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	<title>Centre d'Etudes René Nodot</title>
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	<description>Mémoire, Déportation et Résistance, en Val d'Oise</description>
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		<title>André Postel-Vinay et l’évasion de pilotes alliés.</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 18:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos amis ont écrit :]]></category>

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		<description><![CDATA[Témoignage  d’Anise  POSTEL-VINAY sur la contribution de son mari, André, à l’évasion de pilotes alliés.
 
 
Depuis septembre 1940, je cherchais désespérément à faire quelque chose d’utile contre les Allemands et quand, j’ai enfin trouvé, en 1941, un petit groupe de Parisiens qui travaillaient efficacement contre l’occupant, ma joie ne connut plus de borne. Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;">Témoignage  d’Anise  POSTEL-VINAY sur la contribution de son mari, André, à l’évasion de pilotes alliés.</span></strong></p>
<p align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p>Depuis septembre 1940, je cherchais désespérément à faire quelque chose d’utile contre les Allemands et quand, j’ai enfin trouvé, en 1941, un petit groupe de Parisiens qui travaillaient efficacement contre l’occupant, ma joie ne connut plus de borne. Ce groupe était relié à l’Intelligence Service britannique et devait transmettre à l’Armée anglaise des renseignements précis sur l’armée allemande : transports de troupes, types d’armement, lieux de rassemblement, aéroports militaires, etc … Mais notre groupe n’était pas chargé du sauvetage des aviateurs alliés qui avaient survécu à un crash.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-120" title="postel vinay andré" src="http://www.rene-nodot.org/wp-content/uploads/2010/03/postel-vinay-andré.jpg" alt="postel vinay andré" width="260" height="377" /></p>
<p><a href="http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/801.html" target="_blank"><span style="font-size: 8pt; font-family: verdana,arial,helvetica; color: blue;">(Source photo: ordredelaliberation.fr)</span></a></p>
<p>Pour ceux-là, j’ai connu un jeune homme qui devint mon mari après la guerre. Il s’appelait André Postel-Vinay. Agé de vingt-neuf ans, il donnait des cours à des étudiants en sciences politiques. Un jour un étudiant qu’il ne connaissait pas vint lui demander de l’inscrire à son cours, « mais je vous préviens », ajouta-t-il, «  que je ne viendrai jamais aux cours, j’ai seulement besoin d’une couverture pendant que je m’occupe de cacher et faire évader des aviateurs anglais ayant survécu à un atterrissage forcé ». Non seulement André Postel-Vinay inscrivit le pseudo-étudiant à son cours mais il lui demanda de « travailler » avec lui pour les Anglais. Le garçon s’appelait Pierre d’Harcourt et travaillait avec la fraction des services secrets français restée fidèle à l’Angleterre.</p>
<p>La première mission d’André Postel-Vinay fut d’aller chercher six aviateurs écossais qu’une dame courageuse cachait dans son grenier à Honfleur, à l’estuaire de la Seine. Le rez-de-chaussée de sa maison avait été réquisitionné pour servir de Kommandantur à des officiers allemands, elle-même et sa famille occupaient le premier étage et les six Ecossais étaient cachés dans le grenier.</p>
<p>André et Pierre d’Harcourt ramenèrent les Ecossais à Paris, leur donnèrent des vêtements civils et des faux papiers de citoyens français. Par petits groupes ils les conduisirent jusqu’à Marseille d’où ils gagnèrent Lisbonne en traversant les Pyrénées et l’Espagne. Le chef de cette filière d’évasion était un Belge bien organisé, le Dr Guerisse, qui se faisait appeler Pat O’Leary.</p>
<p>Plus tard à l’automne 1941, André Postel-Vinay fut appelé en Bourgogne pour s’occuper de tout l’équipage d’un Wellington anglais (huit hommes) qui avait du faire un atterrissage forcé, touché par la FLAK allemande en revenant d’un bombardement à Turin en Italie. Prévenus par un jeune lycéen, André et ses camarades trouvèrent le hameau où les fermiers cachaient les huit hommes. Les villageois les avaient vus descendre de la forêt au-dessus du village, hirsutes, barbus, affamés et très fatigués. Depuis trois jours et trois nuits ils cherchaient à gagner le sud de la France, selon les instructions qu’on leur avait données à Londres. Epuisés, ils venaient de décider de prendre le risque de sortir des bois et de demander de l’aide. Les paysans savaient qu’un avion avait été abattu dans la région, ils avaient vu des voitures allemandes chercher les aviateurs sur toutes les routes. La veille, un side-car allemand était venu dans le village, les soldats allemands avaient interrogé les habitants, en vain, et avaient collé sur le mur d’une grange une affiche disant que tout Français qui apporterait de l’aide à un soldat anglais et le cacherait serait fusillé.</p>
<p>Alors quand les gens du village aperçurent les aviateurs qui descendaient du bois, ils  crièrent : «  Les voilà ! Les voilà ! C’est bien eux ! «. Ils dressèrent une table dans une cour de ferme éloignée de la route et apportèrent du pain, une formidable omelette et une grande jarre de vin rouge. C’est le pilote de l’appareil qui nous a raconté cette arrivée triomphale après la guerre. Tout l’équipage n’a jamais oublié cet accueil. Mais comment les faire partir jusqu’à Marseille, comment traverser la « ligne de démarcation », comment trouver des vêtements civils assez grands pour huit grands gaillards anglo-saxons ? Par contre, les nourrir, à la campagne, cela pouvait encore aller : on envoyait des enfants avec des paniers dans un petit abri de chasseurs où on les avait provisoirement installés dans la forêt. Il fallut trois semaines avant qu’André et Pierre d’Harcourt viennent d’abord en chercher deux, et les cachent chez des amis à Paris. Quand les huit ont été rassemblés, André et un autre convoyeur les ont emmenés en train à Marseille, avec une coupure à la ligne de démarcation qu’ils ont traversée, la nuit, en barque sur une rivière.</p>
<p>A cette époque, en 1941, les gens ne se rendaient pas encore compte de la cruauté dont les Allemands pouvaient être capables. L’affiche qui menaçait de fusiller les Français qui aideraient les Alliés, ils n’y croyaient guère. Les villageois de ce hameau de Bourgogne s’amusaient de jouer un bon tour aux Allemands, ils étaient contents de rendre service, ils ne se rendaient pas compte du risque qu’ils prenaient.</p>
<p>Un jour, à Paris, il fallut réunir les aviateurs pour leur faire faire des photos d’identité clandestines. Le rendez-vous était dans un cinéma de Saint-Germain en Laye, endroit assez discret où on était presque tout le temps dans le noir. André avait réussi à faire les photos pour six d’entre eux. Pierre devait arriver avec les deux derniers. Mais celui-ci n’arrivait pas. André de plus en plus inquiet vit le film trois fois avant que Pierre n’apparaisse avec les deux Anglais qu’il réussit à caser pour la nuit.</p>
<p>André conduisit donc les huit aviateurs jusqu’à Marseille où d’autres membres du réseau Pat O’Leary prenaient le relais. André ignorait tout de la manière dont les aviateurs regagneraient l’Angleterre. Il ne posa aucune question. Lors de ce périple jusque dans le midi André avait beaucoup parlé avec un Néo-Zélandais prénommé Pat et en le quittant il était satisfait car il était convaincu que ce jeune garçon pourrait efficacement rendre des services aux Anglais.</p>
<p>Suite à une dénonciation, le 14 décembre 1941, André fut arrêté par la gestapo. Il était extrêmement inquiet car il était persuadé d’avoir laissé chez lui un petit carnet bleu où il avait noté un tas d’informations codées, notamment des noms, des adresses. Comme il ne pouvait tout retenir de mémoire, il notait beaucoup d’informations et connaissait six manières de faire passer des renseignements en Angleterre. Il avait inventé son propre système de codage mais le savait bien vulnérable aux investigations de l’ennemi. S’estimant alors responsable des arrestations qui pourraient se produire, il ne put supporter cette idée et jugea que la seule façon de sauver son honneur était de se donner la mort. Il estima qu’on ne pourrait pas ainsi l’accuser d’avoir « donné » des camarades. Il se promit d’enjamber pour se tuer la balustrade du balcon du second étage où on l’avait enfermé dans une cellule. Au bout de quatre jours, la cellule s’ouvrit, le gardien le suivait de près pour le conduire chez le coiffeur, mais André n’a pas sauté, paralysé par la peur. Il était furieux contre lui-même, honteux de sa lâcheté et quand la porte s’ouvrit deux jours après, il sauta.</p>
<p>En fait il ne fut que très gravement blessé et il fut transféré à l’hôpital de la Pitié à Paris où il  y avait un pavillon réservé aux fous dangereux. Les Allemands avaient réquisitionné ce bâtiment pour y enfermer des détenus blessés comme André, en sûreté. Il y fut opéré sans subir d’anesthésie …</p>
<p>Un professeur français de neurologie effectuait à la Pitié les premières opérations du cerveau. Il alla visiter mon futur mari. Le hasard fit qu’André connaissait vaguement ce chirurgien. En effet, il avait eu naguère affaire à lui pour obtenir un faux certificat de maladie mentale afin de ne plus aller travailler à l’inspection des finances et consacrer tout son temps à la Résistance… Plâtré des chevilles jusqu’au cou, André fut surpris de voir dans sa cellule ce professeur de neurologie. Dans la conversation qu’il engagea, André comprit peu à peu que ce médecin le poussait à simuler la folie. Ce dernier avait d’ailleurs déjà certifié auprès des Allemands avoir déjà par le passé diagnostiqué chez André des tendances à délirer. C’étaient vraisemblablement sa sœur et son beau-frère qui avaient imaginé de pousser ce neurologue à donner à André Postel-Vinay l’idée de simuler la folie pour lui éviter d’être fusillé ou déporté. André n’avait jamais vu de malades mentaux de sa vie et ne savait comment s’y prendre… Il se mit à faire des gestes stupides, à prendre des positions abruties et à écrire des poèmes délirants.</p>
<p>Il a ainsi pu être examiné par un psychiatre allemand expert auprès des tribunaux de la Wehrmacht… Pour cela, il a été, le 1° septembre 1942, transféré à l’hôpital Sainte-Anne au pavillon des fous. Le psychiatre allemand le reçu le 3 septembre et le traita avec un certain respect mais il n’était pas dupe de la folie d’André. Il reconnaissait en lui un bon patriote français et le lui fit savoir avec courtoisie… André se leva alors péniblement de son siège et comme dans un roman lui répliqua : « Soit, je ne suis pas fou. Je suis officier français et comme officier, je pense faire ce que je dois faire ! ». Le médecin allemand le raccompagna jusqu’à l’entrée en lui précisant qu’une voiture cellulaire allait venir le chercher mais qu’il lui faudrait attendre un bon bout de temps. Je n’ai su qu’il y a peu de temps que ce psychiatre allemand, en fait un Autrichien, passait aux yeux de certains étudiants français en psychiatrie de Sainte-Anne comme un antinazi. En tous les cas, mon mari a toujours eu le sentiment qu’il l’avait tacitement aidé à fuir.</p>
