juin 30 2011
CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION DEVOIR DE CLASSE DE TERMINALE
SUJET SUR DOCUMENTS :
( Le libellé des questions sera mis en ligne dès que nous le recevrons )
1) Alors que partout en Europe, on tente de « remettre sur pied » le pays après la crise de
1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en 1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en Allemagne, Adolf Hitler, alors à la tête du parti nazi, devient chancelier le 30 janvier 1933. Commence alors une politique antisémite, fasciste, radicale et expansionniste. En effet, l’Allemagne du IIIe Reich attaque la Pologne le 1er septembre 1939 après avoir annexé une partie de l’Autriche et des régions au sud de l’Allemagne.
Forte de cette victoire et après l’entrée en guerre de la France et de la Grande Bretagne, l’armée allemande déplace la guerre sur le front français. La drôle de guerre débute ; tandis que les troupes françaises attendent derrière la ligne Maginot, les troupes allemandes contournent la ligne et passent par les Ardennes pourtant réputées infranchissables. En très peu de temps, l’armée française prise au piège, se rend compte qu’elle ne pourra pas sortir victorieuse de cette guerre et, après une capitulation, Paris est déclarée ville ouverte, pour ne pas qu’elle soit bombardée ni détruite par l’armée allemande.
Entre temps, le gouvernement français a démissionné et on appelle au pouvoir un héros de la première guerre mondiale qui s’est illustré durant la bataille de Verdun notamment, le Maréchal Pétain. Lors d’une allocution radiophonique, le Maréchal Pétain demande, le 17 juin 1940, l’armistice. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle fait son illustre discours du 18 juin 1940, appelle à la résistance ; il devient alors le porte-parole de la Résistance. L’armistice est signé le 22juin 1940 à Rethondes dans le wagon même où fut signé l’armistice du 11 novembre 1918.
La moitié de la France est alors occupée, il s’agit de la zone nord. Le 10 juillet 1940, le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs en tant que chef de l’Etat français et il signe le décret de sa collaboration avec l’Allemagne nazie lors de sa rencontre avec Adolf Hitler à Montoire le 24 octobre 1940.
De son côté la Résistance débute, avec des distributions de tracts, des affiches dénonciatrices ou encore des journaux clandestins.
En 1942, les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord ; en représailles, l’Allemagne annexe la zone Sud, jusque là zone libre. De plus la guerre contre l’URSS a débuté et marque ainsi l’entrée des communistes dans la Résistance. La Résistance se développe alors rapidement, elle se structure et reçoit des armes depuis Moscou, sa lutte devient armée.
Après différents attentats, les autorités d’occupation ainsi que le gouvernement de Vichy intensifient les recherches et les arrestations de résistants ; commence alors la lutte des représailles et contre-représailles. Ainsi en juillet 1943 la Résistance perd Max, surnom de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle en France.
1942 est un tournant pour la guerre et marque le début des victoires alliées qui mènera le 6 juin 1944 au débarquement de Normandie et à la libération de Paris le 25 août 1944 par les FFI ( Forces Françaises de l’Intérieur), puis à l’armistice le 8 mai 1945.
Durant cette période d’occupation, une minorité de Français refusèrent de bafouer les valeurs telles que la liberté et l’égalité et décidèrent de lutter contre l’occupant nazi et le régime collaborateur qu’instaura Vichy. Malgré leur volonté et leur noble cause, ces résistants ont dû se heurter à différents organismes chargés de supprimer ces mouvements dangereux pour le régime.
Il s’agissait notamment pour les autorités allemandes de la MBF, organisme militaire ayant sous sa tutelle tous les autres organismes répressifs tels que la Gestapo, chargée de l’espionnage et du contre-espionnage, les SS, chargés de la lutte contre les résistants et de leur détention et aussi chargés d’obtenir des informations des résistants incarcérés, la HSSPF (Hoch-SS Polizei in Frankreich) chargée de superviser les opérations des SS, mais aussi l’armée allemande, la Wehrmacht et l’Abwehr, organisme chargé de l’espionnage, de la propagande et de la contre-propagande. La MBF est notamment en charge du jugement des résistants et dont l’autorité n’est en aucun cas contestée.
