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	<title>Centre d'Etudes René Nodot &#187; 4 Témoignages lors des journées du cern 95.</title>
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	<description>Mémoire, Déportation et Résistance, en Val d'Oise</description>
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		<title>Yves Guéna et Odile de Vasselot témoignent.</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 17:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 Témoignages lors des journées du cern 95.]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la préparation au concours de la Résistance et de la Déportation, le Cern et le collège public Sainte-Apolline de Courdimanche (Val d&#8217;Oise) se sont associés une nouvelle fois pour inviter  deux grandes figures de la Résistance, le 9 février 2010: Yves Guéna et Odile de Vasselot&#8230; Nous tenons ici à remercier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.rene-nodot.org/wp-content/uploads/2010/04/guéna-témoigne.jpg"><img class="size-medium wp-image-178 alignleft" title="Yves Guéna témoigne" src="http://www.rene-nodot.org/wp-content/uploads/2010/04/guéna-témoigne-295x300.jpg" alt="" width="202" height="204" /></a><a href="http://www.rene-nodot.org/wp-content/uploads/2010/04/de-vasselot-témoigne.jpg"><img class="aligncenter  size-medium wp-image-179" title="Odile de Vasselot  témoigne" src="http://www.rene-nodot.org/wp-content/uploads/2010/04/de-vasselot-témoigne-300x220.jpg" alt="" width="278" height="205" /></a></p>
<p><em>Dans le cadre de la préparation au concours de la Résistance et de la  Déportation, le Cern et le collège public Sainte-Apolline de  Courdimanche (Val d&#8217;Oise) se sont associés une nouvelle fois pour  inviter  deux grandes figures de la Résistance, le 9 février 2010: Yves  Guéna et Odile de Vasselot&#8230; Nous tenons ici à remercier  chaleureusement la direction et l&#8217;ensemble du personnel de cet  établissement d&#8217;avoir contribuer à la pleine réussite de cette  rencontre.</em></p>
<p><em>Les retranscriptions de cette conférence sont encore en préparation  pour être diffusées prochainement sur ce site mais nous sommes déjà  heureux de vous faire partager des extraits filmés de leurs évocations  de résistant:  celle du parcours d&#8217;un F.F.L. pour M. Guéna, celle d&#8217;un  membre du réseau d&#8217;évasion &laquo;&nbsp;Comète&nbsp;&raquo; pour Mme de Vasselot.</em></p>
<p><em>Voici  donc les deux premiers films d’une longue série de documentaires  vidéos qui viendront peu à peu enrichir notre site et son intérêt  mémoriel:</em></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=j-yqraT765k">http://www.youtube.com/watch?v=j-yqraT765k</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6pFdQ29L0MY">http://www.youtube.com/watch?v=6pFdQ29L0MY</a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">I – La conférence :</span></strong></p>
<p>Elle suit la chronologie des évènements de 1940 à 1945.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Yves Guéna :</span> « Il s’agit de commencer par l’appel lui-même, dire ce qu’il est, et voir ses conséquences dans les mois qui suivirent son lancement. Nous donnerons successivement chacun notre réponse à cet appel.<span id="more-169"></span></p>
<p>La demande d’Armistice a été annoncée le 17 juin 1940, et le 18 juin à la fin de la journée le général de Gaulle, qui était parti pour Londres, lance son appel aux Français.</p>
<p>Que dire de celui-ci ? Nous venions de subir une défaite écrasante puisque six semaines après leur invasion suivant l’attaque du 10 mai, les Allemands défilaient sur l’avenue des Champs Élysées l’arme à la bretelle, et ils allaient occuper toute la zone au Nord de la ligne de démarcation jusqu’à Bordeaux.</p>