<p>André était alors habillé en civil, sans cravate, ni lacets de chaussures mais cela le distinguait suffisamment des autres malades qui avaient une tenue spécifique bleue marine. Les sentinelles ne portèrent guère attention à ce civil qui avait du  mal à marcher. Lors de sa tentative de suicide, André avait en effet eu les chevilles brisées. Ne sentant donc pas de regard se porter sur lui, il prit la hardiesse de descendre lentement les trois marches du perron. Comme personne n’avait réagi, il continua à marcher jusqu’à la rue et s’évada ainsi…. Dehors, aucune sentinelle allemande. Mais il n’avait pas d’argent pour prendre le métro. Il aperçut deux enfants et leur dit qu’il était un prisonnier de guerre évadé, qu’il était très fatigué, qu’il avait beaucoup marché et leur demanda de l’aider à prendre le métro. Les enfants sans rien dire, fouillèrent dans leurs poches et réunirent juste la somme pour l’achat d’un ticket. André arriva jusqu’à la station Glacière, non sans peine, en raison des nombreuses marches à grimper.<br />
Oui, il avait vraiment souffert de ses blessures, souffert d’être enfermé, d’être prisonnier dans un plâtre mais il avait réussi son évasion qu’il a d’ailleurs bien relatée dans un livre écrit longtemps après les faits : « <span style="text-decoration: underline;">Un fou s’évade </span>» (éditions du Félin).</p>
<p>André réussit à retrouver un camarade de la Résistance qui était en relation avec le réseau d’évasion Pat O’Leary. C’est dans le double fond d’un char tiré par deux bœufs qu’il passa la ligne de démarcation. Il arriva jusqu’à Marseille où le réseau le cacha et prépara son passage en Angleterre. Ce n’est qu’à ce moment là qu’il apprit comment cela se faisait. Un petit chalutier, qui pouvait contenir une centaine d’hommes bien entassés, accostait à proximité du Cannet, près de Perpignan. Mon mari, qui marchait avec une canne en</p>
<p>souffrant beaucoup, a été conduit jusque là. Le chalutier devait passer, comme d’habitude, pendant la nuit. Il fallut donc attendre. Il y avait du vent mais la lune donnait assez de lumière lorsque les nuages se dissipaient … C’est ainsi qu’André put distinguer parmi les personnes qui attendaient un visage connu. C’était le Néo-Zélandais qu’il avait conduit un an auparavant jusqu’à Marseille. Le réseau Pat O’Leary l’avait acheminé jusqu’en Andorre (par où on pouvait alors passer en Espagne), mais à la frontière, les policiers français l’avaient arrêté. Il avait passé un an en prison à Marseille et il venait de s’évader lui aussi ! Le hasard les faisait se retrouver au  même endroit, au même moment … Pendant deux jours, le chalutier les transporta par une mer agitée. Puis, le groupe fut transféré sur un navire militaire anglais alors que la tempête venait de se calmer. Ils gagnèrent ainsi Gibraltar, territoire britannique.</p>
<p>On a dit que les Français étaient majoritairement pétainistes. Il faut nuancer tout cela. Je vous parlais de l’attitude des enfants après l’évasion d’André. Mais lorsqu’il s’est retrouvé sur le quai du métro, il accosta une vieille dame à l’air sérieux. Il lui raconta la même chose qu’aux enfants en précisant qu’il avait besoin d’argent pour téléphoner à des amis afin d’être hébergé. Elle fouilla dans son sac et lui remit de l’argent. Arrivée à la station Trocadéro, elle alla prévenir le chef de station qui alla immédiatement trouver André. Il lui proposa de lui venir en aide si André ne pouvait joindre avant la nuit et le couvre-feu ses amis. Il lui précisa qu’il finissait son service à 23 heures et qu’il lui laisserait passer la nuit enfermé dans son placard à balais et que le lendemain matin, il pourrait l’emmener chez lui.</p>
<p>La France de l’époque était aussi celle-ci : celle de l’entraide.</p>
<p>J’ai connu à Ravensbrück une camarade qui, avec son époux, s’occupait du gardiennage d’un vaste domaine en Normandie. Après les évènements de Dunkerque, un soldat anglais avait trouvé refuge chez eux. Il est resté près de deux ans ! Ce couple normand ne connaissait pas de filière d’évasion et c’est au moment où il venait d’en trouver une qu’il fut arrêté par la gestapo avec leur Anglais.</p>
<p>Ma sœur Claire Girard, qui fut tuée  à la sortie de Courdimanche après la libération de Paris par des soldats ennemis, s’occupait pendant l’Occupation d’une ferme dans l’Oise. Elle eut alors, elle aussi, à porter secours à des aviateurs alliés … Mais, ce ne fut pas la raison de son exécution. Ma sœur et ses camarades, qui étaient en voiture, ont vraisemblablement été mis à mort par des Allemands qui voulaient s’emparer de leur voiture et fuir avec. A cette époque de la fin d’août 1944, les Allemands étaient à l’affût de la moindre bicyclette pour se sauver. Paris venait d’être libéré…</p>
<p align="center"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Document établi en février 2010 par Mme Anise Postel-Vinay</span></em></strong></p>
<p align="center"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">avec l’aide de M. Couriol et de Mme Leclercq</span></em></strong></p>
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		<title>Pour préparer le concours 2009 / 2010 :</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 21:23:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[8 "Boite à outils" - Sujets du concours et devoir primé]]></category>

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		<description><![CDATA[« L&#8217;appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu&#8217;en 1945 ».
http://www.charles-de-gaulle.org/pages/espace-pedagogique/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation/ressources-pour-preparer-le-concours.php
Le cern souhaite bon travail aux élèves&#8230;et aux professeurs.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>« <em><strong>L&#8217;appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu&#8217;en 1945</strong></em> ».</strong></p>
<p><a href="http://www.charles-de-gaulle.org/pages/espace-pedagogique/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation/ressources-pour-preparer-le-concours.php">http://www.charles-de-gaulle.org/pages/espace-pedagogique/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation/ressources-pour-preparer-le-concours.php</a></p>
<p>Le cern souhaite bon travail aux élèves&#8230;et aux professeurs.</p>
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		<title>Accueil</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 15:04:47 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[

Bienvenue sur le site-blog du Cern.
Deux grands espaces vous attendent :


Le musée virtuel et ses trois salles.
Les pages du blog et ses catégories.
Notre site bénéficie d’un accompagnement musical. « Mélancholia 5 », création originale   pour le site et œuvre de M. Christophe Leroy, professeur de musique au collège de Courdimanche.
Entrez en premier dans le musée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 class="title">
<div class="meta">
<p><span style="color: #000000;"><strong>Bienvenue sur le site-blog du Cern.<br />
<em>Deux grands espaces vous attendent :</em></strong></span></p>
</div>
</h2>
<p class="MsoNormal"><strong>Le musée virtuel </strong>et ses trois salles.<br />
<strong>Les pages du blog </strong>et ses catégories.</p>
<p><em><span style="color: #008000;">Notre site bénéficie d’un accompagnement musical.</span></em><em><span style="color: #008000;"> « <strong><span style="text-decoration: underline;">Mélancholia 5</span></strong> »,</span></em><em><span style="color: #008000;"> création originale   pour le site et œuvre de M. <strong>Christophe Leroy</strong>, professeur de musique au collège de Courdimanche.</span></em></p>
<p><span style="font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';"><strong><span style="color: #ff0000;">Entrez en premier dans le musée virtuel par la barre en haut de page</span></strong><span style="color: #ff0000;"><br />
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<p>Pour Adhérer au cern :</p>
<p><a href="http://www.rene-nodot.org/pour-adherer-au-centre-detudes-rene-nodot/">http://www.rene-nodot.org/pour-adherer-au-centre-detudes-rene-nodot/</a></p>
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		<title>Pour Adhérer au centre d&#8217;Etudes René Nodot</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 15:02:29 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[EXTRAIT DES STATUTS :
&#8220;ARTICLE 3 : But de l&#8217;Association :
« Cette Association a pour but de
rechercher, tous témoignages ayant trait à l’époque de la résistance et de la déportation….Le centre de documentation souhaite contribuer à l’éducation civique des jeunes par la communication d’informations historiques sur les conséquences du fascisme, du nazisme, du racisme et de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>EXTRAIT DES STATUTS :</p>
<p>&#8220;ARTICLE 3 : But de l&#8217;Association :</p>
<p>« Cette Association a pour but de<br />
rechercher, tous témoignages ayant trait à l’époque de la résistance et de la déportation….Le centre de documentation souhaite contribuer à l’éducation civique des jeunes par la communication d’informations historiques sur les conséquences du fascisme, du nazisme, du racisme et de la falsification de l’Histoire.&#8221;</p>
<p><strong>Adhésion à l’Association : 15 euros </strong></p>
<p><em>Modèle de coupon à  retourner au trésorier  du Cern :</em></p>
<p>M. J.P Olivier 72 rue de la Tournade 95220 Herblay.</p>
<p>Nom :<br />
Prénom :<br />
Adresse :</p>
<p>Tél :<br />
Courriel :</p>
<p>Adhère au CERN et verse une cotisation de 15 euros pour l’année 2010.</p>
<p>ordre du chèque :<br />
Centre d’Etudes René-Nodot<br />
Signature :</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Robert Dubrulle : Staline Chocolat.</title>
		<link>http://www.rene-nodot.org/robert-dubrulle-staline-chocolat/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 14:04:36 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[9 Robert Dubrulle. Mémoires d'un réfractaire]]></category>

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		<description><![CDATA[

Mémoires d&#8217;un jeune français, déplaçé en Ukraine, avant de devenir réfractaire au STO.
http://www.robert-dubrulle.fr/
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<address><em><span style="font-family: Garamond; font-size: x-large;"><br />
</span></em></address>
<h2>Mémoires d&#8217;un jeune français, déplaçé en Ukraine, avant de devenir réfractaire au STO.</h2>
<h3><a href="http://www.robert-dubrulle.fr/">http://www.robert-dubrulle.fr/</a></h3>
]]></content:encoded>
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		<title>SAM BRAUN témoigne au collège Georges Duhamel à Herblay 95</title>
		<link>http://www.rene-nodot.org/sam-braun-temoigne-au-college-georges-duhamel-a-herblay-95/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 10:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 19 mars 2009 les élèves de Monsieur Bertrand  Bujaud , professeur d&#8217;histoire et de géographie au collège d&#8217;Herblay et membre du cern, ont rencontré Sam Braun :


1) Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?
