août 26 2008

Maquis de Saint Marcel : Abbé Henri Sassier : Un séminariste en guerre

« Lorsque la guerre débuta, je venais de finir ma seconde au petit séminaire de Ploërmel et c’était les vacances… ».

Ainsi, commença le récit que nous fit Henri Sassier, qui avait choisi de nous offrir une partie de son temps pour nous exposer les aspects principaux de sa vie de résistant alors qu’il se destinait à devenir prêtre. Ce qu’il est d’ailleurs devenu comme l’atteste une discrète croix au revers de sa veste. Il est aujourd’hui aumônier d’un hôpital breton mais de ses activités présentes, il ne dit rien tant il est préoccupé par le récit de son passé. Nous avons, à son écoute, oublié l’étrange cadre de cette rencontre réalisée sous le panier de basket d’un gymnase!…

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août 26 2008

Maquis de Saint Marcel : Jean Garnavault : Une exceptionnelle épopée à travers l’Europe en guerre.

Dans l’une des salles du Centre international de séjour d’ Hérouville, près de Caen, sous le regard attentif d’un journaliste professionnel, Cécile, Linda, Alice et Moussa, sont seuls ce 5 février 1993 face à Monsieur. Jean Garnavault. Ils lui ont demandé d’évoquer son extraordinaire passé de résistant. Ils ont préparé ce moment mais ils ne savent pas encore à quel point l’histoire de leur interlocuteur sort de l’ordinaire… Depuis, M. Garnavault nous a écrit pour nous soumettre de nombreuses précisions qui viennent enrichir considérablement ce document dont l’origine est une authentique rédaction d’élève. Voici donc le récit complété que Cécile a établi à la suite de cette rencontre, le récit d’un périple, vraiment peu banal à travers une Europe en Guerre, une Europe en feu de l’Espagne à l’Ukraine…

Tout commence lors de l’invasion allemande en 1940. Jean Garnavault est un jeune normand de 16 ans. Il vit dans la ferme familiale où il aide ses parents. Républicain dans l’âme, il n’accepte pas l’occupation nazie…

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août 26 2008

Maquis de Saint Marcel : Jean Daniel : « La chance de n’avoir jamais été vendu… »

Témoignage de monsieur Jean Daniel

Jean Daniel est l’actuel président des F.F.I de la région de Ploërmel.

C’est en 1943,à l’âge de 19 ans seulement qu’il devint résistant…

L’homme est affable et son visage rond et rieur invite à une communication facile. Avec un langage particulièrement savoureux, il confia auprès de Martha, Eric, Sirichith, Naziha et Ndenge son parcours de maquisard breton.

Nous avons choisi d’en retranscrire - en l’absence d’un authentique texte de synthèse rédigé par les élèves - les passages les plus significatifs.

Martha: Qu’avez-vous ressenti lorsque Hitler est parvenu au pouvoir ?

Avant-guerre, on ne se souciait pas vraiment de ce qui se passait en Allemagne. On était pas au courant et il y avait un tel bourrage de crâne dans la presse qu’en définitive on a fini par se laisser surprendre. On ne vivait que de mensonges. On était jeune, on allait au cinéma. Et les « Actualités » de l’époque qu’on y voyait, ce n’était que de la propagande… Personne ne nous avait parlé des camps de concentration où Hitler avait déjà fait interner des Allemands… Non, vraiment, on ignorait un tas de choses alors…

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mai 24 2008

Nos amis Frania Haverland , André Fournier “Gardiens de Mémoire” ont écrit :

Publié par jpd dans Nos amis ont écrit :

Frania Haverland a écrit : «Tant que je vivrai »

http://www.editions-edite.fr/product_info.php?products_id=41

Tant que je vivrai
Tarnów, Plaszów, Birkenau et autres lieux
L‘arrivée du fascisme dans l’univers d’une enfant de 13 ans

Septembre 1939, Frania Eisenbach d’origine juive polonaise est une jeune adolescente de 13 ans lorsque l’armée allemande envahit la Pologne. « Avec ma musique je vais te faire rire et te faire pleurer » lui disait son père, musicien et chef d’orchestre, disparu dans la tourmente nazie comme plus des soixante membres de sa famille. Meurtrie à jamais par l’enfer du ghetto et de la vie concentrationnaire, six longues années durant, elle attendra plus de cinquante ans avant de pouvoir témoigner. Sa rencontre avec Dany Boimare, l’amitié et la confiance qui en naîtront, auront permis enfin la naissance de ce livre. Il n’existe aucune parole, quelle que soit la langue, pour décrire l’indescriptible, et aucun mot pour nommer l’innommable. Tous les survivants de cette catastrophe ou d’autres génocides le savent et peut-être quelques rares autres personnes. Il nous faut alors apprendre à lire entre les lignes, entre les mots et écouter les silences…

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André Fournier a écrit ;