<p>Le général de Gaulle dit alors que nous avons subi une défaite militaire ; cela parait une évidence, mais c’était très bien de la part d’un général de dire qu’on avait subi une défaite militaire parce que les gens qui allaient prendre les commandes de la France &#8211; les vichystes &#8211; expliquaient &nbsp;&raquo; que le pays était entré en décadence, que les Français ne voulaient plus travailler.&nbsp;&raquo;. Or c’est difficile de sortir un peuple de la décadence tandis que, d’une certaine manière, on sait très bien comment effacer une défaite militaire en remportant une victoire militaire ! C’est ce que le général de Gaulle leur dit. Et il s’explicite d’ailleurs en ajoutant « la France a un vaste empire derrière elle &laquo;&nbsp;. Celui-ci est considérable : l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire, le Pacifique, etc…. Elle a une flotte qui est intacte. La Grande-Bretagne continue la guerre et elle a une flotte exceptionnelle. Et le général de Gaulle qui est un homme qui a toujours vu très loin a dit : &nbsp;&raquo; Cette guerre est une guerre mondiale,&#8230; il y a dans l’univers tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis &laquo;&nbsp;, il pressentait naturellement l’intervention des Américains et je crois qu’il avait compris qu’il y avait eu un dérapage du coté des Soviétiques avec le pacte germano-soviétique, mais que par la force des choses cela s’arrangerait.</p>
<p>On m’a souvent interrogé sur l’attitude des Soviétiques en 1939 qui est inqualifiable, et j’ai toujours répondu &nbsp;&raquo; qu’il y ait Staline au Kremlin ou un tsar à Saint-Pétersbourg, dès lors que l’ombre de l’Allemagne s’étend sur la Pologne, les Russes disent : on partage ! &laquo;&nbsp;. Mais cela n’a pas duré.</p>
<p>Donc le général de Gaulle annonçait premièrement que la guerre pouvait continuer et secondement il ajoutait : &nbsp;&raquo; j’invite les officiers et les soldats français… les ingénieurs et les ouvriers … à se mettre en rapport avec moi &nbsp;&raquo; pour continuer la guerre.</p>
<p>Naturellement ce n’était pas facile de le rejoindre et il s’est trouvé peu de monde autour de lui puisqu’une division commandée par le général Bétoire qui s’était fort bien battue en Norvège et qui avait été rapatriée pour combattre en France n’en avait pas eu le temps avant de s’embarquer pour l’Angleterre, a vu ses éléments regagner la France peu après.</p>
<p>Alors, qui a rejoint le général de Gaulle ? Il y avait une demi-brigade c’est à dire un régiment de la légion étrangère dont les 2/3 soient de 1000 à 1200 des hommes ont rallié le général. Il y avait un certain nombre mais pas beaucoup d’officiers, de sous-officiers et d’hommes de troupe de la division Bétoire ; et un certain nombre de jeunes qui ont quitté la France pour le rallier.</p>
<p>J’étais de ces jeunes.</p>
<p>Je me trouvais habiter Brest dans le Finistère, à la pointe de la Bretagne. Cette année-là j’étais en Première Supérieure à Rennes avec la perspective de préparer Normale sup., et nous avions été renvoyés dans nos foyers vers le 10 juin. La ville de Brest ayant commencé à être bombardée,  notre Père avait dit à notre Mère ainsi qu’à mon petit frère et moi de partir pour la maison de campagne. Nous avions une maison au bord de la mer, mais comme à l’époque il n’y avait ni électricité ni téléphone dans les maisons hors les bourgs, nous étions totalement isolés. Un voisin est venu nous voir le 18 juin au soir pour nous dire qu’un général à Londres a demandé à ce qu’on le rejoigne et qu’on continue la guerre. Il annonçait en même temps, ce qui nous surpris,  que les Allemands avançaient sur la Bretagne, que l’armée anglaise était en train de rembarquer ses hommes pour l’Angleterre, enfin qu’il y avait aussi des garçons et des filles qui sautaient dans les bateaux. Je n’avais pas la possibilité de faire 20 kms à pied car je serais arrivé trop tard, j’ai passé la plus mauvaise nuit de ma vie et le lendemain &#8211; comme j’étais à 5 kms du port du Conquet -</p>
<p><strong>j’ai dit à ma Mère : « Je pars »<br />
et elle me dit :<br />
« Bien sûr, tu ne vas pas rester avec les Boches. »</strong></p>
<p><strong> </strong>Il y avait un bateau qui partait du Conquet pour Ouessant avec des militaires français. On m’y a accueilli gentiment. On est arrivé à Ouessant, et dans la nuit, on a été réveillé et on nous a dit qu’il y avait des bateaux qui partaient pour l’Angleterre. Nous étions quelques jeunes et des marins, on a sauté dans les bateaux, et c’est ainsi que je me suis trouvé en Angleterre le 20 juin  au soir.</p>