Il est difficile de répondre simplement à cette question car chaque souvenir de cette époque est douloureux. Le sentiment de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 19 mars 2009 les élèves de Monsieur Bertrand  Bujaud , professeur d&#8217;histoire et de géographie au collège d&#8217;Herblay et membre du cern, ont rencontré Sam Braun :<br />
</em></p>
<p align="center"><strong></strong></p>
<p><strong>1) </strong><strong>Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</strong></p>
<p>Il est difficile de répondre simplement à cette question car chaque souvenir de cette époque est douloureux. Le sentiment de déshumanisation est certainement le plus horrible et était toujours présent.<span id="more-96"></span></p>
<p>En ce qui concerne les privations, on sait que les rations alimentaires étaient calculées de manière à permettre à un déporté, même employé dans une usine à proximité du camp, de survivre un mois et demi au plus . Nous recevions le matin 200 grammes de pain, 15 g. de margarine et une louche de pseudo-café. Une fois par semaine, le petit déjeuner était complété d&#8217;une cuillère à café de confiture et d&#8217;une tranche de (saucisse) saucisson de même couleur que le saucisson à l&#8217;ail. Le midi et le soir, le repas se composait d&#8217;un litre de soupe claire, donc peu nourrissante. Malgré ce régime trop restreint, il y a eu quelques survivants !</p>
<p>Je crois avoir survécu à Auschwitz en m&#8217;extrayant psychologiquement de cet enfer en me refermant sur moi-même, m&#8217;imaginant ailleurs, insensible aux maltraitances, évoquant parfois les souvenirs de ma vie d&#8217;avant, y compris les bonnes recettes  de cuisine d&#8217;antan de ma mère. Cette attitude était cependant dangereuse à long terme car elle me conduisait à vivre dans un monde virtuel, à l&#8217;écart de mes camarades déportés. Je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas de souvenir de gestes ou d&#8217;actes de solidarité entre déportés car j&#8217;étais trop solitaire et rêveur pour en être témoin.</p>
<p><strong>2) </strong><strong>Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ?<em> </em>Qu&#8217;avez-vous ressenti alors ? Détestiez-vous les Allemands ? </strong></p>
<p>Je n&#8217;ai pas été libéré du camp d&#8217;Auschwitz. Avant l&#8217;arrivée des Russes, les Allemands nous ont évacués vers l&#8217;ouest au cours de ce que l&#8217;on a appelé ensuite les « marches de la mort » : 60 KM de marche dès le premier jour, puis quatre mois de marche continuelle ou de voyage en train, en étant toujours très peu nourris. Un jour, de faux S.S. nous ont faits descendre d&#8217;un train demandant aux malades de descendre. ( ; nous avions peur puis avons compris qu&#8217;il s&#8217;agissait de résistants tchécoslovaques déguisés. Nous étions libérés !) J&#8217;étais épuisé et atteint du typhus et avait décidé de mourir car je n&#8217;en pouvais plus. Mais alors que je croyais aller vers la mort c&#8217;est la vie qui m&#8217;accueillait, car ces SS étaient en fait d »s résistants tchéchoslovaques. J&#8217;étais à Prague, en Tchéchoslovaquie</p>
<p>(Après ma libération, j&#8217;ai été conduit à la gare de Prague en Tchécoslovaquie.) Des femmes compatissantes ont déposé sur mon brancard des bonbons, des gâteaux&#8230; que je n&#8217;ai pas mangés immédiatement. (Peu après, je me suis rendu compte qu&#8217;une infirmière s&#8217;était empressée de retirer tout cela entre temps. ) Le soir même une infirmière a pris tout ce qu&#8217;il y avait sur le brancard ! Quelle déception ! En fait cette femme venait de me sauver la vie. La consommation de denrées trop riches dans mon état aurait été catastrophique. Comme je lui en ai voulu pourtant sur le coup !</p>
<p>En ce qui concerne mon ressenti vis à vis des Allemands, je ne peux pas dire que je les détestais. Je distinguais assez clairement le peuple allemand et le nazisme, responsable de tant d&#8217;horreurs, de la mort de mes proches, et qu&#8217;il fallait condamner sans ambiguïté. D&#8217;ailleurs je me souviens avoir vu des prisonniers allemands durant ma convalescence à Prague. Ils étaient occupés à évacuer des décombres. Reconnaissant à mon allure et ma maigreur un rescapé de déportation, (un) le gardien tchécoslovaque a cru me satisfaire en se mettant à brutaliser les prisonniers. Je n&#8217;ai éprouvé nul plaisir revanchard, au contraire. J&#8217;ai pris alors conscience de mon absence de haine à l&#8217;égard de l&#8217;Allemagne. Ce qui ne veut pas dire que je me montre clément face aux horreurs nazies.</p>
<p><strong>3) </strong><strong>Comment avez-vous reconstruit votre vie après la déportation ?</strong></p>
<p>Après ma convalescence en Tchécoslovaquie, je suis revenu en France et y ai retrouvé ma grande sœur et mon grand frère. J&#8217;ai vécu avec eux. Tous les autres membres de ma famille sont morts en déportation.</p>
<p>Reconstruire ma vie m&#8217;a été difficile durant plusieurs années. D&#8217;une part, juif de par mes origines mais athée par tradition familiale, je n&#8217;étais pas au clair avec mon identité juive immédiatement après mon retour de déportation. J&#8217;ai cherché ma voie quelque temps avec difficulté, traversant une période d&#8217;alcoolisme dont je ne suis sorti qu&#8217;au bout d&#8217;une année. Je me suis ensuite marié. J&#8217;ai souhaité entamer des études de médecine, ce qui n&#8217;était pas facile du fait de l&#8217;interruption de ma scolarité durant la guerre et la déportation. J&#8217;ai tout de même réussi à obtenir mes diplômes et ai exercé ce métier avec passion.<em></em></p>
<p><strong><em>4) </em></strong><strong>Pourquoi ne pas avoir fait retirer votre tatouage de déporté ?  <em></em></strong></p>
<p><em></em></p>
<p>J&#8217;ai conservé le numéro de déporté qui avait été tatoué sur mon bras (mesure imposée quasi exclusivement aux Juifs par les nazis lors de leur arrivée dans les camps). Néanmoins j&#8217;ai eu la tentation de l&#8217;enlever. A mon retour de déportation celui-ci me gênait, me faisait honte. Je portais toujours des chemises à manches longues même par grande chaleur. Durant mes études de médecine j&#8217;ai décidé de le faire retirer. J&#8217;ai donc pris rendez-vous chez le chirurgien pour cela. Et puis j&#8217;y ai renoncé au dernier moment. J&#8217;avais un camarade étudiant en médecine comme moi qui venait des Etats-Unis. Victime de la politique des quotas d&#8217;inscription à l&#8217;encontre des étudiants noirs, il n&#8217;avait pu poursuivre ses études dans son pays et était donc venu chez nous. J&#8217;ai réalisé (qu&#8217;il ne saurait envisager de dissimuler) que lui ne pouvait pas cacher sa couleur noire et la discrimination qui s&#8217;y rattachait. Pourquoi alors devais-je dissimuler mon identité juive et mes souffrances passées ?</p>
<p><strong>5) </strong><strong>A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</strong></p>
<p><em></em></p>
<p>(Je pensais pouvoir et devoir témoigner de ce que je savais de la déportation et de ce que j&#8217;avais vu et vécu). Je me suis vite rendu compte ( pourtant  ) que les gens avaient énormément de mal à croire ou à s&#8217;intéresser aux récits des rescapés immédiatement après la guerre. Je me suis tu, n&#8217;ai parlé ni à ma femme, ni à mes enfants. Finalement ce sont mes petits enfants qui ont bénéficié de mon témoignage et à qui j&#8217;ai offert un exemplaire de mes mémoires. Et ce silence a duré quarante ans jusqu&#8217;au moment où une de mes amies professeur d&#8217;histoire  dans un grand lycée parisien m&#8217;a demandé de venir témoigner devant ses élèves de Terminale.</p>
<p><em></em></p>
<p><strong>6) </strong><strong>Quel effet cela vous fait-il de revenir visiter le camp ?</strong></p>
<p>La visite d&#8217;Auschwitz n&#8217;est devenue réellement possible qu&#8217;à partir des années 90, une fois le rideau de fer tombé et le communisme disparu à l&#8217;est. En 1995, la décision du voyage a été prise en quelques jours et nous sommes partis, (certains) trois de mes enfants, ma femme et moi-même. Je souhaitais revoir le lieu où étaient morts mes parents et ma petite sœur. J&#8217;ai éprouvé deux émotions très fortes. L&#8217;une en passant sous la cynique inscription à l&#8217;entrée du camp « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »), j&#8217;ai éclaté en sanglot, moi qui n&#8217;avais pas versé une larme durant toute ma déportation. J&#8217;ai été également bouleversé devant les vitrines exposant les cheveux, (les dents,) les lunettes et les chaussures ( ou les poupées), toutes ces choses dont les déportés ont été dépouillés.</p>
<p>Suggestions : ajouter une photo légendée du collège G° Duhamel, avec les trois lauréates de cette année.</p>
<p>le blog ou site de Sam Braun</p>
<p><a href="http://www.sambraun.com/">http://www.sambraun.com/</a></p>
<p><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pièces annexes :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="border: 0.5pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm; text-align: center;" align="center"><strong>PREPARATION DE LA RENCONTRE DES ELEVES DE GEORGES DUHAMEL AVEC SAM BRAUN. LE JEUDI 19 MARS 2009</strong></p>
</div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Biographie établie d’après :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Sam BRAUN. Entretien avec Stéphane GUINOISEAU</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu</em>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Albin Michel, 2008</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><em>Mars 1942 –<span> </span>Août 1944</em></strong> : 76 000 juifs déportés de la France, moins de 2 600 reviennent des camps</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1920</strong> : Mariage des parents de Sam Braun,</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Faivel (dit Félix), père d’origine polonaise ; Malka (dite Pauline), mère d’origine russe</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Naturalisés tous les deux ensemble en 1924</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1927</strong> : Naissance de Sam Braun à Paris</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1937 / 1938</strong> : La famille Braun quitte Paris pour Clermont-Ferrand</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">N’est pas au courant des rafles d’Août 1942. Il apprend néanmoins l’arrestation d’étudiants de la faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il n’a pas vraiment alors de crainte vis-à-vis du régime de Vichy. Il ne ressent pas spécialement d’hostilité à l’encontre au lycée Blaise-Pascal. (« Jamais je n’ai ressenti le moindre antisémitisme, non, jamais » [p.42]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Elèves recevant<span> </span>des bonbons après avoir chanté <em>Maréchal nous voilà</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&lt;!&#8211;[if !supportEmptyParas]&#8211;&gt; &lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>11 novembre 1943</strong> : Sam Braun, en compagnie de lycéens de Clermont-Ferrand et d’étudiants de la faculté de Strasbourg, manifeste place de Jaude</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Ils font le tour de la place avec deux bâtons et tapant par terre, tout en marchant [p.43]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">2 bâtons = 2 gaules = De Gaulle</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>12 Novembre 1943</strong> : Arrestation de Sam Braun, de sa sœur Monique (11 ans) et de ses parents par 5/ 6 Miliciens « tous habillés de la même façon, avec un grand manteau et un chapeau » [p.44]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Les Miliciens laissent seule dans l’appartement la grand-mère de Sam Braun. Grabataire, « elle y est probablement morte dans la solitude et l’abandon, car ils ont ensuite posé des scellés sur la porte. » [p.45]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">La famille est conduite à Drancy</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>7 décembre 1943</strong> : Départ pour Auschwitz (convoi n°64)</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Conditions de voyage éprouvantes (« Au début, on ne pouvait pas s’asseoir tellement nous étions nombreux, serrés les uns contre les autres, tassés comme des bêtes. Puis, très vite, dès les premières heures, peut-être parce qu’une partie des gens présents dans ce wagon étaient assez âgés, il y a eu des morts » [p.62]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">« Avant d’être dans ce wagon à bestiaux, je n’avais pas vu de gens mourir. La mort était un sujet tabou, on la cachait aux enfants. […] Ca fait un drôle d’effet de voir pour la première fois des gens mourir, des êtres humains qui peu de temps avant respiraient, geignaient et même pleuraient. » [p.62]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">« Mes parents, malgré cette ambiance mortifère, tentaient de nous distraire, ma petite sœur et moi. Ils essayaient de nous amuser pour que le temps passe plus vite, pour qu’on ne pense pas trop aux morts, qu’on oublie quelques instants nos effroyables conditions d’existence, pour qu’on ne pense pas à ce qui nous attendait.