Jeanne Ferrès, résistante normande, déportée à Ravensbrück.
“Je suis une ancienne déportée et résistante ; j’ai été arrêtée fin 1941, mise au secret à la prison de Fresnes et de la Santé pendant 22 mois, puis déportée au camp de Ravensbrück où je suis restée jusqu’à la fin des hostilités. j’ai passé presque 4 ans là-bas. »
Hulin Jean, résistant de la région d’Argenteuil (Val d’Oise)
« En 1940, j’étais mobilisé dans l’Armée de l’Air.
Nous nous sommes repliés jusqu’àTarbes.
J’ai eu la chance de n’être ni blessé ni fait prisonnier.
Après l’Armistice, une tentative de rejoindre Londres en avion échoue. »
Roger Pannier
L’abbé Roger Pannier organisa sabotages et évasion en Allemagne avec des jeunes du STO. Arrêté, il fut déporté à Buchenwald et à Dachau.
Né en 1914, prêtre catholique, Roger Pannier était, en 1939, en âge de faire la guerre. Malheureusement, il est fait prisonnier et est transféré en Allemagne. En 1943, les évêques français demandent aux prêtres français de rejoindre dans leurs camps et leurs usines les 7 à 800000 jeunes Français réquisitionnés par les Allemands pour le STO. Roger Pannier fut plus particulièrement chargé de monter cette opération en Rhénanie.
René Nodot Un “Passeur de Mémoire”
Mort en 1996, cet exceptionnel “Passeur de Mémoire” n’a pas achevé son projet de mettre en place un centre de documentation utile aux jeunes générations pour qu’elles gardent bien
le souvenir des heures sombres du nazisme et de la guerre, de la barbarie des camps et des combats de la résistance.
En 1942, à 17 ans, il participe à un camp de “retour à la terre”, chantier de jeunes organisé par le gouvernement de Vichy : les jeunes citadins y remplaçaient les hommes prisonniers de guerre.
Pensant donc travailler dans une ferme, René Nodot quitte l’Oise.
Vite convaincu qu’il n’y a rien à attendre de ce type d’organisation, qui ne fait que diffuser la propagande du régime pétainiste, René Nodot et trois amis détruisent une partie du matériel du camp avant de s’évader.
Robert Le Moine de Pontoise, du réseau Alliance.
Il devint « PYTHON » – un nom d’animal comme tous les membres du Réseau que pour cette raison les Allemands baptisèrent « l’Arche de Noé »
Adrien Le Moine de Pontoise, déporté mort pour la France
Il arrivait que ces camions tombent en panne dans le camp ; on faisait alors appel à Robert pour venir les réparer, c’est ainsi qu’il obtint un ” ausweis ” et put faire des observations dans le camp de Cormeilles – observations qu’il chercha à utiliser contre les Allemands.
C’est ainsi qu’il réussit à rentrer dans le réseau Alliance en liaison directe avec l’Intelligence Service et dirigé par Marie-Madeleine Fourcade.
Avec la complicité de son père Adrien qui partageait ses sentiments anti-allemands, des jeunes gens d’une vingtaine d’années venaient recueillir ces renseignements et les transmettre sur place grâce à un poste émetteur caché dans le ” sous-grenier ” auquel on accédait par une trappe pratiquée dans le mur du grenier et aussitôt après dissimulée par un meuble. De ce poste partait un fil qui courait le long d’un tuyau d’aération jusqu’à une antenne, l’ensemble n’étant visible ni de la rue ni des propriétés voisines.
Jeannette Hulin
……..Chez mes parents, il y avait une machine à écrire. Ils imprimaient des tracts contre l’Allemagne nazie, contre les fascistes. Nous mettions aussi des mots d’ordre sur les murs et par terre (« A bas Hitler ! » par exemple), du goudron dans les masques à gaz etc.