<p>C’est en débarquant et en voyant les journaux anglais que nous avons vu le nom du général et sa photo. Les jeunes garçons et moi-même avons alors dit : « On s’engage, bien entendu ! »</p>
<p>On a vécu dans une espèce de camps de réfugiés, une école, à proximité de Londres, avec des réfugiés de tous âges et de toutes nationalités. Et puis le 29 juin, suite à l’accord de la veille entre l’Angleterre et de Gaulle, un officier est arrivé et nous a dit que ceux qui veulent rallier le général de Gaulle le disent et on les emmènera au centre. Nous nous sommes tous précipités, aucun n’a fait le voyage de retour vers la France. Nous avons fait le trajet jusqu’à l’Olympia Hall de Londres où se trouvaient tous les premiers ralliés, à savoir, la Légion Etrangère  qui impressionnait beaucoup, un certain nombre de Chasseurs alpins, et les jeunes à qui on a appris à peu près à se mettre en rang au garde-à-vous parce que le général de Gaulle allait venir ! Le 6 juillet il est venu au devant de ceux qui venaient de le rallier.</p>
<p>A ce propos, on m’a souvent demandé quelle impression j’avais ressentie ?  Une forte impression certes, mais malgré les circonstances exceptionnelles, je n’ai pas su la traduire dans les livres que j’ai écrits. Mon Ami, François Jacob ( qui sera Chancelier de la Libération ), a trouvé le mot : « Il avait l’air gothique…. Il était comme une cathédrale. » Quant au général, on sait ce qui a alors pensé, car dans ses Mémoires il a écrit qu’il était pour le glaive de la France avec ces quelques 2000 hommes de l’armée de terre plus quelques aviateurs et des marins en très petit nombre.</p>
<p>Nous sommes allés en formation militaire et nous n’avons jamais eu la moindre hésitation surtout en voyant ce qu’il a fait pendant la guerre. Le temps a prouvé que de Gaulle avait eu raison car après le désastre, sont revenus l’honneur et la victoire.</p>
<p>On me demande aussi, souvent, si le général de Gaulle se sentait comme un général rebelle ou s’il parlait au nom de la France ? Je réponds qu’il parlait au nom de la France, mais il ne pouvait pas le dire car il n’avait rien entre les mains.</p>
<p>D’ailleurs, à ce propos, lorsque les Anglais ont accepté de discuter avec lui du statut des Forces Françaises Libres ( F.F.L. ), de Gaulle a invité le professeur Cassin ( qui écrira la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme ) présent auprès de lui à négocier ce sujet. Cassin lui a dit : « Mon général, pour négocier, il faut que j’ai des instructions. Dois-je négocier pour former une légion de volontaires français au sein de l’armée britannique ou bien puis-je négocier au nom de l’armée française ? » « Monsieur le professeur, vous négociez au nom de la France ». Effectivement, le général de Gaulle, à ce moment là, avait déjà décidé de prendre en main le destin de la France.</p>
<p>Il ne le pouvait pas tout de suite car il n’avait pas de territoires, il fallait rallier ceux-ci ! Il y avait bien eu un essai à Dakar début septembre, mais ce fut un échec, pas trop grave certes. Quelques semaines auparavant il y avait eu le ralliement du Cameroun, Leclerc avait envoyé Pleven pour agir dans ce sens. F. Eboué, gouverneur du Tchad, d’origine guyanaise, s’était rallié à de Gaulle fin août, et, par son exemple, il avait réussi à rallier les 4 colonies d’Afrique Equatoriale.</p>
<p>Donc, lorsque le général de Gaulle se trouve à Brazzaville fin octobre 1940, il dispose du Cameroun, de toute l’Afrique Equatoriale. Il apprend le ralliement de la Polynésie française, et, des 5 comptoirs français de l’Inde.</p>
<p>Ainsi, après l’appel du 18 juin 1940, à Brazzaville, de Gaulle lance le Manifeste du 27 octobre 1940 où il dit : « La France a un gouvernement illégal et indigne, je prends en main les destinées de la France jusqu’à la victoire. Alors les Français choisiront par qui ils veulent être gouvernés ».</p>