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: justify;">Je crois qu’eux-mêmes n’imaginaient pas ce qui allait suivre. » [p.63]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>décembre 1943</strong> : Arrivée à Auschwitz (« Avec le froid, une explosion de cris qui, comme des aboiements de chiens, me poursuivent toujours. ‘’Schnell, raus, schnell’’, tout cela avec des coups car il fallait sortir du wagon le plus vite possible pour que le train puisse repartir rapidement chercher une nouvelle cargaison de martyrs ! » [p.66]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun est transféré à Auschwitz III, Buna-Monowitz, après une « sélection ». L’avant-bras gauche est tatoué avec un numéro à 6 chiffres (167472).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Construction d’une usine d’IG Farben pour fabriquer du caoutchouc synthétique (<em>Buna</em> en allemand).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Primo Levi (non rencontré par Sam Braun) était également « à la Buna »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">&lt;!&#8211;[if !supportLists]&#8211;&gt;<span style="font-family: Wingdings;">Ø<span style="font-family: "> </span></span>&lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;Travail physique au commando 55, lever à 4 ou 5 heures en<span> </span>fonction des saisons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>18 janvier – début mai 1945</strong> : « marche de la mort »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun quitte Buna-Monowitz sans rien. C’est le début d’un long périple.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">De faux SS demandent aux malades de descendre du train. Persuadé qu’il va mourir, à bout de force, Sam Braun se résigne à descendre. Il est en fait libéré par des Résistants tchécoslovaques. Il pense que les autres prisonniers restés dans le train sont morts.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Juillet 1945</strong> : Sam Braun revient en France par un avion sanitaire de l’armée française, avec un petit nombre de rapatriés depuis Prague</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun subit un interrogatoire par le deuxième bureau français, puis est conduit au Lutetia</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun finit par retrouver son frère et sa sœur</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Il rentre fêter son retour à Clermont, boit un porto et tombe inconscient (il avait perdu 15 kilos dans les camps)</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun passe le baccalauréat et devient médecin</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Années 1970 – 1980</strong> : Sam Braun décide de témoigner</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1995</strong> : Retour à Aushwitz, accompagné de son épouse et trois de ses quatre enfants</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>2000</strong> : Visite en Pologne de Sam Braun en tant que Président d’une association française luttant contre tous les extrémismes « Cercle mémoire et Vigilance »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Recherche du cimetière juif des ancêtres de Sam Braun</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>2004 –</strong> <strong>2005</strong> : Lors de cette année scolaire, Sam Braun témoigne devant cinq mille sept cents enfants</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>19 Mars 2009</strong> : Sam Braun témoigne devant les élèves de 3<sup>e</sup> du collège Georges Duhamel</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="border: 0.5pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm; text-align: center;" align="center"><strong>Exemples de question pouvant être posées à Sam BRAUN</strong></p>
</div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ressentiez-vous l’antisémitisme au lycée durant la guerre ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour quelles raisons avez-vous été arrêté en novembre 1943 ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Y a-t-il eu des Allemands vous ayant laissé une bonne impression, malgré l’enfer ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Durant la « marche de la mort » [p128]</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment avez-vous tenu 4 mois durant la « marche de la mort » alors que vous n’aviez rien emporté avec vous ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ? Pourquoi la considérez-vous comme « romanesque » ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&lt;!&#8211;[if !supportEmptyParas]&#8211;&gt; &lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pourquoi avez-vous été quelque peu déçu par votre retour en France ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour quelle raison avez-vous gardé des chemises aux manches longues même lors d’étés caniculaires, bien après la guerre ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment faire le deuil des proches disparus à Auschwitz ?</p>
<p class="MsoBodyText">INTERVIEW DE SAM BRAUN REALISE PAR LES ELEVES DE 3° DU COLLEGE GEORGES DUHAMEL A HERBLAY</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"><strong>LE 19 MARS 2009</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Qu’avez-vous ressenti lors de la Libération ? Détestiez-vous les Allemands alors ? <em>Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ? Pourquoi la considérez-vous comme « romanesque » ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Pourquoi ne pas avoir fait retirer votre tatouage de déporté ?<span> </span><em>Pour quelle raison avez-vous gardé des chemises à manches longues même lors d’étés caniculaires, bien après la guerre ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Pourquoi n’avez-vous pas parlé à vos enfants de votre déportation ? <em>A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Quel effet cela vous fait-il de revenir visiter le camp ?</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Maquis de Saint Clair (Calvados) : son histoire par Henri Lampérière</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 19:29:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 sur les traces du Maquis de Saint Clair]]></category>

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		<description><![CDATA[Le maquis de Saint-Clair est issu de l&#8217;amalgame en février 1944 de plusieurs groupes de Résistance opérant depuis le début de l&#8217;Occupation dans un vaste secteur au S.E. de Caen. Le maquis de Saint Clair, sous les ordres du Capitaine Dandicolle, passe à l&#8217;action, à la veille du Débarquement. L&#8217;effectif du maquis est alors d&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le maquis de Saint-Clair est issu de l&#8217;amalgame en février 1944 de plusieurs groupes de Résistance opérant depuis le début de l&#8217;Occupation dans un vaste secteur au S.E. de Caen. Le maquis de Saint Clair, sous les ordres du Capitaine Dandicolle, passe à l&#8217;action, à la veille du Débarquement. L&#8217;effectif du maquis est alors d&#8217;une centaine de personnes. Une moitié se destine aux opérations actives, l&#8217;autre moitié se consacre au renseignement et à l&#8217;asile. Le Capitaine Jean Renaud-Dandicolle du <em>Spécial Opération</em> <em>Exécutive</em> (S.O.E.), britannique,est un jeune officier d&#8217;origine bordelaise qui a été parachuté en Mayenne pour y unir les maquis. Il a ensuite organisé tous les parachutages pour un maquis dans la Manche, avant de placer sous son commandement trois groupes de résistants qui ont formé le maquis : le groupe d&#8217;André Lenevez, le groupe de Jean Foucu. et le groupe d&#8217;André Masseron.<span id="more-56"></span>André Lenevez est en relation avec l&#8217;<em>Intelligence Service, il </em>ramasse les armes abandonnées par les Français, donne des renseignements sur les troupes et sur l&#8217;aviation allemandes, fabrique de fausses cartes d&#8217;identité et d&#8217;alimentation et organise une filière de cache pour les réfractaires au S.T.O. dans les fermes du secteur. Au début de 1943, il est contacté par un responsable de l&#8217;O.C.M, qui lui demande de former un groupe d&#8217;une quinzaine d&#8217;hommes qui devront être prêts à agir en vue du jour J. Le 5 février 1944, il se rend à la maternité de Bénouville, un centre important de l&#8217;activité clandestine, et y rencontre le capitaine Jean Renaud-Dandicolle. André Lenevez quitte alors l&#8217;O.C.M. et s&#8217;intègre à la nouvelle formation qui dirige le maquis de Saint-Clair, avec le titre de lieutenant.<br />
Dès 1941, Jean Foucu, lui, est en contact avec un officier des services spéciaux anglais. Il pose des balises-radio<strong> </strong>pour guider les avions alliés, cherche des renseignements, essaie de lutter contre la Déportation. En septembre 1943, avec Henri Lampérière, gendarme à Bretteville-sur-Laize, il centralise du matériel amassé en vue de la préparation des combats de la Libération. (grenades, fusils, revolvers)Le travail de renseignement, accompli par le groupe Foucu, Lampérière, et le groupe Masseron, permit d&#8217;identifier les installations secrètes faites par les Allemands. Des rampes de lancement de V1 furent ainsi neutralisées par les Alliés dès les premiers jours du Débarquement.<br />
André Masseron, un charcutier, crée, en 1941, un groupe affilié à l&#8217;O.C.M. Ce réseau de renseignements et d&#8217;aide aux parachutistes alliés en détresse ou en mission, lutte également contre la Déportation. Le groupe Masseron bien organisé et prêt à passer à l&#8217;action, délivre à lui seul plusieurs centaines de fausses cartes et de faux papiers aux réfractaires du S.T.O. Beaucoup d&#8217;entre eux sont cachés dans les fermes de la région. Le dépôt d&#8217;armes pour équiper ces futurs combattants se trouve chez M. Masseron.<br />
Au début de 1944, le groupe Foucu-Lampérière se joint au groupe Lenevez pour former le maquis de Saint-Clair. Quelque temps après, celui d&#8217;André Masseron se joint à eux. Sous le commandement du Capitaine Jean-Renaud Dandicolle, le maquis de Saint-Clair passe à l&#8217;action.<br />
Fin avril 1944, la B.B.C annonce un parachutage à Saint-Clair :&#8221;Le cerf-volant tire la ficelle, des écureuils ramassent les noix&#8221;.Ainsi prévenu le maquis réceptionne et camoufle, le 18 mai et le 3 juin, cinq tonnes d&#8217;armes, de munitions et d&#8217;explosifs, des postes récepteurs de radio miniaturisés, des pansements et du ravitaillement dans la ferme des époux Grosclaude à Pierrefitte.Cette ferme, isolée, sert de quartier général et camoufle le matériel indispensable à leur mission : mitraillettes Sten, carabines U.S., pistolets, fusils mitrailleurs anglais Bren, plastic, cordeau détonnant, amorces et crayons allumeurs à retardement, grenades, crève-pneus et grenades Gammon&#8230;Les hommes du capitaine Jean-Renaud Dandicolle sont prêts à toute intervention.Le 5 juin au soir, la BBC lance le message: &#8220;Le chant du laboureur dans le matin brumeux&#8221;. Pour les dirigeants du maquis, c&#8217;est l&#8217;alerte générale. Le Débarquement est imminent, il faut passer à l&#8217;action.Une première équipe, composée d&#8217;André et Robert Lenevez, de MM.Dan père et fils et d&#8217; André Héricy, doit faire sauter la voie ferrée Caen-Fiers à la hauteur de la halte de Grimbosq dans la nuit du 5 au 3 juin.Une deuxième équipe<strong>,</strong> placée sous les ordres directs du capitaine Jean Renaud-Dandicolle et comprenant Jean Foucu, et ses amis est chargé d&#8217;attaquer une colonne allemande près de l&#8217;Etang de Meslay<em>.</em>La troisième équipe enfin, avec Henri Lampérière, se charge de transporter une tonne d&#8217;armes et d&#8217;explosifs de Saint-Clair à des francs-tireurs qui, abattant des arbres sur les routes, attaquent des estafettes ennemies. ou sèment l&#8217;inquiétude et la panique dans les convois allemands en parsemant la route de crève-pneus. Retarder le cheminement des troupes allemandes et de leur matériel vers le front, les démoraliser et de leur donner un sentiment d&#8217;insécurité était, dans ces premiers jours du débarquement, précieux pour les Alliés.A la mi-juin, la concentration des troupes allemandes dans la région est telle que le capitaine Jean Renaud-Dandicolle, suivant en cela les ordres du commandement allié tente un repli du maquis. Puis, le 7 juillet, il annonce qu&#8217;il a décidé de replier son P.C. sur la Mayenne, en arrière des lignes d&#8217;où il pourra renseigner les Alliés sur les mouvements des troupes allemandes.Six personnes restent passer la nuit à la ferme des Grosclaude afin de participer à la soirée d&#8217;adieu. Jean Foucu, Jean et Eugénie Grosclaude, les fermiers, Jean Renaud Dandicolle; Maurice<strong> </strong>Larcher<strong> </strong>un lieutenant anglais originaire de 1&#8242;lle Maurice, officier radio, et un canadien, Cleary, pilote de chasse d&#8217;un avion abattu en Mayenne.Le 8 juillet au petit matin ( il est environ 6 heures 30 ), deux Allemands se présentent à la ferme pour vraisemblablement la réquisitionner, car de nombreux soldats allemands campaient dans les bois environnants et étaient sans toit.L&#8217;affrontement est inévitable. Les deux soldats sont abattus, mais l&#8217;un d&#8217;eux qui n&#8217;est que blessé a le temps de crier et ainsi d&#8217;avertir les troupes allemandes cantonnées à proximité. L&#8217;ennemi cerne très rapidement la ferme des Grosclaude..Les quatre maquisards décident de s&#8217;enfuir séparément. Maurice Larcher et le pilote canadien partent vers Bonneuil à travers champs. Mais, ils sont finalement rattrapés par leurs poursuivants et abattus à leur tour. Jean Renaud-Dandicolle et Jean Foucu, eux, ont réussi à s&#8217;échapper. Jean Foucu a fui par les bois, il connait parfaitement les lieux et parvient à s&#8217;en tirer.Par contre, Jean Renaud Dandicolle qui est parti dans une autre direction a été rattrapé par les Allemands.Dans le même temps, les Allemands restés à la ferme ont lâché le chien des Grosclaude, qui aussitôt s&#8217;est précipité à la recherche de ses maîtres comme il en a l&#8217;habitude. Retrouvés,Georges et Eugénie Grosclaude sont arrêtés, emmenés dans une ferme voisine pour être interrogés. Ils y ont été torturés et humiliés.Puis, les époux Grosclaude ont été ramenés chez eux.. Leurs tortionnaires ont vite découvert le dépôt d&#8217;armes, ils ont aussi mis la main sur le poste et se sont appropriés 700000F et les bijoux de Mme Grosclaude. Ils se partagèrent le tout avant de mettre le feu à la ferme.Trois jours après leur arrestation, un sous officier allemand aurait déclaré « Pour Grosclaude et sa femme, c&#8217;est fini, ils sont sous terre. »Jamais, on ne retrouvera les corps de Georges et Eugénie Grosclaude, mais ni lui, ni sa femme, malgré les tortures subies, n&#8217;ont parlé et aucun membre du réseau n&#8217;a, par la suite, été inquiété.Le corps de Jean Renaud-Dandicolle, lui non plus, n&#8217;a jamais été retrouvé. L&#8217;enquête, entreprise dès novembre 1944 par son père, n&#8217;a pas abouti.Le mystère reste aujourd&#8217;hui encore entier, malgré le témoignage d&#8217;un résistant bordelais, déporté de février à août 1944, qui évoque un compagnon qui, à Buchenwald, se fit appeler Jean Renaud-Dandicolle.Mais, Le père de Jean Renaud Dandicolle n&#8217;a jamais retrouvé trace de la présence de son fils à Buchenwald. