Archives de la catégorie 'Non classé'

nov 25 2011

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Publié par jpd dans Non classé

Bienvenue sur le site-blog du Cern.
Deux grands espaces vous attendent :

Le musée virtuel et ses trois salles.
Les pages du blog et ses catégories.

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exposition : Pontoise sous les bombes


Pour Adhérer au cern :

http://www.rene-nodot.org/pour-adherer-au-centre-detudes-rene-nodot/

Notre site bénéficie d’un accompagnement musical. « Mélancholia 5 », création originale   pour le site et œuvre de M. Christophe Leroy, ( 1967 – 2010) qui était professeur de musique au collège de Courdimanche. ( Voir rubrique dans association)


Sommaire  :

Des sites complémentaires :

Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Clair et de Normandie

Résistants du maquis de Saint Clair, Calvados :

https://sites.google.com/site/maquisdesaintclair/

Résistants de Normandie

https://sites.google.com/site/parolesderesistantsnormands/

Textes de Jacques Vico :

https://sites.google.com/site/jacquesvicotextes/


Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Marcel Morbihan :

https://sites.google.com/site/maquisdesaintmarcel/

Passeurs de Mémoire du Val d’Oise

https://sites.google.com/site/passeursdememoireduvaldoise/


Dans le musée virtuel :


Hulin Jean, résistant de la région d’Argenteuil (Val d’Oise)

Roger Pannier

René Nodot Un “Passeur de Mémoire”

Robert Le Moine de Pontoise, du réseau Alliance

Adrien Le Moine de Pontoise, déporté mort pour la France

Jeannette Hulin

Claire Girard , résistante, abattue à Courdimanche.

Raymond Berrivin  de  Courdimanche

Jean Anthiaume,  Résistant FFI Pontoisien.

André Fournier, médecin-résistant, déporté à Buchenwald, Natzweiller et Dachau

Paul Thueux, membre du groupe Chabanne de Pontoise.

Armand Vergnolle  FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines

Marcel Créplet de Pontoise

Lucienne Rolland, Résistante communiste, prisonnière puis déportée à Ravensbrück

http://www.rene-nodot.org/dans-le-musee-virtuel-portraits/

Exposition Pontoise pendant la guerre.

photographie de Monsieur Marcel Kirchhoffer - voir présentation dans documents

http://www.rene-nodot.org/visite.html

Une réponse

juin 20 2011

Un article de La Gazette du Val D’Oise

Publié par jpd dans Non classé

2 réponses

mar 21 2011

Sortir Paul Thueux de l’ombre ! Le seul survivant des déportés du groupe Chabanne

Le  n° 2 de notre collection « Mémoire, Mémoires » est paru !

Préface :

Enfant de Saint-Ouen l’Aumône, puis collégien de Pontoise où il a lié beaucoup d’amitiés, Paul Thueux s’est engagé avec une dizaine de camarades derrière Jean-Claude Chabanne dès le mois de juillet 1940 pour lutter contre l’occupant.
Arrêté en décembre 1941, incarcéré à la prison de Fresnes, puis jugé et condamné à une peine d’emprisonnement,
il est déporté avec quelques camarades en Allemagne, où il va connaître douze camps et prisons.
Revenu seul en juin 1945, il est mal accueilli à Saint-Ouenl’Aumône et Pontoise, les villes qui lui sont chères. Il est victime d’une injuste et odieuse rumeur qui a perduré depuis lors.
Il est grand temps que Paul Thueux sorte de l’ombre.
Annie Delpech

Commande : prix : 8€ (7€+ 1€ de participation à l’envoi)

pour commander :  écrire à cern95@gmail.com

vous recevrez alors les indications pour la commande.

merci.


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jan 07 2011

La grande Mosquée de Paris et l’aide aux Juifs

Publié par jpd dans Non classé

A l’occasion de la sortie du film « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi, qui fait l’objet d’une certaine polémique, le CERN fait le point en republiant un entretien que Mme Bujaud a eu à la grande mosquée de Paris pour notre association avec M. le recteur Boubaker . L’objet de l’entretien portait sur l’hypothèse exploitée dans le film d’une aide effective à la dissimulation d’enfants juifs à l’intérieur de la mosquée lors de l’Occupation et à leur sauvegarde. Un point de vue utile à la compréhension des faits et non de la fiction…

