..Chez mes parents, il y avait une machine à écrire. Ils imprimaient des tracts contre l’Allemagne nazie, contre les fascistes. Nous mettions aussi des mots d’ordre sur les murs et par terre (« A bas Hitler ! » par exemple), du goudron dans les masques à gaz etc.
Ils savaient que leur petite imprimerie était suspectée et ont tout caché. Heureusement ! ! En effet, le cinq septembre, les flics d’Argenteuil sont arrivés à la tombée de la nuit. L’un d’eux s’appelait Quintard, il était surnommé « Bébé Cadum », un autre s’appelait Fontaine et habitait près de chez mes parents.
Ils perquisitionnent.

Claire Girard de Courdimanche.

Six mois plus tard, Claire a vraiment bien réussi. Elle est à la tête d’une entreprise qui fonctionne désormais normalement.
 » Des Allemands sont établis dans son village et les pancartes  » Verboten  » ( interdit ) y décorent tristement le paysage comme souvent en France.  » Ils ne pourront accrocher leurs pancartes sur le chemin de notre âme  » écrit Claire. Elle garde confiance en son pays. Pour elle, la victoire française est évidente. Le 8 novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, un  » espoir fou  » monte en elle. Elle pleure de joie en entendant la Marseillaise après un message de De Gaulle entendu sur la radio anglaise.

Raymond Berrivin de Courdimanche

En 1942 les bois entre Poissy et Boissy l’ Aillerie sont surveillés. les allemands craignent des parachutages ; « vous etes tous anglophiles dans ce village tous les soirs vos postes radios captent les emissions de la bbc. je reconnais le brouillage. »

Jean Anthiaume,  Résistant FFI Pontoisien.

Comment mettre les Allemands à la porte ?  Finalement  » Veux-tu venir avec nous ?  »
demande M. Jourdain à Jean qui accepte et  entre ainsi au mouvement  » LIBERATION  » dont le chef  à Pontoise est Lamarre, grainetier, capitaine de réserve.

André Fournier, médecin-résistant, déporté à Buchenwald, Natzweiller et Dachau

S’engage dans la Résistance en juillet 1942 après avoir été écoeuré par les Chantiers de jeunesse. Fonde le réseau Libre Patrie avec Louis Pascano. Arrété par la Gestapo. Fut déporté à Buchenwald, à Natzweiller et Dachau. Devenu médecin après guerre, A. Fournier est Président honoraire de l’ENTENTE.

“ En juin 1940, j’ai été mobilisé. A cette époque, je voulais déjà faire quelque chose. En 1942, j’ai participé à la Résistance où j’ai commencé par rentrer dans le réseau Défense de la France. Arrêté, j’ai été déporté au camp de Buchenwald en 1944, puis dans celui de Natzweiller-Struthof et enfin à Dachau. Finalement, j’ai été libéré en 1945 et j’ai repris mes études de médecine.

Paul Thueux, membre du groupe Chabanne de Pontoise.

« Le 26 juillet comme je l’ai noté dans mon calepin, je vais faire un tour dans Pontoise et je rencontre dans notre habituel  » quartier général « , le café Simon, Chabanne en compagnie de Bélier, Salaün et Butin. Au cours de la conversation nous évoquons un officier, qui, de Londres dit qu’il faut continuer la lutte « . Ce n’est que plusieurs jours après que nous avons appris le nom de ce général – de Gaulle – et de ceux qui le suivaient, les Gaullistes. Jean-Claude a l’intime conviction que cet homme a raison, que les Anglais encore invaincus viendront aider les Français à se libérer. »

http://paul-thueux.fr/

Armand Vergnolle  FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines

« Je me nomme Armand Vergnolle, je suis originaire du Lot et Garonne et je suis né en 1920.à Agen même, sur les bords de la Garonne.
Je suis le fils d’un soldat qui a failli être fusillé..

Marcel Créplet de Pontoise.

« J’étais maquisard dans le Limousin.

J’avais 19 ans, je travaillais dans un moulin et quand il a fermé ses portes, les Allemands se sont demandés ce qu’allaient devenir les ouvriers. On a donc reçu une convocation, je suis parti. Il ne fallait pas rester car ils faisaient des recherches. »

Lucienne Rolland, Résistante communiste, prisonnière puis déportée à Ravensbrück.

Militante active du parti communiste interdit, Lucienne Rolland, résistante, connut la mise au secret dans diverses prisons avant l’enfer de Ravensbrück…

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avr 15 2010

Yves Guéna et Odile de Vasselot témoignent.

Dans le cadre de la préparation au concours de la Résistance et de la Déportation, le Cern et le collège public Sainte-Apolline de Courdimanche (Val d’Oise) se sont associés une nouvelle fois pour inviter  deux grandes figures de la Résistance, le 9 février 2010: Yves Guéna et Odile de Vasselot… Nous tenons ici à remercier chaleureusement la direction et l’ensemble du personnel de cet établissement d’avoir contribuer à la pleine réussite de cette rencontre.

Les retranscriptions de cette conférence sont encore en préparation pour être diffusées prochainement sur ce site mais nous sommes déjà heureux de vous faire partager des extraits filmés de leurs évocations de résistant:  celle du parcours d’un F.F.L. pour M. Guéna, celle d’un membre du réseau d’évasion « Comète » pour Mme de Vasselot.

Voici  donc les deux premiers films d’une longue série de documentaires vidéos qui viendront peu à peu enrichir notre site et son intérêt mémoriel:

http://www.youtube.com/watch?v=j-yqraT765k

http://www.youtube.com/watch?v=6pFdQ29L0MY

I – La conférence :

Elle suit la chronologie des évènements de 1940 à 1945.

Yves Guéna : « Il s’agit de commencer par l’appel lui-même, dire ce qu’il est, et voir ses conséquences dans les mois qui suivirent son lancement. Nous donnerons successivement chacun notre réponse à cet appel. Lire la suite »

Pas de réponse

mar 10 2010

André Postel-Vinay et l’évasion de pilotes alliés.

Témoignage  d’Anise  POSTEL-VINAY sur la contribution de son mari, André, à l’évasion de pilotes alliés.

Depuis septembre 1940, je cherchais désespérément à faire quelque chose d’utile contre les Allemands et quand, j’ai enfin trouvé, en 1941, un petit groupe de Parisiens qui travaillaient efficacement contre l’occupant, ma joie ne connut plus de borne. Ce groupe était relié à l’Intelligence Service britannique et devait transmettre à l’Armée anglaise des renseignements précis sur l’armée allemande : transports de troupes, types d’armement, lieux de rassemblement, aéroports militaires, etc … Mais notre groupe n’était pas chargé du sauvetage des aviateurs alliés qui avaient survécu à un crash.

postel vinay andré

(Source photo: ordredelaliberation.fr)

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