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;hypothèse la plus souvent retenue par les historiens est que Jean Renaud-Dandicolle aurait été fusillé, puis inhumé anonymement dans la région. Mais cela reste à prouver.En hommage à son activité de Résistant, à son courage, à sa loyauté, il a été fait Chevalier de la légion d&#8217;honneur et a reçu la <em>Military cross à </em>titre posthume.La citation suivante accompagne sa nomination dans l&#8217;Ordre de la Légion d&#8217;honneur : « Jeune officier, d&#8217;un courage et d&#8217;une valeur exceptionnels, parachuté en Normandie en 1944,<strong> </strong>a dirigé et équipé des maquis, renseigné les Alliés. Blessé grièvement et fait prisonnier, torturé, ne donna aucun renseignement à l&#8217;ennemi. A trouvé une mort glorieuse dans l&#8217;accomplissement de sa mission. »Le maquis de Saint-Clair s&#8217;achève malheureusement sur cette tragédie.</p>
<p>Texte du 3 juin 19970</p>
<p>D&#8217;après le témoignage d&#8217;Henri Lampérière, <em><span style="text-decoration: underline;">Histoire du maquis</span></em><span style="text-decoration: underline;"> <em>de Saint-Clair</em></span><em> 1982.</em></p>
<p>références web suite à une recherche google :</p>
<p><a href="http://www.etab.ac-caen.fr/cleh/peda/histgeo/resistance/hommage.html">http://www.etab.ac-caen.fr/cleh/peda/histgeo/resistance/hommage.html</a></p>
<p><a href="http://www.etab.ac-caen.fr/cleh/peda/histgeo/resistance/actions.html">http://www.etab.ac-caen.fr/cleh/peda/histgeo/resistance/actions.html</a></p>
<p><a href="http://amicale.jmbuckmaster.free.fr/DiscoursVico.htm">http://amicale.jmbuckmaster.free.fr/DiscoursVico.htm</a></p>
<p><a href="http://www.guerre-mondiale.org/Articles/helmsman.htm">http://www.guerre-mondiale.org/Articles/helmsman.htm</a></p>
<p>Un bon article sur Renaud Dandicolle :</p>
<p><a href="http://www.guerre-mondiale.org/Articles/saintclair.htm">http://www.guerre-mondiale.org/Articles/saintclair.htm</a><a href="http://www.marianne2.fr/LES-MYSTeRES-DE-L-OUEST_a52603.html">http://www.marianne2.fr/LES-MYSTeRES-DE-L-OUEST_a52603.html</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>TÉMOIGNAGE DE GEORGES BERNIER, MEMBRE DU MAQUIS  DE SAINT‑CLAIR</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 17:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[1 sur les traces du Maquis de Saint Clair]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis né le 23 juillet 1924 à Urville. J&#8217;ai rejoint le Maquis de Saint Clair le 16 février 1944.
J&#8217;ai été homologué comme membre des Forces françaises de l&#8217;Intérieur, Maquis de Saint clair, du 20 février 1944 au 17 août 1944. J&#8217;ai continué à servir dans cette formation jusqu&#8217;au 1er septembre 1944 ( Certificat National [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoBodyText">Je suis né le 23 juillet 1924 à Urville. J&#8217;ai rejoint le Maquis de Saint Clair le 16 février 1944.</p>
<p class="MsoBodyText">J&#8217;ai été homologué comme membre des Forces françaises de l&#8217;Intérieur, Maquis de Saint clair, du 20 février 1944 au 17 août 1944. J&#8217;ai continué à servir dans cette formation jusqu&#8217;au 1er septembre 1944 ( Certificat National d’appartenance).</p>
<p class="MsoBodyText">Précédemment j&#8217;avais été requis pour le travail obligatoire en Allemagne. J&#8217;ai profité d&#8217;une permission pour ne pas repartir. J&#8217;ai rejoint le groupe d&#8217;André Le Nevez garagiste à Cesny Bois Halbout. Je me suis caché chez lui. Je ne suis pas retourné chez mes parents à Détroit( 14 ) car<span> </span>la gendarmerie allemande est venue trois fois pour me rechercher.<span id="more-93"></span></p>
<p class="MsoBodyText">Toutes mes activités se sont déroulées au sein du Maquis de &#8216;Saint-Clair. Le centre du Maquis était installé à la Ferme Grosclaude. Cette ferme était implantée a Est de la départementale 23, à 600 mètres Nord-Est du lieu-dit &#8221; Le Belvédère&#8221;. Elle était approximativement au même emplacement que la ferme reconstruite après la guerre, en face du monument rappelant la tragédie du 8 Juillet 1944. Il est important de préciser que le bois de Saint-Clair s&#8217;approchait beaucoup plus des bâtiments de la ferme. Ces bois venaient à proximité du bâtiment en tôle qui subsiste à l&#8217;Est du chemin d&#8217;accès à la ferme.</p>
<p class="MsoBodyText">J&#8217;ai accompli plusieurs missions de renseignements. Mes actions essentielles ont été les suivantes</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">1)<span style="font-family: "> </span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Premier parachutage<span> </span>d&#8217;armes 18 mai 1944</span></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le message annonçant le parachutage était le suivant: « Le cerf Volant tire la ficelle » </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le premier parachutage eut lieu à Saint-Clair le 18 Mai 1944 vers 23 h 30, dans la prairie dépendant de lit Ferme Grosclaude, située entre la Ferme au Nord, et la route de Bonnoeil, au Sud. L&#8217;avion venait de la direction de Saint-Omer. Il passait au-dessus dit terrain et allait ensuite tourner, au-dessus du Clocher de Pierrefitte-en-Cinglais. Il se présentait ensuite venant du Sud, en direction du Nord. À ce moment-là, le pilote apercevait les lampes de poche allumées par les hommes du Maquis de Saint‑Clair. Cette ligne lumineuse lui donnait l&#8217;axe de parachutage. Il larguait les containers au moment où il franchissait la route de Pierrefitte. J&#8217;étais de garde à l&#8217;extrémité Sud-Est de la zone de parachutage, sur lit route de Bonnoeil. Je fus, avant le parachutage, alerté par un bruit insolite dans la haie qui s&#8217;amplifiait et se rapprochait, c&#8217;était en fait un lièvre magnifique qui a bondi hors de la haie. A ce parachutage participèrent une douzaine de membres du Maquis. Je ne me souviens pas de tous les noms.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Comme J&#8217;étais mécanicien, j&#8217;ai été formé par Jean Renaud &#8211; Dandicolle au démontage, à l&#8217;entretien , à la préparation des armes pour le combat, et à la confection des chargeurs. Jean m&#8217;avait appris le fonctionnement de ces armes, l&#8217;utilisation des crayons-allumeurs, des crève-pneus etc &#8230; </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après cette formation Jean me nomme Caporal instructeur pour les armes et les explosifs et le matériel parachuté (je possède les justificatifs de cette nomination ) Je mets ensuite en place tout ce matériel dans le<span> </span>magasin. On appelait &#8221; magasin&#8221; un abri constitué avec des fagots de bois. Je transporte quelques jours après titre partie de ces armes à la Gendarmerie de Pont d&#8217;Ouilly et au Détroit chez mon père. J&#8217;ai expliqué à chaque fois le fonctionnement de ces armes. Je les transportais dans une remorque accrochée à l&#8217;arrière de mon vélo. Je précise que les allemands occupaient le lieu-dit &#8220;Le Belvédère&#8221; qui constituait un observatoire important sur toute la région. Deux allemands étaient de garde en permanence à ce poste. A chaque parachutage deux ou trois membres du Maquis montaient la garde autour de cet observatoire pour neutraliser ces deux soldats allemands, en cas de besoin.</span><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">2 Confection de fagots de bois</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: left;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Plusieurs jours avant le premier parachutage d&#8217;armes, deux groupes de résistants, l&#8217;un dépendant de Lucien Bernier et l&#8217;autre d&#8217;André Le Nevez, soit au total environ une douzaine d&#8217;hommes dont Lucien Bernier, André Le Nevez, André Héricy, Louis Jousset etc&#8230;, confectionnèrent des fagots de bois, c&#8217;est-à-dire des bourrées, dans le bois de Saint-Clair. Ces fagots furent rassemblés en un mulon au pignon de la Maison de la Ferme Grosclaude. Cc grand tas de bourrées était creux. Des étagères avaient été mises en place. Une entrée avait été aménagée. Elle était dissimulée avec d&#8217;autres bourrées. Ce tas de bourrées constituait donc une cache importante.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">3)<span style="font-family: "> </span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Deuxième parachutage</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt;"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le deuxième parachutage eut lieu le 3 Juin 1944 vers 23 h 30 au même emplacement, et dans les mêmes conditions. Ce parachutage fut annoncé par le même message. Deux allemands étaient donc de garde au Belvédère près de la Ferme Bertrand. Trois membres du maquis ont été chargés de les neutraliser si nécessaire. Cette mission fut confiée à Georges Bernier, Robert Le Nevez et Jean Foucu. Les allemands dormaient, ils ne<span> </span>furent pas réveillés par le passage de l&#8217;avion. Nous n&#8217;avons pas eu à<span> </span>intervenir. Nous avons aperçu, dans le clair de lune, la corolle d&#8217;un parachute qui venait de s&#8217;ouvrir et l&#8217;un des parachutes est tombé en dehors du terrain dans un herbage entre le terrain de parachutage et la départementale 23. En plus des armes, mitraillettes et carabines américaines, explosif, matériels divers, avait été parachuté un paquet cacheté à la cire, à remettre à Jean Renaud-Dandicolle. Jean en avait été informé à l&#8217;avance. par la radio. il attendait à Acqueville chez, les Abavent, où il logeait fréquemment, le<span> </span>résultat du parachutage. J&#8217;ai trouvé ce paquet cacheté, je me rendis à Acqueville pour le lui remettre. Je lui donne donc aussitôt. Jean Renaud‑Dandicolle me dit </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">«  Merci Georges, ce paquet contient un million de francs ( de l&#8217;époque), je vais le partager en trois lots, l&#8217;un pour Maurice Larcher, l&#8217;autre pour André le Nevez et le reste pour moi-même. »</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les containers furent transportés et dissimulés dans le roncier à la lisière du bois de Saint-Clair. Les jours suivants il était procédé à la récupération des armes ,et du matériel et à leur stockage sous le tas de bourrées. Les containers furent jetés, avec les premiers containers, dans un puits qui existait à l&#8217;extrémité d&#8217;une prairie à l&#8217;angle de la route de Pierrefitte-en-Cinglais et de la route de Bonnoeil, en face de la ferme de Louis Jousset. A chacune de ces opérations des hommes de garde étaient placés au pourtour de la ferme Grosclaude pour alerter les équipes au travail. J&#8217;étais donc de garde sur la route de Bonnoeil au premier parachutage, puis au pied du Belvédère au second parachutage et une autre fois en bordure de la départementale 23 à l&#8217;embranchement de cette route et du chemin d&#8217;accès à la ferme Grosclaude. J&#8217;avais un fauchard et un marteau. Je devais commencer à nettoyer le bas du talus de la route, surveiller la route et à la moindre alerte, taper avec mon marteau sur le fauchard pour donner l&#8217;alerte.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">4)<span style="font-family: "> </span></span></strong><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Débarquement</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le 5 Juin 1944 dans la fin de la soirée un message fut entendu à la radio anglaise par plusieurs membres du Maquis : &#8221; Le champ du laboureur dans le matin brumeux &#8220;. Ce message annonçait le débarquement dans les heures à venir. Sur l&#8217;ordre d&#8217;André Le Nevez, je me rends au Détroit pour prévenir mon père Lucien Bernier. Il doit alors réunir ses hommes et se rendre rapidement à Saint-Clair. Je repars aussi vite, car en tant que responsable des armes, je dois remettre à chaque maquisard qui se présente : les armes, les munitions, les chargeurs. J&#8217;assure ce travail du 5 Juin au soir jusqu&#8217;à la fin de la matinée du 6 Juin.</span></p>