Hommes : 40 Chevaux : 8 - La Guerre sans uniforme -

André Fournier vient de publier aux Editions de l’Odéon un livre de souvenirs, dans une première partie il y raconte la quotidienneté de sa vie dans la Résistance et dans la deuxième partie, son parcours dans l’effroyable univers concentrationnaire. Vingt ans, étudiant en médecine à Paris en mai 1940, il ne peut pas croire au malheur qui vient de s’abattre sur la capitale dans laquelle, quelques semaines plus tard les Allemands entreront. Pour le jeune carabin, seul à Paris, l’Exode de juin 40 se traduit par un voyage harassant de 13 jours, vers Toulouse, où se mélange la solidarité rencontrée avec trop souvent la pagaille des uns ajoutée à la lâcheté des autres. Exilé dans la ville rose, après quelques « bouffées de fierté » grâce à la voix venue de Londres et des amitiés retrouvées, il passe huit mois mobilisé dans les Chantiers de Jeunesse dont il ressort indigné avec une seule idée en tête : lutter contre l’apathie ambiante et rejoindre la Résistance. De retour à Paris, André Fournier rencontre Philippe Viannay et commence à diffuser Défense de la France. Avec Louis Pascano, dont la mère abrita un temps l’une des machines à imprimer ce journal, il rejoint le mouvement de Lecompte-Boinet : « Ceux de la Résistance », au sein duquel, dans l’Oise ils montent un réseau de renseignement et d’action « Libre Patrie », qui sera ensuite fédéré à Turma-Vengeance. Très vite le réseau se structure, le groupe constitué fait ses preuves et tisse peu à peu « une toile autour des troupes et des services allemands à tous les niveaux pour renseigner les Alliés ». Le 14 octobre 1943 André Fournier dénoncé est arrêté, interrogé et torturé par la Gestapo puis transféré au camp de Royallieu où le 27 janvier 1944 dans les célèbres et sordides wagons « HOMMES 40 - CHEVAUX 8 », il part pour un terrible et épuisant voyage vers l’indicible. Commence alors, pour André Fournier, un long parcours, de seize mois, dans l’enfer de Buchenwald, de Natzweiller et de Dachau. Le quotidien de ce parcours s’appelle « le block », « le Kapo », « le Revier », les appels interminables le matin avant le jour et le soir la nuit tombée, par tous les temps, « habillé d’oripeaux minables, chaussé de claquettes aux semelles de bois ». Dans ce bagne où toutes les valeurs sont renversées, le quotidien c’est aussi l’épuisement, la faim, la soif, ……parfois la fraternité, et aussi avec le rêve de ceux qu’on a aimés et de ce qu’on aime …. « Affecté un temps comme infirmier au « Revier » où il rencontrera le général Frère « émouvant de dignité », le contact avec les malades les plus infectés a raison de sa santé. Devenu médecin dans un Kommando à Neckargerach, c’est avec des moyens dérisoires et inadaptés qu’il soigne les polonais et les russes qui forment la majorité des déportés de ce camp. Le 4 septembre 1944 il franchit la grille du camp de Dachau où il y est de nouveau affecté en tant que médecin d’un « Block » et luttera contre le plus meurtrier des ennemis : le typhus. Effrayante description qu’il fait de ce camp envahi par cette épidémie dont il survit par miracle et du calvaire qu’il partagea avec les Généraux Delestraint et Frère, puis Edmond Michelet, qui furent un temps ses compagnons d’infortune.……et enfin le 28 avril 1945 les Américains libèrent le camp.

C’est un très intéressant livre – témoignage qui retrace par les précisions que l’auteur donne le vécu au quotidien d’un homme qui n’a jamais abdiqué comme Résistant et qui comme Déporté c’est toujours battu grâce… « à la petit lumière qui gît dans le corps qui s’écroule ».

par Jean Novosseloff

sur

http://www.memoresist.org/Hommes-40-Chevaux-8-La-Guerre-sans


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avr 19 2008

Jacques Vico, pendant la Résistance.

Publié par jpd dans 4 Jacques Vico - Textes.

L’engagement et la tolérance tout au long d’une vie.

1992 : Entretien avec monsieur Jacques Vico , Président de l’Union des Combattants Volontaires de la résistance du Calvados…
Jacques Vico est notre ami. Depuis presque trois ans maintenant , il a entraîné derrière lui sur les plages de Normandie plusieurs promotions d’élèves de troisième.A chaque fois, sa gentillesse, ses qualités d’orateur qui lui donnent un pouvoir d ‘évocation exceptionnel, font qu’il obtient une écoute très attentive de tous. A soixante neuf ans, le moustache blanche finement lissée, l’œil malicieux, la voix douce mais le propos ferme ; Jacques Vico nous conduit sur les chemins de l’histoire, qui se confondent avec ceux de sa vie. Homme de conviction et de cœur, homme engagé, chaleureux et modeste, il ne laisse personne indifférent.
Plus de quinze ans ont passé, Jacques Vico nous a accompagné bien des fois, au Vercors, au Maquis de Saint Marcel et bien sûr de nombreuses fois au maquis de Saint Clair et sur les plages du Calvados.A 84 ans, ce roc, au service de la Mémoire de la Résistance, perpétue un travail considérable.
Une section Jacques Vico de notre Val d’Oisien peut sembler étrange , pour lui qui a des racines profondes dans le Calvados.
La deuxième vie du cern peut lui être attribuée.
C’est bien parce que deux professeurs d’histoire et géographie du Val d’Oise ont fait sa connaissance en 1992, qu’ils sont devenus des militants de la Mémoire de la Résistance et de la Déportation et qu’avec d’autres professeurs d’histoire et géographie de la ville nouvelle ils ont insufflé une deuxième existence au centre René-Nodot.
Sur ce site annexe :
http://jacques-vico.fr/
avec un entretien avec nos anciens élèves, il sera possible de trouver quelques unes de ses nombreuses contributions pédagogiques à l’histoire de la Résistance.