<p>Voici donc ce qu’était l’Appel du 18 juin et son premier impact dans les semaines qui suivirent. En octobre 1940 le général de Gaulle avait des militaires, des territoires, des possibilités de recrutement ; et il prit tout cela en main.</p>
<p>Les F.F.L. ont combattu en tant que telles à partir de fin 1940 &#8211; début 1941 et jusqu’à a fin de la campagne de Tunisie à la mi-1943, ou alors toute la France va entrer en guerre. »</p>
<p><em>à suivre</em></p>
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		<title>SAM BRAUN témoigne au collège Georges Duhamel à Herblay 95</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 10:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpd</dc:creator>
				<category><![CDATA[4 Témoignages lors des journées du cern 95.]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 19 mars 2009 les élèves de Monsieur Bertrand  Bujaud , professeur d&#8217;histoire et de géographie au collège d&#8217;Herblay et membre du cern, ont rencontré Sam Braun : 1) Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ? Il est difficile de répondre simplement à cette question car chaque souvenir de cette époque est douloureux. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 19 mars 2009 les élèves de Monsieur Bertrand  Bujaud , professeur d&#8217;histoire et de géographie au collège d&#8217;Herblay et membre du cern, ont rencontré Sam Braun :<br />
</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>1) </strong><strong>Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</strong></p>
<p>Il est difficile de répondre simplement à cette question car chaque souvenir de cette époque est douloureux. Le sentiment de déshumanisation est certainement le plus horrible et était toujours présent.<span id="more-96"></span></p>
<p>En ce qui concerne les privations, on sait que les rations alimentaires étaient calculées de manière à permettre à un déporté, même employé dans une usine à proximité du camp, de survivre un mois et demi au plus . Nous recevions le matin 200 grammes de pain, 15 g. de margarine et une louche de pseudo-café. Une fois par semaine, le petit déjeuner était complété d&#8217;une cuillère à café de confiture et d&#8217;une tranche de (saucisse) saucisson de même couleur que le saucisson à l&#8217;ail. Le midi et le soir, le repas se composait d&#8217;un litre de soupe claire, donc peu nourrissante. Malgré ce régime trop restreint, il y a eu quelques survivants !</p>
<p>Je crois avoir survécu à Auschwitz en m&#8217;extrayant psychologiquement de cet enfer en me refermant sur moi-même, m&#8217;imaginant ailleurs, insensible aux maltraitances, évoquant parfois les souvenirs de ma vie d&#8217;avant, y compris les bonnes recettes  de cuisine d&#8217;antan de ma mère. Cette attitude était cependant dangereuse à long terme car elle me conduisait à vivre dans un monde virtuel, à l&#8217;écart de mes camarades déportés. Je n&#8217;ai d&#8217;ailleurs pas de souvenir de gestes ou d&#8217;actes de solidarité entre déportés car j&#8217;étais trop solitaire et rêveur pour en être témoin.</p>
<p><strong>2) </strong><strong>Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ?<em> </em>Qu&#8217;avez-vous ressenti alors ? Détestiez-vous les Allemands ? </strong></p>
<p>Je n&#8217;ai pas été libéré du camp d&#8217;Auschwitz. Avant l&#8217;arrivée des Russes, les Allemands nous ont évacués vers l&#8217;ouest au cours de ce que l&#8217;on a appelé ensuite les « marches de la mort » : 60 KM de marche dès le premier jour, puis quatre mois de marche continuelle ou de voyage en train, en étant toujours très peu nourris. Un jour, de faux S.S. nous ont faits descendre d&#8217;un train demandant aux malades de descendre. ( ; nous avions peur puis avons compris qu&#8217;il s&#8217;agissait de résistants tchécoslovaques déguisés. Nous étions libérés !) J&#8217;étais épuisé et atteint du typhus et avait décidé de mourir car je n&#8217;en pouvais plus. Mais alors que je croyais aller vers la mort c&#8217;est la vie qui m&#8217;accueillait, car ces SS étaient en fait d »s résistants tchéchoslovaques. J&#8217;étais à Prague, en Tchéchoslovaquie</p>