<p><strong><span style="font-weight: normal;">5) </span>Attaque de la voie ferrée à Grimbosq</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le sabotage de cette voie ferrée avait été confié au Maquis de Saint-Clair. II a été exécuté dans la nuit du 5 au 6 Juin. Je n&#8217;ai pas fait partie de l&#8217;équipe, mais j&#8217;ai remis l&#8217;armement, les munitions, les explosifs, détonateurs et cordon à chacun. L&#8217;équipe était composée d&#8217;André LE NEVEZ, Robert LE NEVEZ, André HÉRICY, Gérard DAN et son fils.,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Gérard DAN avait fait son service dans le Génie et était carrier. C&#8217;est lui qui plaça les explosifs dans une courbe de la voie ferrée à la halte de Grimbosq et amorça la charge. Durant le sabotage les autres membres armés de l&#8217;équipe protégeaient les artificiers. L&#8217;opération fut pleinement réussie.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">6) Attaque d&#8217;un convoi allemand à l&#8217;étang de Meslay</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Dans l&#8217;après-midi du 6 Juin 1944, Jean Renaud-Dandicolle est venu faire une reconnaissance avec plusieurs membres du Maquis pour préparer une attaque éventuelle contre un convoi allemand sur la départementale 134, dans le virage de cette route à hauteur de l&#8217;Étang de Meslay. Je n&#8217;étais pas à cette reconnaissance. Mais Jean Renaud-Dandicolle m&#8217;a demandé d&#8217;aller avec lui et environ une dizaine d&#8217;hommes à l&#8217;embuscade préparée dans la soirée du 6 Juin.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Louis Jousset était avec un fusil mitrailleur sur la berne de la roule, à la sortie du village, après l&#8217;étang, vers l&#8217;Est, le long d&#8217;un petit bois. J&#8217;étais servant du fusil mitrailleur de Louis Jousset, Philippe Durel et Antoine Sepulchre De Condé étaient postés au bas du talus, aussitôt après l&#8217;étang, tout près de l&#8217;embranchement d&#8217;un petit chemin forestier qui était en face de l&#8217;ancien café. Ils étaient équipés de mitraillettes. Les deux frères Guérin, Jean Foucu et d&#8217;autres étaient postés le long de la foute en des endroits différents. Nous avons entendu un bruit de moteur. Quand le convoi allemand a commencé à s&#8217;engager, Jean Renaud-Dandicolle a donné l&#8217;ordre de tirer. Philippe Durel tira le premier sur le premier véhicule, Louis Jousset tira une ou deux rafales au fusil mitrailleur sans vider son chargeur. Devant l&#8217;importance du convoi Jean Renaud-Dandicolle a donné l&#8217;ordre de dispersion. Le groupe se replia vers le Nord-Est, en pénétrant dans le sous-bois et en atteignant rapidement un champ de pommiers, pour revenir ensuite vers les bois de Saint-Clair. Le groupe était emmené par Louis Jousset, qui connaissait parfaitement les bois tt avait été désigné comme guide par Jean Renaud-Dandicolle. Antoine Sepulchre De Condé se trouva coupé du groupe et se cacha dans le lit d&#8217;un petit ruisseau, sous des branchages, à côté du lieu de l&#8217;embuscade, jusqu&#8217;au départ des allemands. Pendant plusieurs jours le groupe fut inquiet, car Antoine Sepulchre De Condé avait perdu sa carte d&#8217;État-Major qui comportait le nom de son père.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Il n&#8217;y a pas eu de représailles car les allemands ont du penser qu&#8217;il s&#8217;agissait de parachutistes. Je précise par ailleurs que les allemands avaient un hôpital militaire au Château d&#8217;Acqueville et que les paysans français étaient réquisitionnés pour creuser les tombes des nombreux morts.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Toute cette région a été bombardée par l&#8217;aviation alliée. Sur la départementale 23, en direction de Saint-Clair à hauteur du lieu-dit le Quesnot, entre le carrefour de Meslay et le bois de Saint-Clair, il y avait un énorme trou de bombe directement sur la route, qui gênait très sérieusement les convois allemands.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong>7) Transfert du groupe d&#8217;hommes et des armes de Saint-Clair vers le moulin des loges (commune des Loges Saulces )</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après les parachutages et le débarquement vers la mi-juin, les différents groupes (Groupe André Le Nevez, Groupe Lucien Dernier, Groupe de Saint-Clair) reçurent l&#8217;ordre de se regrouper au Moulin des Loges à 7 kms Sud-Est de Saint-Clair. Jean Renaud-Dandicolle constitua deux détachements. D&#8217;abord tous les hommes parfaitement armés et équipés, une quarantaine environ, firent mouvement vers le Moulin des Loges, et ensuite un groupe constitué par des ânes bâtés, réquisitionnés à un dénommé<span> </span>Glinel, qui les utilisait habituellement pour faire du débardage de bois en forêt. Ces ânes transportaient ainsi le stock d&#8217;armes, de munitions et d&#8217;explosifs détenus par le Maquis de Saint-Clair, avec un groupe de protection de cinq à six hommes, Philippe Durel et Antoine Sepulchre De Condé etc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Cette nouvelle zone devait servir de base d&#8217;opérations pour des actions de guérilla. Très vite, cette zone de rassemblement fut abandonnée pour plusieurs raisons. D&#8217;abord, du fait de la densité des troupes allemandes, en raison également du site géographique qui constituait un cul-de-sac, au pied d&#8217;une vallée très encaissée, entourée, de collines élevées avec des rives abruptes, et enfin les maires du Détroit ( Monsieur Viel), et de Rapilly ( Monsieur De Mons), et un ou deux autres demandèrent avec insistance le départ des maquisards, craignant la répression des troupes allemandes à l&#8217;égard des populations civiles. Ce lieu dangereux fut abandonné et l&#8217;ensemble du groupe repartit vers Saint-Clair en reprenant le même itinéraire qu&#8217;à l&#8217;aller.</span><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong>8</strong> <strong>Retour du moulin des Loges vers Saint-Clair et attaque allemande au château de Pierrefitte-en-Cinglais</strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Sur l&#8217;itinéraire du retour, le groupe fut accroché dans la partie boisée entourant le Château de Pierrefitte et le chemin d&#8217;accès au Château. Les allemands crièrent &#8221; Halt &#8221; et ouvrirent le feu. Au passage-aller, il n&#8217;y avait pas de troupes allemandes. Au passage-retour un état-major allemand s&#8217;était installé au Château. Au cours de cet accrochage, Faucaudel fut blessé. Il fut secouru par Philippe Durel et Alexandre Guerin.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La sœur D&#8217;antoine Sepulchre De Condé, qui était infirmière, est venue le soigner. FaucaudeL fut transporté chez Kléber Lechallier. Ensuite André Le Nevez a donné l&#8217;ordre de déguerpir immédiatement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les hommes se replièrent vers les Bois de la Forestelle, mais hélas des armes et des munitions furent abandonnées sur place. Le groupe est bien arrivé à Saint-Clair.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Plusieurs avaient ramené leur arme et leur sac de munitions. Et c&#8217;est à ce moment-là que Jean Renaud-Dandicolle a dit : «  Nous sommes trop nombreux. Il faut rentrer chez vous et attendre mes ordres. » Jean Renaud-Dandicolle, à chaque déplacement, interdisait que les hommes parlent pour faire croire qu&#8217;il s&#8217;agissait de parachutistes Anglais, puisque les hommes portaient des blousons militaires. Deux jours après Lucien Bernier, Georges Bernier, Lebrun du Mesnil-Villement, Leroyer du Haut d&#8217;Ouilly et un ou deux autres de Pont d&#8217;Ouilly, sur ordre de Jean Renaud-Dandicolle, sont venus récupérer des armes abandonnées dans les bois autour du château. C&#8217;est ainsi que furent récupérés plus d&#8217;une dizaine de carabines américaines, plus d&#8217;une dizaine de mitraillettes, des explosifs et des munitions, des mines et crève-pneus.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après la récupération des armes, le groupe est reparti par les bois en passant entre Trépel et Pierrefitte-en-Cinglais, pour faire halte au Mont Pitois. Avant d&#8217;arriver à la Ferme du Mont Pitois, en-progressant à découvert, des soldats allemands ont essayé d&#8217;intercepter le groupe de Résistants. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Par chance un avion anglais passant au même moment à basse altitude a mitraillé ces soldats allemands, qui se sont enfuis. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le fermier, Hubert Dujardin, de la Ferme du Mont Pitois, accepta de dépanner le groupe en cachant les armes dans le bâtiment agricole à droite de la maison d&#8217;habitation, à droite en entrant dans la cour de la Ferme, </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le lendemain matin, Lucien et Georges Bernier sont venus du Detroit avec un tombereau et un cheval pour charger les armes les munitions et les explosifs. Ils se rendirent au Détroit en prenant la petite route des Iles d&#8217;Ouilly vers la départementale 511, puis en prenant le chemin de terre en face de cette petite route, qui les conduisit directement au Détroit. Ces armes furent dissimulées à nouveau sous un tas de fagots monté dans la ferme de Lucien Bernier, et dans le prolongement de la maison d&#8217;habitation. Après la tragédie de Saint-Clair, les armes furent transférées du tas de bourrées du Détroit, à Rapilly dans une bouverie qui appartenait à mon oncle. Durant tout le mois de Juin, j&#8217;ai placé des crève-pneus, autour de Pont d&#8217;Ouilly, et sur les routes en direction de Falaise.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">9) Choix d&#8217;un terrain en vue d&#8217;un nouveau parachutage</span></strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Jean Renaud &#8211; Dandicolle avait demandé à Louis JOUSSET et à mon Père Lucien Bernier, de trouver un autre terrain de parachutage plus important au cas où des hommes, des munitions, de l&#8217;armement seraient à nouveau parachutés dans la région, en précisant qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un ordre des alliés.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Sur la proposition de Louis Jousset, les herbages, situés au Sud du Haras du Haut- d&#8217;Ouilly, furent retenus, après la reconnaissance des herbages par Jean Renaud &#8211; Dandicolle.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le 6 ou 7 Juillet 1944, Jean Renaud &#8211; Dandicolle est venu au Détroit voir Lucien Bernier pour constituer une équipe pour le nouveau parachutage. Cinq hommes devaient venir de Saint-Clair. Lucien Bernier a déclaré qu&#8217;il disposait d&#8217;environ dix hommes.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Lucien Bernier aurait ajouté: &#8221; II faut que tu partes, je suis inquiet &#8216;&#8221;. Jean Rehaud-Dandicole a répondu : &#8221; Nous partons demain malin. Les Grosclaude ont préparé un bon repas pour ce soir. Nous ne partirons donc que demain matin &#8220;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">10) Attaque allemande du 8 juillet 1944</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La Ferme Grosclaude, ou était installé le P.C. du Maquis, a été attaquée par les Allemands le 8 Juillet 1944. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Je n&#8217;étais pas présent à cette attaque. Ce que je sais, je l&#8217;ai appris par Jean Foucu l&#8217;unique rescapé.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après l&#8217;échange des premiers coups de feu et après les premiers morts, Jean Foucu a pu s&#8217;échapper en se précipitant dans les bois, en direction de l&#8217;Est. Les bois étaient très proches des bâtiments de la ferme. Jean Foucu connaissait très bien le bois. Il s&#8217;est d&#8217;abord dirigé vers La Boissaye et ensuite vers Bonnoeil. Le témoignage de Jean Foucu a été publié dans une brochure écrite par Henri Lamperiere sur le Maquis de Saint-Clair.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Louis Jousset, qui habitait à proximité du carrefour du Belvédère, au-dessus de la Ferme Grosclaude, a raconté à son fils Jean que le matin du 8 Juillet il avait voulu aller chez les Grosclaude. Au carrefour il aurait rencontré la fille de Tanzer qui habitait au Belvédère. Elle lui aurait dit : &#8221; N&#8217;allez pas chez les Grosclaude, il se passe de drôle chose là-bas &#8220;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Plusieurs autres membres du Maquis auraient peut-être participé au repas la veille au soir et seraient repartis ensuite après le repas.