Catherine Bujaud, professeur d’histoire géographie, est une adhérente active du Cern.
Elle a travaillé avec ses élèves sur un fait historique méconnu : l’aide apportée par la mosquée de Paris à des membres de la communauté juive pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans le cadre de la préparation annuelle du Concours National de la Résistance et de la Déportation, certains candidats et leur professeur d’histoire se sont intéressés au cours de l’année 2007-2008 à un fait historique méconnu : l’aide apportée par la mosquée de Paris à des membres de la communauté juive pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’historien a tout intérêt à se pencher sur le rôle joué par Si Kaddour Ben Ghabrit, Recteur de la mosquée de Paris en poste pendant l’Occupation, aux Francs-tireurs partisans (FTP) d’origine algérienne entrés tôt dans la résistance parisienne ainsi qu’aux faux « certificats de coutume » musulmans distribués aux Juifs pourchassés. L’objectif d’une telle étude doit permettre de mieux connaître cette page compliquée de l’Histoire de France et de faire la lumière sur les tentatives de solidarités interconfessionnelles qui ont pu exister.

Si ces faits historiques attendent encore aujourd’hui d’être correctement quantifiés et reconnus, ils n’ont pas manqué entre temps de susciter l’intérêt, l’emballement parfois, de journalistes ou de membres associatifs. En effet que ce soit dans le film documentaire de Derri Berkani La mosquée de Paris, une résistance oubliée ou l’article de B. Nadjia, paru le 11 avril 2005 dans le quotidien El Watan, il est avancé le chiffre impressionnant de 1 600 cartes d’alimentation distribuées entre 1942 et 1944 par la mosquée de Paris aux familles juives, du rôle actif joué par le docteur Assouline et du Recteur de la mosquée de Paris. Il semble évident que l’exemple de cette solidarité musulmane vis-à-vis de Juifs persécutés frappe l’esprit de ceux pour qui l’Occupation et les compromissions de Vichy restent une tâche dans l’histoire de France. C’est aussi le rappel que certaines crispations identitaires actuelles sont contredites par l’Histoire. Voila pourquoi, si l’association française de femmes musulmanes et juives « les Bâtisseuses de paix », créée en 2002, s’est emparée de cet épisode historique et œuvre pour sa médiatisation comme d’un exemple emblématique de l’amitié judéo musulmane, l’historien doit de son côté rechercher et mesurer les faits historiques, rien que les faits.

Monsieur Boubakeur, Recteur de la mosquée de Paris, travaille depuis plusieurs années à rassembler les preuves de ces sauvetages de Juifs pendant la guerre. Or les traces historiques sont modestes. Elles confirment en effet qu’une aide réelle a été apportée par la mosquée mais pas de l’envergure d’un réseau permettant à 1 500 ou 1 600 personnes de vivre dans la clandestinité voire d’être évacuées dans le Bassin méditerranéen (Maghreb, Turquie).

Monsieur le Recteur estime pouvoir établir actuellement les faits suivants :
- Dès octobre 1940, les activités de la mosquée sont repérées par Vichy et celle-ci est avertie par courrier qu’elle ne doit pas ou ne doit plus protéger de Juifs. La lettre en question est actuellement conservée par le Recteur.
- Les caves de la mosquée ont été recensées comme abri potentiel en cas d’éventuels bombardements, redoutés en 1940 et 1944. De là viendrait l’idée probablement erronée que ces sous-sols auraient servi de lieux d’hébergement à des juifs poursuivis.
- Enfin le nombre de « certificats de coutume » distribués à des non musulmans n’est actuellement pas quantifiable – même s’il est certain que le Recteur Ben Ghabrit et ses imams se sont montrés compatissants vis-à-vis de Juifs traqués. Un appel à témoin a été lancé par la mosquée de Paris ces dernières années afin de retrouver des témoins ou des rescapés, au Maghreb notamment. Monsieur Dalil Boubakeur dit avoir reçu en retour une seule réponse, celle de Monsieur Alimi, résidant actuellement en Tunisie.
Tous ces éléments, aussi précieux soient-ils, n’ont pour l’instant pas permis à la Commission Yad Vashem de décerner la médaille des Justes à la mosquée de Paris ou bien au Recteur Ben Ghabrit. La même rigueur historique pousse Monsieur Boubakeur à se montrer très prudent, désireux d’établir des faits qui font honneur aux musulmans de France mais réticent à l’idée de faire dire à l’Histoire plus que ce que les faits nous enseignent. Peut-être, prochainement, de nouveaux éléments permettront-ils d’établir avec plus de précision la réalité historique…

Catherine Bujaud.

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