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juin 30 2011

CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION 2010-2011

DEVOIR DE LA LAUREATE DE 3e DU VAL D’OISE

Nous remercions M. l’Inspecteur d’Académie et ses services ainsi que les jeunes auteurs de ces textes de nous permettre, cette année encore, leurs diffusions. Nous en avons effectué le plus fidèlement possible la retranscription. Notre volonté n’est pas d’établir un devoir type mais de témoigner des efforts consentis par cette nouvelle promotion d’élèves afin que le souvenir de la Résistance ne disparaisse pas avec les derniers témoins…

Jean-François Couriol, secrétaire général du cern95

QUESTIONNAIRE :

Q : n° 1 :

Pendant la guerre Marie-José Chombart de Lauwe a été interrogée, torturée et déportée à Ravensbrück.

Q : n°2 :

Marie-José Chombart de Lauwe est arrêtée car elle était engagée dans la Résistance en tant qu’agent de liaison en Bretagne. Elle est interrogée par la Gestapo de Paris.

Q : n°3 :

Dans la plupart des cas, après leur arrestation, les Résistants étaient interrogés et torturés. S’ils ne parlaient pas, ils étaient souvent déportés ou exécutés.

Q : n°4 :

Dans cet avis, l’attaque contre un membre de l’armée allemande est qualifiée d’ »attentat ».
Q : n°5 :

Le commandant allemand du Grand Paris a prévu de fusiller dans un premier temps 5 communistes et/ou juifs. Si le coupable n’est pas découvert dans les huit jours suivant l’attentat, 15 autres juifs  et/ou communistes ont été également fusillés. Enfin, 500 autres juifs et/ou communistes ont été déportés. Plus généralement, ce commandant fusille des otages suite à   la loi du 22 août 1941 et il pratique la déportation d’otages çà la suite du décret Nacht und Nebel ( « Nuit et Brouillard »).

Q : n°6 :

Les juifs et les communistes, et plus généralement les membres de l’Anti-France ( socialistes, francs-maçons…) sont les victimes prioritaires de la répression.

Q : n°7 :

Le chef officiel de la Milice française est, d’après la loi, le chef du gouvernement, mais elle est dirigée par un secrétaire général.

En janvier 1943, le chef officiel de la Milice est Pierre Laval, Président du  Conseil.

Q : n°8 :

Pour entrer dans la Milice française, il faut être français de naissance et volontaire, ne pas être juif et/ou adhérent d’une société secrète. Il faut  être en bonne condition physique.

Q : n°9 :

D’après les textes, la Milice française se donne pour buts de participer à la vie publique du pays et de l’animer politiquement. Elle veut soutenir l’Etat français et maintenir l’ordre intérieur.

Q : n°10 :

Quelques jours avant le massacre d’Oradour- sur- Glane a lieu le débarquement en Normandie des Alliés (6 juin 1944).

Q : n°11 :

Les zones difficiles d’accès où se réfugiaient les résistants se nommaient les maquis.

Q : n°12 :

Pour entretenir le souvenir des victimes d’Oradour-sur- Glane, l’ancien village a été conservé à l’état de ruine afin de témoigner des souffrances des populations. Un nouveau village a été reconstruit plus loin . Un centre de la mémoire a été instauré.

Q : n°13 :

Klaus Barbie s’est particulièrement attaqué aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux juifs. Il s’en est aussi pris à de nombreux otages et résistants.

Q : n°14 :

Klaus Barbie a été jugé et condamné pour « crimes contre l’humanité » en 1987.

Q : n°15 :

Il était important de juger Klaus Barbie au nom des souffrances qu’il a infligées aux personnes qu’il a torturées et fait déporter.

PARAGRAPHE ARGUMENTE

« Il vaut mieux vivre peu et tomber en plein combat que vivre très longtemps et mourir dans son lit sans s’être élevé plus haut que l’ordinaire ». Cette citation de Jean-Pierre Vernant, historien de la Grèce antique et résistant, montre bien quelles ont été ses motivations pour s’engager dans la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Après l’armistice du 22 juin 1940, la France est occupée par les nazis et le régime de Vichy entame une politique de collaboration. Certains s’élèvent contre cette occupation et  les occupants : on les connaît sous le nom de résistants. Ils étaient animés par des valeurs supérieures, les valeurs républicaines de 1789 et inscrites dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : la liberté, l’égalité et la fraternité, ainsi qu’un fort patriotisme. On peut se demander comment ces valeurs qui animaient les résistants ont pu transcender leur condition humaine face à une répression impitoyable et cruelle. Dans un premier temps, nous présenterons la chronologie de la répression. Dans une seconde partie                         , nous parlerons de la Résistance et de ses moyens de se protéger. Enfin, dans une dernière partie, nous évoquerons la mémoire de la répression et le jugement de ses auteurs.