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Les corps de Maurice Larcher, Officier Radio Britannique, et de John Cleary, Officier Pilote Canadien, auraient été enterrés par les allemands à 400 mètres environ de la Ferme, à la lisière du bois en descendant, selon le témoignage à l&#8217;époque de Louis Jousset. Les allemands ont capturé Georges et Eugénie Grosclaude. Georges Grosclaude a été amené et enfermé à la ferme de Louis Jousset. Eugénie Grosclaude avait été amenée et enfermée plus loin à la Ferme Neryck. Louis Jousset a été autorisé à donner à boire à Georges Grosclaude par une sentinelle allemande. Georges Grosclaude lui a dit à voix basse : &#8221; Ne t&#8217;inquiètes pas, je n&#8217;ai pas parlé, je ne parlerai pas &#8220;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après l&#8217;attaque de la Ferme Grosclaude, Jean Renaud-Dandicolle a pu s&#8217;enfuir en direction de Pierrefitte-en-Cinglais. Lorsque les allemands se sont approchés, il s&#8217;est mis à &#8221; biner &#8221; les betteraves avec un garçon de 16 ans, qui travaillait dans ce champ de betteraves. Les allemands se précipitèrent pour le capturer. Il se défendit et fut blessé et emmené par les soldats allemands.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">J&#8217;ignore ce que les autres membres du Maquis ont fait après ces événements. Par contre, j&#8217;ai continué le combat et j&#8217;ai pris contact avec les troupes britanniques de la 59èmc Division d&#8217;Infanterie. Avec Lucien Bernier, Marc Toutain, Leroyer, Brun, nous avons assumé des missions d&#8217;écIaireurs pour les troupes anglaises. En particulier, nous avons été menés en voiture par un Officier de l&#8217;État-Major de la 59ème Division qui était au Haut d&#8217;Ouilly, et nous avons été conduit au bord de l&#8217;Orne, au Moulin de Donay pour faire une reconnaissance sur l&#8217;autre rive de l&#8217;Orne, et, ramener des renseignements sur l&#8217;implantation, et l&#8217;importance des troupes allemandes. Nous avons rencontré, de l&#8217;autre côté de l&#8217;Orne, des civils français, qui ont d&#8217;abord été surpris de rencontrer des français en armes. Nous avons rempli notre mission, obtenu tous les renseignements demandés et préciser à l&#8217;Etat-Major anglais qu&#8217;il n&#8217;y avait plus de troupes allemandes sur l&#8217;autre rive de l&#8217;Orne qu&#8217;ils avaient quitté tout récemment.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Après cette mission, j&#8217;ai considéré que mes activités au Maquis de Saint-Clair étaient terminées. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Je me suis donc engagé dans l&#8217;Année Américaine pour continuer la guerre. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Le 8 Mai 1945, je me trouvais donc, avec les soldats américains, aux environs de Munich.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Je certifie sincère et véritable ce témoignage sur le Maquis de Saint-Clair. Fait à Epron, le 10 Novembre 1997</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rédiger un texte après un entretien.</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 20:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[7 "Boite à outils" - Conseils méthodologiques.]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Rédiger un texte après un entretien
Vous avez recueilli un témoignage, souvent très riche, sur bande magnétique ou sur support numérique.
A présent, vous devez composer individuellement un texte. Il faut donc que rapidement chaque membre du groupe d’entretien possède une copie de l&#8217;enregistrement.
Ce texte est destiné à communiquer à un large public tout l&#8217;intérêt que vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">Rédiger un </span></span></em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">texte <em>après un entretien</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.3pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Vous avez recueilli un témoignage, souvent très riche, sur bande magnétique ou sur support numérique.</span></p>
<p class="BodyText2" style="text-align: left;">A présent, vous devez composer individuellement un texte. Il faut donc que rapidement chaque membre du groupe d’entretien<span> </span>possède une copie de l&#8217;enregistrement.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.6pt; text-align: left; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt;">Ce texte est destiné à communiquer à un large public tout l&#8217;intérêt <span style="text-decoration: underline;">que vous avez pris</span> lors de cet entretien et à <span style="text-decoration: underline;">restituer le plus</span> fidèlement possible le témoignage que vous avez reçu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 57.6pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">1° / Ecoute des <span style="text-decoration: underline;">cassettes et prise de notes:</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.6pt; text-align: left; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt;">Il est plus aisé d&#8217;établir un texte à partir de notes écrites qu&#8217;en écoutant plusieurs fois la bande&#8230; Vous devez donc retranscrire par écrit un maximum de propos. Comme il s&#8217;agit d&#8217;un travail fastidieux, il est nécessaire de partager cette tâche entre chaque membre du groupe.<span> </span>Puis, chacun photocopiera la retranscription pour l&#8217;avoir en totalité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 86.4pt; text-align: left;"><em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">Attention </span></span></em><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">organisez-vous pour <em>que ce travail se fasse rapidement</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 86.4pt; text-align: left;"><span id="more-91"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">2°/ Le <span style="text-decoration: underline;">travail d&#8217;écriture:</span></span></p>
<p class="BodyText2" style="text-align: left;">A réaliser seul (ou en groupe en fonction des consignes données par votre professeur de Français).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 79.2pt; text-align: left; text-indent: -21.6pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">A)<span> </span>Composition d’un paragraphe introductif en deux parties:</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.6pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">1)<span> </span>Informer le lecteur des conditions matérielles de la rencontre, de la préparation que vous avez effectuée (notamment le circuit de visite &#8230; ), de vos impressions personnelles au départ, de vos motivations etc&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 43.2pt; text-align: left; text-indent: -21.6pt;"><span style="font-size: 11pt;">2) Etablir le portrait de la personne que vous avez choisie de rencontrer.</span></p>
<p class="BodyTextIndent2" style="text-align: left;">Communiquer ce que vous saviez d&#8217;elle en quelques lignes (compléter par les quelques éléments biographiques qu&#8217;on vous a donnés)</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 57.6pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Etablir une description succincte de la personne rencontrée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 57.6pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Composer une ligne ou deux sur vos sentiments au tout début de l&#8217;entretien.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 72.15pt; text-align: left; text-indent: -21.75pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">Le texte de l&#8217;entretien en lui même</span></span><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">:</span></span><span style="font-size: 11pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 50.4pt; text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Suivre impérativement les consignes qui suivent:</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">1) Regrouper le maximum d&#8217;informations en les classant par thème et chronologiquement: il s&#8217;agit de l&#8217;évocation d&#8217;une existence, éviter par conséquent le plus souvent possible « les retours en arrière ». (En principe, l&#8217;organisation logique de vos question doit à présent vous aider!).<span> </span>Ce regroupement doit aboutir à des chapitres.<span> </span>Sauter une ligne entre chacun.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;"></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">2) Etablir des transitions entre chaque chapitre afin d&#8217;établir toujours un rapport logique entre chaque thème (Conseil: Une transition peut-être une information historique plus</span> générale, issue de vos lectures, permettant de mieux comprendre et mettre en valeur les propos tenus par la personne interrogée) Attention, si une transition est souvent nécessaire pour relancer l&#8217;attention du lecteur à continuer de vous lire, en aucun cas elle ne doit pas être longue &#8230; ).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">3)<span> </span>Donner du « relief » à certain propos: il y a des moments que vous avez jugés graves, remplis d&#8217;émotion, d&#8217;humour&#8230; des passages où le témoin fait preuve de sa sensibilité.<span> </span>Ne gommer pas tout cela par l&#8217;emploi du style indirect.<span> </span>Contentez-vous alors de retranscrire au mot près les paroles échangées.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt;">4) Ne pas supprimer systématiquement les anecdotes.<span> </span>Au contraire, lorsqu&#8217;elles sont bien choisies, elles peuvent témoigner d&#8217;une atmosphère bien particulière, de l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;une époque, d&#8217;un milieu etc&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 57.6pt; text-align: left; text-indent: -21.6pt;"><span style="font-size: 11pt;">5)<span> </span>Ne pas employer le futur!<span> </span>Utiliser les temps du passé ou le présent de l&#8217;indicatif</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">6)<span> </span>Dater et situer le plus précisément les événements relatés.<span> </span>Noter ceux pour lesquels</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">vous sollicitez des précisions.<span> </span>Nous en ferons la demande par courrier à la personne interviewée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt;">7) Eviter les répétitions lourdes: Exemple pour désigner la personne dont vous recevez le témoignage, vous pouvez écrire: Mx, notre interlocuteur, notre invité etc &#8230; voire même le nommer par son prénom si le contexte s&#8217;y prête.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;"> <img src='http://www.rene-nodot.org/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8)' class='wp-smiley' /> Signaler de temps, en temps le ton qui est employé par votre interlocuteur pour telle ou telle évocation, éventuellement son attitude si elle vous a marqué.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">C) Etablir un paragraphe de conclusion:</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Exprimer librement vos sentiments personnels, ce que vous n&#8217;avez pas pu faire pendant la rédaction du texte de l&#8217;entretien: sur quelle(s) impression(s) êtes-vous resté(e) ?<span> </span>Qu&#8217;est ce que cela vous a apporté ? quels ont été selon vous et d&#8217;après lui, s&#8217;il vous en a fait part, les sentiments de votre interlocuteur après avoir témoigné?<span> </span>Quel est l&#8217;intérêt d&#8217;un travail semblable ?<span> </span>Créer une ouverture. sur quel(s) autre(s) thème(s) en rapport logique avec l&#8217;entretien pouvez-vous réfléchir ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">D) Donner un titre original à votre texte:</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 11pt;">Soyez clair, original en trouvant un titre qui « accroche » l&#8217;attention, résume bien une idée majeure du texte et surtout donne envie de lire votre texte (Attention, <span style="text-decoration: underline;">un bon titre ne doit pas être trop long.)</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left; text-indent: 21.6pt;"><span style="font-size: 11pt;"><span style="text-decoration: underline;">E / La lecture ou la relecture</span></span><span style="font-size: 11pt;"> <span style="text-decoration: underline;">des brochures</span> sur « la Résistance » , votre manuel , ainsi que les divers documents distribués est <span style="text-decoration: underline;">indispensable</span>.<span> </span>Elle vous permettra souvent d&#8217;éclairer certains propos tenus par votre témoin et apporter des précisions nécessaires à la personne qui vous lit et qui connaîtra, forcément, moins de choses que vous sur l&#8217;histoire de cette période si particulière de notre Histoire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt;">BON TRAVAIL</span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>REALISER UN ENTRETIEN POUR RECUEILLIR UN TEMOIGNAGE</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 20:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[7 "Boite à outils" - Conseils méthodologiques.]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
 
Fiche méthode : REALISER UN ENTRETIEN POUR RECUEILLIR UN TEMOIGNAGE
Il faut respecter les consignes suivantes:
1°) Avant l&#8217;entretien avoir une idée assez précise de l&#8217;objectif à atteindre : Cet objectif, c’est la réalisation d&#8217;un texte de grande qualité, compréhensible par tous, respectant fidèlement les propos et les sentiments de la personne intéressée et dans lequel vous n&#8217;oublierez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p> </p>