Ils savaient que leur petite imprimerie était suspectée et ont tout caché. Heureusement ! ! En effet, le cinq septembre, les flics d’Argenteuil sont arrivés à la tombée de la nuit. L’un d’eux s’appelait Quintard, il était surnommé « Bébé Cadum », un autre s’appelait Fontaine et habitait près de chez mes parents.
Ils perquisitionnent.
Claire Girard de Courdimanche.
Six mois plus tard, Claire a vraiment bien réussi. Elle est à la tête d’une entreprise qui fonctionne désormais normalement.
” Des Allemands sont établis dans son village et les pancartes ” Verboten ” ( interdit ) y décorent tristement le paysage comme souvent en France. ” Ils ne pourront accrocher leurs pancartes sur le chemin de notre âme ” écrit Claire. Elle garde confiance en son pays. Pour elle, la victoire française est évidente. Le 8 novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, un ” espoir fou ” monte en elle. Elle pleure de joie en entendant la Marseillaise après un message de De Gaulle entendu sur la radio anglaise.
Raymond Berrivin de Courdimanche
En 1942 les bois entre Poissy et Boissy l’ Aillerie sont surveillés. les allemands craignent des parachutages ; “vous etes tous anglophiles dans ce village tous les soirs vos postes radios captent les emissions de la bbc. je reconnais le brouillage.”
Jean Anthiaume, Résistant FFI Pontoisien.
Comment mettre les Allemands à la porte ? Finalement ” Veux-tu venir avec nous ? ”
demande M. Jourdain à Jean qui accepte et entre ainsi au mouvement ” LIBERATION ” dont le chef à Pontoise est Lamarre, grainetier, capitaine de réserve.
André Fournier, médecin-résistant, déporté à Buchenwald, Natzweiller et Dachau
S’engage dans la Résistance en juillet 1942 après avoir été écoeuré par les Chantiers de jeunesse. Fonde le réseau Libre Patrie avec Louis Pascano. Arrété par la Gestapo. Fut déporté à Buchenwald, à Natzweiller et Dachau. Devenu médecin après guerre, A. Fournier est Président honoraire de l’ENTENTE.
“ En juin 1940, j’ai été mobilisé. A cette époque, je voulais déjà faire quelque chose. En 1942, j’ai participé à la Résistance où j’ai commencé par rentrer dans le réseau Défense de la France. Arrêté, j’ai été déporté au camp de Buchenwald en 1944, puis dans celui de Natzweiller-Struthof et enfin à Dachau. Finalement, j’ai été libéré en 1945 et j’ai repris mes études de médecine.
Paul Thueux, membre du groupe Chabanne de Pontoise.
“Le 26 juillet comme je l’ai noté dans mon calepin, je vais faire un tour dans Pontoise et je rencontre dans notre habituel ” quartier général “, le café Simon, Chabanne en compagnie de Bélier, Salaün et Butin. Au cours de la conversation nous évoquons un officier, qui, de Londres dit qu’il faut continuer la lutte “. Ce n’est que plusieurs jours après que nous avons appris le nom de ce général – de Gaulle – et de ceux qui le suivaient, les Gaullistes. Jean-Claude a l’intime conviction que cet homme a raison, que les Anglais encore invaincus viendront aider les Français à se libérer.”
http://paul-thueux.fr/
Armand Vergnolle FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines
« Je me nomme Armand Vergnolle, je suis originaire du Lot et Garonne et je suis né en 1920.à Agen même, sur les bords de la Garonne.
Je suis le fils d’un soldat qui a failli être fusillé..
Marcel Créplet de Pontoise.
« J’étais maquisard dans le Limousin.
J’avais 19 ans, je travaillais dans un moulin et quand il a fermé ses portes, les Allemands se sont demandés ce qu’allaient devenir les ouvriers. On a donc reçu une convocation, je suis parti. Il ne fallait pas rester car ils faisaient des recherches. »
Lucienne Rolland, Résistante communiste, prisonnière puis déportée à Ravensbrück.
Militante active du parti communiste interdit, Lucienne Rolland, résistante, connut la mise au secret dans diverses prisons avant l’enfer de Ravensbrück…