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avr 12 2008

Maquis de Saint Clair (Calvados) : son histoire par Henri Lampérière

Le maquis de Saint-Clair est issu de l’amalgame en février 1944 de plusieurs groupes de Résistance opérant depuis le début de l’Occupation dans un vaste secteur au S.E. de Caen. Le maquis de Saint Clair, sous les ordres du Capitaine Dandicolle, passe à l’action, à la veille du Débarquement. L’effectif du maquis est alors d’une centaine de personnes. Une moitié se destine aux opérations actives, l’autre moitié se consacre au renseignement et à l’asile. Le Capitaine Jean Renaud-Dandicolle du Spécial Opération Exécutive (S.O.E.), britannique,est un jeune officier d’origine bordelaise qui a été parachuté en Mayenne pour y unir les maquis. Il a ensuite organisé tous les parachutages pour un maquis dans la Manche, avant de placer sous son commandement trois groupes de résistants qui ont formé le maquis : le groupe d’André Lenevez, le groupe de Jean Foucu. et le groupe d’André Masseron. Lire la suite »

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avr 11 2008

André Héricy, Philippe Durel. Maquis de Saint Clair.

1996 : Collège public de sainte Apolline Courdimanche (Val d’Oise) .
Lors d’un stage d’histoire contemporaine de trois jours à Caen
avec l’aide de notre ami Jacques Vico nous avons travaillé avec :

André Héricy et Philippe Durel, maquisards normands du Maquis de Saint-Clair.

 

« Le champ du laboureur dans le matin brumeux. »

Notre professeur d’histoire nous avait appris que la Résistance normande avait eu un grand rôle dans la préparation et la réalisation des opérations du Débarquement allié (Overlord), quatorze maquis s’étaient formés dans la région. L’idée d’en retrouver d’anciens membres nous plaisait assez, c’est pourquoi nous avons trouvé intéressant de rencontrer MM.Héricy et.Durel. Nous avons pu les interviewer sur les lieux même de leurs actions passées. Ils nous ont en effet conduits sur le terrain et devant tout notre groupe, ils ont expliqué ce qu’ils avaient fait, prés de cinquante ans auparavant, dans les bois de Saint-Clair, à quelques kilomètres de Caen, à quelques kilomètres aussi d’Omaha Beach… L’un après l’autre, avec assez souvent beaucoup d’émotions dans la voix, ils nous ont confié leur histoire, leurs récits d’aventure et de résistance. Lire la suite »

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avr 11 2008

Maquis de Saint Marcel : Albert Guyot : Un petit Leclerc.

“Vive les petits Leclerc.”

Interview de Monsieur Albert Guyot

Vendredi 18 mars 1994, 9h30. Dans la salle polyvalente de Plumelec, nous découvrons un homme qui a su risquer sa vie pour servir son pays, pour que chacun puisse de nouveau penser librement et pour que nos enfants et petits enfants puissent grandir dans un pays libre. Cet homme, c’est Albert Guyot. De taille moyenne, il a les yeux clairs et malicieux. Il revécut pour nous et avec nous les années noires de la France occupée alors qu’il se trouvait dans la résistance, au Maquis de St Marcel. Ayant des petites filles de notre âge, sans doute pensait-il à elles en mettant beaucoup de coeur à répondre à nos questions. Nous avons écouté son aventure qu’il nous évoqua avec simplicité et émotion provoquant pour nous intérêt et admiration sincères.
Cet instant, nous l’attendions tous avec impatience.

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avr 04 2008

Paul Thueux du groupe Chabanne de Pontoise .

Publié par jpd dans 3 Dossier Paul Thueux.

Paul Thueux, résistant et déporté.

Voir :

   http://paul-thueux.fr/

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mar 22 2008

Fiche méthode : Savoir faire un dossier :

 

Le professeur vous a demandé de réaliser un dossier, mais comment faire? qu’est-ce qu’un dossier? Comment le professeur va-t’-il juger mon travail ?Il faut vous poser toutes ces questions dès le départ et bien connaître les critères de jugement du professeur pour faire tout ce qu’il faut. Votre note sera le reflet du plus ou moins grand respect des consignes données, des objectifs à atteindre Lire la suite »

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