<p>(Après ma libération, j&#8217;ai été conduit à la gare de Prague en Tchécoslovaquie.) Des femmes compatissantes ont déposé sur mon brancard des bonbons, des gâteaux&#8230; que je n&#8217;ai pas mangés immédiatement. (Peu après, je me suis rendu compte qu&#8217;une infirmière s&#8217;était empressée de retirer tout cela entre temps. ) Le soir même une infirmière a pris tout ce qu&#8217;il y avait sur le brancard ! Quelle déception ! En fait cette femme venait de me sauver la vie. La consommation de denrées trop riches dans mon état aurait été catastrophique. Comme je lui en ai voulu pourtant sur le coup !</p>
<p>En ce qui concerne mon ressenti vis à vis des Allemands, je ne peux pas dire que je les détestais. Je distinguais assez clairement le peuple allemand et le nazisme, responsable de tant d&#8217;horreurs, de la mort de mes proches, et qu&#8217;il fallait condamner sans ambiguïté. D&#8217;ailleurs je me souviens avoir vu des prisonniers allemands durant ma convalescence à Prague. Ils étaient occupés à évacuer des décombres. Reconnaissant à mon allure et ma maigreur un rescapé de déportation, (un) le gardien tchécoslovaque a cru me satisfaire en se mettant à brutaliser les prisonniers. Je n&#8217;ai éprouvé nul plaisir revanchard, au contraire. J&#8217;ai pris alors conscience de mon absence de haine à l&#8217;égard de l&#8217;Allemagne. Ce qui ne veut pas dire que je me montre clément face aux horreurs nazies.</p>
<p><strong>3) </strong><strong>Comment avez-vous reconstruit votre vie après la déportation ?</strong></p>
<p>Après ma convalescence en Tchécoslovaquie, je suis revenu en France et y ai retrouvé ma grande sœur et mon grand frère. J&#8217;ai vécu avec eux. Tous les autres membres de ma famille sont morts en déportation.</p>
<p>Reconstruire ma vie m&#8217;a été difficile durant plusieurs années. D&#8217;une part, juif de par mes origines mais athée par tradition familiale, je n&#8217;étais pas au clair avec mon identité juive immédiatement après mon retour de déportation. J&#8217;ai cherché ma voie quelque temps avec difficulté, traversant une période d&#8217;alcoolisme dont je ne suis sorti qu&#8217;au bout d&#8217;une année. Je me suis ensuite marié. J&#8217;ai souhaité entamer des études de médecine, ce qui n&#8217;était pas facile du fait de l&#8217;interruption de ma scolarité durant la guerre et la déportation. J&#8217;ai tout de même réussi à obtenir mes diplômes et ai exercé ce métier avec passion.<em> </em></p>
<p><strong><em>4) </em></strong><strong>Pourquoi ne pas avoir fait retirer votre tatouage de déporté ?  <em> </em></strong></p>
<p><em> </em></p>
<p>J&#8217;ai conservé le numéro de déporté qui avait été tatoué sur mon bras (mesure imposée quasi exclusivement aux Juifs par les nazis lors de leur arrivée dans les camps). Néanmoins j&#8217;ai eu la tentation de l&#8217;enlever. A mon retour de déportation celui-ci me gênait, me faisait honte. Je portais toujours des chemises à manches longues même par grande chaleur. Durant mes études de médecine j&#8217;ai décidé de le faire retirer. J&#8217;ai donc pris rendez-vous chez le chirurgien pour cela. Et puis j&#8217;y ai renoncé au dernier moment. J&#8217;avais un camarade étudiant en médecine comme moi qui venait des Etats-Unis. Victime de la politique des quotas d&#8217;inscription à l&#8217;encontre des étudiants noirs, il n&#8217;avait pu poursuivre ses études dans son pays et était donc venu chez nous. J&#8217;ai réalisé (qu&#8217;il ne saurait envisager de dissimuler) que lui ne pouvait pas cacher sa couleur noire et la discrimination qui s&#8217;y rattachait. Pourquoi alors devais-je dissimuler mon identité juive et mes souffrances passées ?</p>
<p><strong>5) </strong><strong>A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p>(Je pensais pouvoir et devoir témoigner de ce que je savais de la déportation et de ce que j&#8217;avais vu et vécu). Je me suis vite rendu compte ( pourtant  ) que les gens avaient énormément de mal à croire ou à s&#8217;intéresser aux récits des rescapés immédiatement après la guerre. Je me suis tu, n&#8217;ai parlé ni à ma femme, ni à mes enfants. Finalement ce sont mes petits enfants qui ont bénéficié de mon témoignage et à qui j&#8217;ai offert un exemplaire de mes mémoires. Et ce silence a duré quarante ans jusqu&#8217;au moment où une de mes amies professeur d&#8217;histoire  dans un grand lycée parisien m&#8217;a demandé de venir témoigner devant ses élèves de Terminale.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>6) </strong><strong>Quel effet cela vous fait-il de revenir visiter le camp ?</strong></p>