Ces différents organismes avaient pour habitude d’engager des Français car ceux-ci étaient moins susceptibles d’être démasqués par des résistants, mais le gouvernement français de Vichy avait aussi ses propres organes de répression.
Ainsi l’organisme le plus connu est la Milice ; elle a été créée par le directeur général de la Police Française, René Bousquet qui travaillait en collaboration avec le Général Von Stülpragel, aux commandes de la MBP (Militärbefehlshober).
Pour être milicien il fait être français, ne pas être juif et adhérer à l’idéologie du régime de Vichy.
Ainsi, il s’agit d’une force armée en charge de supprimer les résistants et qui a pour but d’intégrer les plus hautes instances du pays. Il y avait également les GMR (Groupes Mobiles de Réserve), organisme paramilitaire, en remplacement de l’armée supprimée. Ce sont des groupes de répression qui n’ont montré aucun scrupule à éliminer des populations ou fusiller des résistants.
2) La répression de la Résistance se fait souvent de manière forte, il s’agit le plus souvent d’arrestations « musclées » lors d’interventions militaires où les résistants n’ont aucune chance de s’enfuir.
Une fois incarcérés, les résistants sont interrogés le plus souvent par des SS. Durant ces interrogatoires ils sont pour la plupart torturés comme en témoigne le groupe Combat : « flagellation sur la plante des pieds à coups de nerf de bœuf, coups de nerf de bœuf sur la tête, coups de pied dans les parties sexuelles, brûlure des orteils à l’aide d’un briquet ». D’autres témoignages parlent également du supplice du fil électrique, c’est-à-dire qu’on attache un fil électrique aux chevilles et que l’on électrocute le prisonnier en déplaçant un autre fil le long de son corps.
Ces méthodes d’interrogatoire conduisent souvent à la mort du prisonnier et cela quelque fois sans qu’il ait divulgué quoi que ce soit comme ce fut le cas pour Jean Moulin, arrêté à Caluire, puis interrogé à Lyon par la Gestapo et notamment Klaus Barbie et qui décéda lors de son transfert en camp le 8 juillet 1943 à la suite de ses blessures.
De plus, les résistants arrêtés étaient quelque fois jugés pour l’exemple, lors d’un procès mis en scène, inéquitable et dont on savait que le jugement serait sanctionné par la mise à mort ou la déportation. D’autres furent exécutés arbitrairement sans l’ombre d’une justice en représailles d’attentats ou d’assassinats de représentants de l’autorité allemande. En effet, les prisonniers étaient utilisés par les autorités comme otages et cela pour inciter à la délation pour trouver un coupable et punir pour un assassinat.
3) En réponse à la répression et aux manières fortes utilisées par les autorités les résistants sont intensifié la violence et le nombre de leurs actions. Débute alors une guerre de représailles : »Nous prévenons que chaque brutalité nouvelle sera impitoyablement châtiée ».Mais les efforts des autorités pour supprimer les différents réseaux de Résistance ont au contraire abouti à la renforcer. En effet pour faire face à ces dangers elle a dû consolider ses structures, prendre plus de précautions, se monter plus discrète et est donc devenue plus dure à supprimer.
Cette répression a également augmenté la volonté de chaque résistant de se battre et a également permis de faire connaître leur cause et leur combat…
4) Aujourd’hui, le souvenir de la Résistance et de sa répression se manifeste de différentes manières.
Ainsi, comme le montre le document 6, il existe de nombreuses stèles et plaques commémoratives partout en France pour rappeler l’action de résistants : par exemple les plaques de rues portant les noms des membres du groupe Chabanne à Pontoise.