<p class="MsoNormal" style="background: #b2b2b2 none repeat scroll 0% 0%; margin-left: 43.2pt; text-align: center; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial;">Fiche méthode : REALISER UN ENTRETIEN POUR RECUEILLIR UN TEMOIGNAGE</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; text-indent: 50.4pt;" align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Il faut respecter les consignes suivantes:</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: "><strong>1°)<span> </span></strong>Avant l&#8217;entretien avoir une idée assez précise de l&#8217;objectif à atteindre : Cet objectif, c’est la <strong><span style="text-decoration: underline;">réalisation d&#8217;un texte de grande qualité</span></strong>, compréhensible par tous, respectant fidèlement les propos et les sentiments de la personne intéressée et dans lequel vous n&#8217;oublierez pas vos remarques personnelles, l&#8217;évolution de vos sentiments au fur et à mesure de l’entretien.</span><span> [Chaque</span><span style="font-size: 11pt; font-family: "> témoignage sera enrichi ponctuellement par des éclairages historiques très brefs afin de permettre de comprendre le contexte historique et les allusions contenues dans le témoignage. Il faudra donc effectuer encore quelques lectures a posteriori].<strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: "><strong>2°)<span> </span></strong>Avoir le jour de l&#8217;entretien déjà une idée bien précise <span style="text-decoration: underline;">des thèmes</span> que vous souhaitez aborder avec votre « <strong>gardien de Mémoire</strong>»<strong>. </strong>La qualité du texte final dépendra en grande partie de la pertinence de vos questions. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">3°)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Avoir le jour de l&#8217;entretien des connaissances assez nombreuses et précises déjà sur la période de la guerre, de l&#8217;Occupation et de la Libération avec les débarquements alliés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span id="more-90"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.6pt; text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Pour cela :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 21.6pt; text-align: justify; text-indent: 14.4pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">a)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Relire plusieurs fois les chapitres des encyclopédies des manuels d’Histoire sur la France de l&#8217;entre deux guerres et sur la Seconde guerre mondiale: retranscrivez tous les événements mentionnés sur une grande frise chronologique afin d&#8217;aider votre mémorisation des faits. Faire quelques fiches biographiques sur les personnages principaux de cette période en mettant en valeur la période 1943-1945&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">b)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Vos notes de cours de 3<sup>ème </sup>( en fonction des différentes classes auxquelles vous avez appartenu, il est possible que vous n&#8217;ayez pas étudié les mêmes thèmes avec la même importance. Ce n&#8217;est pas trop grave. Les groupes pour les entretiens seront souvent mélangés, chacun devra échanger avec ses camarades ce qu&#8217;il aura retenu du cours qu&#8217;il aura suivi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">c)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Les informations contenues dans les films documentaires diffusées avant et pendant le voyage dans le car.[ pour ceux qui partent à Caen ]</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">d)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Les informations contenues dans le livret : « <span style="text-decoration: underline;">La Résistance française</span> » fourni par les bons soins de votre professeur.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Pourquoi est- il nécessaire d&#8217;avoir des connaissances assez précises sur la période dont l&#8217;évocation sera au coeur des discussions?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">- Il le faut pour <span style="text-decoration: underline;">éviter les questions trop générales</span> : <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces gardiens de mémoire ne sont pas des professeurs </span></strong>d&#8217;histoire, des conférenciers professionnels.<span> </span>Mieux qu&#8217;un cours d&#8217;Histoire, <strong><span style="text-decoration: underline;">ils vont transmettre une </span></strong>mémoire celle de leur vie, de leur expérience avec ses réussites et ses échecs&#8230; Leurs propos peuvent faire allusion à des faits, à des personnages que vous devez connaître. (De Gaulle, Pétain, Eisenhower&#8230;). Enfin, lors de la rédaction du texte que vous entreprendrez après le voyage, il faudra éclairer les propos de votre interlocuteur par des connaissances historiques précises. Pensez que les lecteurs de votre texte n&#8217;auront pas accompli une enquête aussi riche que la votre : <span>vous devez</span><strong> </strong>les informer au mieux!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">4°)<span> </span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Dans votre groupe vous répartir les tâches entre vous:</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Elève s&#8217;inquiétant des aspects techniques de l&#8217;entretien (micro, magnétophone, cassette etc&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Elèves prenant des notes. Elèves chargés de mener les débats (même si chaque membre du groupe prendra au moins une fois la parole).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">La composition du groupe est définie avant le séjour. Elle est définitive et ne peut être rediscutée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">5°)</span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: "><span> </span>Prévoir l&#8217;ordre des questions (qui facilitera ultérieurement le travail de rédaction d&#8217;un texte) : Les regrouper par thème et chronologiquement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Commencer obligatoirement par <strong><span style="text-decoration: underline;">des remerciements </span></strong>et par vous présenter tour à tour à la personne que vous rencontrerez. <strong><span style="text-decoration: underline;">Demander conseil à votre professeur de Lettres ou à votre professeur d’Histoire.</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Si la plupart des questions seront établies à l&#8217;avance, <strong>en aucun cas </strong>vous ne devez en rester prisonnier. <strong><span style="text-decoration: underline;">Il faut s&#8217;adapter à la personne que vous aurez en face de vous</span></strong>, demander des précisions, <strong><span style="text-decoration: underline;">construire des questions complémentaires au fur et à mesure de la discussion</span></strong>. Avoir ce jour là, l’esprit très vif&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Penser que la vie de votre interlocuteur ne commence pas avec l’Occupation, ni ne s&#8217;arrête pas à la Libération.<span> </span>L&#8217;engagement dans la Résistance a pu être déterminante pour tout le reste de son existence&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Evoquer <strong><span style="text-decoration: underline;">forcément </span></strong>dans votre question ce que vous aurez pu voir, entendre lors du séjour à Caen.<span> </span>Vous pouvez affirmer quelque chose et de cette affirmation peut découler votre question.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">[Ex :<span> </span>Dans l'espace consacré à la Résistance au Musée, nous avons découvert une robe de mariée confectionnée avec un parachute allié - N'était-ce pas dangereux de réutiliser <strong>ainsi </strong>au grand jour ce que les Alliés faisaient parvenir au maquis ? Auriez- vous, vous même, pris ce risque ?...]</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Les questions que vous poserez sont <strong>avant tout <span style="text-decoration: underline;">vos questions</span></strong>. Les professeurs d&#8217;Histoire et de Français peuvent être consultés pour corriger la formulation des questions maladroites ou pour établir avec vous un petit complément auquel vous n&#8217;aurez pas pensé mais en <strong>aucun cas </strong>pour vous « <strong><span style="text-decoration: underline;">souffler </span></strong>» les questions à poser. Dés à présent convenir de rendez-vous avec vos camarades pour établir un canevas de l’entretien dont vous serez les animateurs. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Ne refuser pas les récits d&#8217;anecdotes</span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">, elles peuvent être très significatives d&#8217;une période, d&#8217;un état d&#8217;esprit&#8230; Formulez parfois vos questions de telle façon que votre interlocuteur soit mis en situation de vous en raconter.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Remercier à nouveau chaleureusement avant de dire au revoir.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">6°) <strong><span style="text-decoration: underline;">Les aspects techniques </span></strong>: Avant que la mémoire soit transmis par vos soins dans le texte, elle doit d&#8217;abord être correctement enregistrée. Cela évitera ultérieurement toutes contestations et il faudra garder très précieusement toutes les bandes d’enregistrement. Important : avant le séjour, coller dessus une étiquette avec « Entretien avec M&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.., à , le 10 mars 2008 » et le nom d’un élève du groupe responsable plus particulièrement des aspects techniques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Dans chacun des groupes, un élève en particulier doit en effet être désigné par ses camarades pour s&#8217;occuper de l&#8217;enregistrement. Vous devez avoir <strong>au </strong><span style="text-decoration: underline;">moins un magnétophone en parfait état de <strong>fonctionnement. </strong></span>Le technicien du groupe recevra au moins une cassette audio de 90 mm vierge de bonne qualité pour la réalisation de l&#8217;enregistrement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Attention, vois si le collège ne peut vous prêter quelques magnétophones de qualité Les<span> </span>« <strong>techniciens » </strong>des groupes qui seraient en panne de magnétophone, devront se faire connaître immédiatement aux enseignants pour qu&#8217;il leur prodigue ses conseils.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 28.8pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Faire dans tous les cas des essais</span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: ">. Penser à prendre chez-vous des piles neuves, une prise multiple et une rallonge (marquer votre nom sur celle-ci&#8230; )</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Si vous utilisez un micro extérieur, l&#8217;élève technicien gardera dans sa main le micro ( micro placé bien sur la hampe du micro ) et dirigera le micro à 10 cm environ de la bouche de la personne avec laquelle il y a dialogue. Pour poser des questions, faire un petit signe à l&#8217;élève technicien pour que <strong><span style="text-decoration: underline;">toute la question soit nettement audible sur la bande.</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Si le micro est incorporé à l&#8217;appareil, l&#8217;enregistrement question-réponse risque d&#8217;être moins bon. Il revient à l&#8217;élève technicien de faire en sorte que le «gardien de mémoire» soit le plus près possible de l&#8217;appareil. Le groupe devra poser des questions en se rapprochant le plus près de l’appareil. Si vous ne le faites pas, à l&#8217;écoute de la bande, les questions seront inaudibles et les bruits de fond domineront!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11pt; font-family: "><strong><span style="text-decoration: underline;">7°) Attitude</span>:</strong> &#8211; Politesse et curiosité. &#8211; Pas de chewing-gum, ni de baladeur, pas d&#8217;attitude trop «relâchée». Le moins de stress possible sera obtenu si vous respectez bien les étapes de la démarche.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">Vous participez à <strong><span style="text-decoration: underline;">une expérience vraiment unique </span></strong>. Elle ne peut se renouveler éternellement. Penser que vous être devenu responsable de la transmission d’une mémoire qu’à votre tour, un jour, vous aurez à faire partager à vos enfants. Cette activité inhabituelle ne peut être pour vous qu&#8217;un moyen de vous enrichir au sens le plus large du terme. De la qualité de votre préparation, de votre aptitude à faire preuve de curiosité et de sensibilité dépendra la réussite de ces rencontres.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 36pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 11pt; font-family: ">8°/ Dernier conseil</span></span></strong><span style="font-size: 11pt; font-family: "> : Méfiez-vous avec beaucoup de vigueur des « dérapages ». Forcez votre interlocuteur à dire « Je ». Il ne doit pas se retrancher derrière un exposé général sur la période. Ce qui compte, c’est son itinéraire personnel. Demander s’il a été témoin direct du fait évoqué, ou si ce fait lui a été rapporté. Si tel est le cas, demander de préciser comment il détient ces informations. Demandez-vous si la personne rencontrée a l’habitude de témoigner ou non ?</span></p>
<p><span style="font-size: 11pt; font-family: ">bonne enquête à tous!</span></p>
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