<p>La visite d&#8217;Auschwitz n&#8217;est devenue réellement possible qu&#8217;à partir des années 90, une fois le rideau de fer tombé et le communisme disparu à l&#8217;est. En 1995, la décision du voyage a été prise en quelques jours et nous sommes partis, (certains) trois de mes enfants, ma femme et moi-même. Je souhaitais revoir le lieu où étaient morts mes parents et ma petite sœur. J&#8217;ai éprouvé deux émotions très fortes. L&#8217;une en passant sous la cynique inscription à l&#8217;entrée du camp « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »), j&#8217;ai éclaté en sanglot, moi qui n&#8217;avais pas versé une larme durant toute ma déportation. J&#8217;ai été également bouleversé devant les vitrines exposant les cheveux, (les dents,) les lunettes et les chaussures ( ou les poupées), toutes ces choses dont les déportés ont été dépouillés.</p>
<p>Suggestions : ajouter une photo légendée du collège G° Duhamel, avec les trois lauréates de cette année.</p>
<p>le blog ou site de Sam Braun</p>
<p><a href="http://www.sambraun.com/">http://www.sambraun.com/</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pièces annexes :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="border: 0.5pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm; text-align: center;"><strong>PREPARATION DE LA RENCONTRE DES ELEVES DE GEORGES DUHAMEL AVEC SAM BRAUN. LE JEUDI 19 MARS 2009</strong></p>
</div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Biographie établie d’après :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Sam BRAUN. Entretien avec Stéphane GUINOISEAU</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><em>Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu</em>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Albin Michel, 2008</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><em>Mars 1942 –<span> </span>Août 1944</em></strong> : 76 000 juifs déportés de la France, moins de 2 600 reviennent des camps</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1920</strong> : Mariage des parents de Sam Braun,</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Faivel (dit Félix), père d’origine polonaise ; Malka (dite Pauline), mère d’origine russe</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Naturalisés tous les deux ensemble en 1924</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1927</strong> : Naissance de Sam Braun à Paris</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1937 / 1938</strong> : La famille Braun quitte Paris pour Clermont-Ferrand</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">N’est pas au courant des rafles d’Août 1942. Il apprend néanmoins l’arrestation d’étudiants de la faculté de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il n’a pas vraiment alors de crainte vis-à-vis du régime de Vichy. Il ne ressent pas spécialement d’hostilité à l’encontre au lycée Blaise-Pascal. (« Jamais je n’ai ressenti le moindre antisémitisme, non, jamais » [p.42]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Elèves recevant<span> </span>des bonbons après avoir chanté <em>Maréchal nous voilà</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&lt;!