Mais il existe aussi des commémorations annuelles telles que le 8 mai en mémoire de la victoire des Alliés ou encore le 25 août en mémoire de la libération de Paris.
A cela s’ajoutent les différents témoignages laissés par les résistants et qui décrivent l’horreur qu’ils ont vécue lors de leur détention ou de lors de leur déportation. Il s’agit alors d’un travail de mémoire afin de ne pas oublier la raison de leur combat, la cause qu’ils ont défendue ainsi que les horreurs qui se sont produites durant cette période de la Seconde Guerre Mondiale.
REPONSE ORGANISEE
Dans la mémoire commune, les résistants sont des héros qui se sont battus contre l e totalitarisme, la répression et les horreurs du nazisme. En effet il ne faut pas oublier que leur combat a été rude, qu’ils n’étaient qu’une minorité et qu’ils ont risqué leur vie pour défendre leurs valeurs.
Ainsi les résistants ont vécu sous la constante menace d’être arrêtés, aussi bien par les autorités d’occupation que par des Français. En effet, durant la Seconde guerre mondiale s’est organisé en France un système de collaboration entre le gouvernement de Vichy mené par le Maréchal Pétain, mais aussi par Pierre Laval et François Darlan et les autorités nazies. Ce système mit en place différents organes de répression de la Résistance qui était alors un danger pour l’équilibre du régime établi.
Les Allemands aussi installèrent en France des organes de répression militaires et policiers qu’ils développèrent dans la zone occupée, mais également dans la zone libre.
De plus, les autorités françaises créèrent elles aussi leurs propres organes de répression en suivant le modèle allemand : la Milice, sorte de Gestapo, les GMR parallèles aux SS, mais constituées de paramilitaires et les Jeunes du Maréchal comparables aux Jeunesses Hitlériennes.
Ces organes furent créés à partir de l’année 1942 pour faire face à la consolidation et au renforcement des mouvements de Résistance. De plus, durant cette période, les autorités, via une presse contrôlée et aux mains du gouvernement, incitèrent les citoyens à collaborer, c’est-à-dire dénoncer des compatriotes résistants pour de l’argent et cela pour la stabilité du régime.
Evidemment cette répression de la Résistance eut des répercussions sur le mouvement. Ainsi la Résistance s’organisa ; elle se hiérarchisa et diversifia ses activités par pôles afin d’être plus efficace. Ainsi les rédacteurs de journaux clandestins ne participaient plus ou presque aux actions de sabotages et inversement. La Résistance fut alors capable d’établir un lien et une communication avec Londres et notamment le Général de Gaulle.
De plus avec l’entrée des communistes la Résistance fut capable de répondre en conséquence aux actes des autorités. Malgré tout des milliers de résistants furent torturés, incarcérés puis fusillés ou déportés et peu eurent la chance d’assister à la libération de la France et à la victoire finale.
A cela s’ajoute le fait que ces attentats et assassinats exécutés par des résistants étaient interprétés par les autorités dans la presse comme des actes de traîtrise orchestrés par les ennemis de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’URSS. Mais, même avec les menaces, les otages retenus dans les prisons de la Gestapo, les résistants ne cessèrent jamais de se battre.
C’est ainsi qu’à partir de l’année de l’année 1942, les victoires des Alliés et l’intensification de la Résistance ont marqué un tournant pour la guerre. Et ceci mena au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie par les troupes alliées aidées des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et des différents réseaux de Résistance, puis à la libération de Paris le 25 août 1944.
Donc derrière les victoires il ne faut pas oublier l’action des résistants et les valeurs qu’ils ont voulu défendre et continuer en exerçant un travail de mémoire pour que ne soient pas oubliées les horreurs qu’ils ont subies pour faire ce qui était juste et libérer la France du fascisme, du totalitarisme et de l’antisémitisme nazi.
BARBET Laure,
Lycée Notre Dame de la Compassion.