&#8211;[if !supportEmptyParas]&#8211;&gt; &lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>11 novembre 1943</strong> : Sam Braun, en compagnie de lycéens de Clermont-Ferrand et d’étudiants de la faculté de Strasbourg, manifeste place de Jaude</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Ils font le tour de la place avec deux bâtons et tapant par terre, tout en marchant [p.43]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">2 bâtons = 2 gaules = De Gaulle</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>12 Novembre 1943</strong> : Arrestation de Sam Braun, de sa sœur Monique (11 ans) et de ses parents par 5/ 6 Miliciens « tous habillés de la même façon, avec un grand manteau et un chapeau » [p.44]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Les Miliciens laissent seule dans l’appartement la grand-mère de Sam Braun. Grabataire, « elle y est probablement morte dans la solitude et l’abandon, car ils ont ensuite posé des scellés sur la porte. » [p.45]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">La famille est conduite à Drancy</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>7 décembre 1943</strong> : Départ pour Auschwitz (convoi n°64)</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Conditions de voyage éprouvantes (« Au début, on ne pouvait pas s’asseoir tellement nous étions nombreux, serrés les uns contre les autres, tassés comme des bêtes. Puis, très vite, dès les premières heures, peut-être parce qu’une partie des gens présents dans ce wagon étaient assez âgés, il y a eu des morts » [p.62]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">« Avant d’être dans ce wagon à bestiaux, je n’avais pas vu de gens mourir. La mort était un sujet tabou, on la cachait aux enfants. […] Ca fait un drôle d’effet de voir pour la première fois des gens mourir, des êtres humains qui peu de temps avant respiraient, geignaient et même pleuraient. » [p.62]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">« Mes parents, malgré cette ambiance mortifère, tentaient de nous distraire, ma petite sœur et moi. Ils essayaient de nous amuser pour que le temps passe plus vite, pour qu’on ne pense pas trop aux morts, qu’on oublie quelques instants nos effroyables conditions d’existence, pour qu’on ne pense pas à ce qui nous attendait.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 18pt; text-align: justify;">Je crois qu’eux-mêmes n’imaginaient pas ce qui allait suivre. » [p.63]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>décembre 1943</strong> : Arrivée à Auschwitz (« Avec le froid, une explosion de cris qui, comme des aboiements de chiens, me poursuivent toujours. ‘’Schnell, raus, schnell’’, tout cela avec des coups car il fallait sortir du wagon le plus vite possible pour que le train puisse repartir rapidement chercher une nouvelle cargaison de martyrs ! » [p.66]</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun est transféré à Auschwitz III, Buna-Monowitz, après une « sélection ». L’avant-bras gauche est tatoué avec un numéro à 6 chiffres (167472).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Construction d’une usine d’IG Farben pour fabriquer du caoutchouc synthétique (<em>Buna</em> en allemand).</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Primo Levi (non rencontré par Sam Braun) était également « à la Buna »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 54pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">&lt;!&#8211;[if !supportLists]&#8211;&gt;<span style="font-family: Wingdings;">Ø<span> </span></span>&lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;Travail physique au commando 55, lever à 4 ou 5 heures en<span> </span>fonction des saisons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>18 janvier – début mai 1945</strong> : « marche de la mort »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun quitte Buna-Monowitz sans rien. C’est le début d’un long périple.</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">De faux SS demandent aux malades de descendre du train. Persuadé qu’il va mourir, à bout de force, Sam Braun se résigne à descendre. Il est en fait libéré par des Résistants tchécoslovaques. Il pense que les autres prisonniers restés dans le train sont morts.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Juillet 1945</strong> : Sam Braun revient en France par un avion sanitaire de l’armée française, avec un petit nombre de rapatriés depuis Prague</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun subit un interrogatoire par le deuxième bureau français, puis est conduit au Lutetia</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun finit par retrouver son frère et sa sœur</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Il rentre fêter son retour à Clermont, boit un porto et tombe inconscient (il avait perdu 15 kilos dans les camps)</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Sam Braun passe le baccalauréat et devient médecin</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Années 1970 – 1980</strong> : Sam Braun décide de témoigner</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>1995</strong> : Retour à Aushwitz, accompagné de son épouse et trois de ses quatre enfants</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>2000</strong> : Visite en Pologne de Sam Braun en tant que Président d’une association française luttant contre tous les extrémismes « Cercle mémoire et Vigilance »</p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">Recherche du cimetière juif des ancêtres de Sam Braun</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>2004 –</strong> <strong>2005</strong> : Lors de cette année scolaire, Sam Braun témoigne devant cinq mille sept cents enfants</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>19 Mars 2009</strong> : Sam Braun témoigne devant les élèves de 3<sup>e</sup> du collège Georges Duhamel</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<div style="border: 0.5pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;">
<p class="MsoNormal" style="border: medium none; padding: 0cm; text-align: center;"><strong>Exemples de question pouvant être posées à Sam BRAUN</strong></p>
</div>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ressentiez-vous l’antisémitisme au lycée durant la guerre ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour quelles raisons avez-vous été arrêté en novembre 1943 ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Y a-t-il eu des Allemands vous ayant laissé une bonne impression, malgré l’enfer ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Durant la « marche de la mort » [p128]</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment avez-vous tenu 4 mois durant la « marche de la mort » alors que vous n’aviez rien emporté avec vous ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ? Pourquoi la considérez-vous comme « romanesque » ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">&lt;!&#8211;[if !supportEmptyParas]&#8211;&gt; &lt;!&#8211;[endif]&#8211;&gt;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pourquoi avez-vous été quelque peu déçu par votre retour en France ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour quelle raison avez-vous gardé des chemises aux manches longues même lors d’étés caniculaires, bien après la guerre ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment faire le deuil des proches disparus à Auschwitz ?</p>
<p class="MsoBodyText">INTERVIEW DE SAM BRAUN REALISE PAR LES ELEVES DE 3° DU COLLEGE GEORGES DUHAMEL A HERBLAY</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>LE 19 MARS 2009</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Comment avez-vous survécu à Auschwitz, malgré les privations ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Qu’avez-vous ressenti lors de la Libération ? Détestiez-vous les Allemands alors ? <em>Pouvez-vous nous expliquer les extraordinaires circonstances de votre libération ? Pourquoi la considérez-vous comme « romanesque » ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Pourquoi ne pas avoir fait retirer votre tatouage de déporté ?<span> </span><em>Pour quelle raison avez-vous gardé des chemises à manches longues même lors d’étés caniculaires, bien après la guerre ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Pourquoi n’avez-vous pas parlé à vos enfants de votre déportation ? <em>A quel moment avez-vous pris la décision de transmettre votre témoignage ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"><strong>Quel effet cela vous fait-il de revenir visiter le camp ?</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
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