Après l’armistice, la France est morcelée en zone occupée et rattachée ; la répression entre dans un cadre judiciaire et légal. C’est le droit pénal allemand qui s’applique et les peines sont sévères : entre le mois de juin 1940 et le l’été 1941 160 condamnations à mort ont été prononcées, mais seulement un quart sont exécutées car les Allemands  ne prennent pas cette menace au sérieux. De plus, ils n’imaginent pas perdre la guerre en raison des victoires qu’ils remportent sur tous les fronts. Néanmoins, les Alsaciens et les Mosellans subissent une répression plus dure car ces deux régions ont été annexées par le Reich. Elles subissent une nazification et une germanisation : leurs habitants ne doivent plus parler qu’allemand, l’administration est entièrement faite en allemand etc. C’est pourquoi, dès 1940, certains se rebellent (en fêtant le 14 juillet par exemple) et des filières d’évasion vers la zone Sud se mettent en place. Ce phénomène s’accentue avec les mises en place successives du service de travail du Reich (printemps 1941) et le service militaire obligatoire dans l’armée allemande (août 1942). La répression est d’autant plus dure que le Reich désire voir les populations devenir allemandes. Deux camps sont ouverts : le camp de sécurité et de rééducation de Schirmeck et le camp de concentration de Struthof. Au total    27000 personnes y ont été déportées. Parallèlement, le régime de Vichy engage sa lutte contre ce qu’il considère comme l’Anti-France : juifs, communistes, francs-maçons et membres du Front Populaire. C’est un régime autoritaire qui cherche à asseoir son autorité et éliminer ses opposants. Les premiers à s’engager dans la Résistance en font les frais : on peut prendre l’exemple de Jean Zay, né d’un père juif, franc-maçon, ministre de le l’Education du Front Populaire, très pacifiste dans les années 30. Il cherche à rejoindre les Britanniques en Afrique du Nord, mais il est arrêté par des policiers français au Maroc. Son procès a lieu début octobre 1940 et est largement médiatisé. Jean Zay est vilipendé par la propagande vichyste, il est dégradé et condamné par le régime de Vichy. Il a été assassiné dans les bois, puis réhabilité par la cour d’appel de Riom après la guerre.

Le 22 juin 1941, le PCF entre dans la Résistance en même temps que l’URSS dans le conflit. Le nombre des communistes et leur organisation dérangent les Allemands. Après un premier attentat, différentes mesures sont prises. Le 22 août 1941, c’est la loi des otages : tous les détenus français sont susceptibles d’être fusillés. Certains résistants en font les frais comme Honoré d’Estienne  d’Orves qui est fusille le 29 août 1941 alors que sa grâce avait été demandée plusieurs fois. En décembre 1941, le maréchal Keitel prononce le décret Nacht und Nebel qui autorise la déportation sans indication de destination des déportés les plus dangereux. 3 grands convois sont ainsi partis vers les camps. En août 1942, la collaboration s’intensifie avec l’accord passé entre Karl Oberg (chef de la SS et de la Police) et René  Bousquet (Secrétaire Général à la Police du gouvernement). L’Allemagne peut ainsi étendre son emprise sur l’ensemble du territoire sans mobiliser de main d’œuvre supplémentaire. A partir de l’été 1942, la Sipo-SD prend totalement en main la répression.

Fin janvier 1943, l’Etat Français crée une police politique : la Milice, chargée de la répression de la Résistance. Par exemple, les FTP-MOI de Paris sont arrêtés. 100 policiers sont utilisés pour environ 60 hommes. Certains sont fusillés en février 1944 et les nazis célèbrent l’exécution en placardant d’immenses affiches rouges afin d’effrayer les populations. De plus, les nazis détruisent systématiquement les maquis comme celui des Glières (mars 1944) et procèdent à des massacres de populations comme à Oradour-sur-Glane, afin de couper la solidarité entre la masse silencieuse qui soutient la minorité de résistants.

« Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève ». Cette phrase illustre bien l’attitude des résistants face à la répression. Ils sont soumis à des règles très strictes afin de se protéger. Certains prennent des pseudonymes, comme le général Leclerc qui a pris ce pseudonyme pour protéger sa famille. D’autres, comme Jean Moulin, entrent dans la clandestinité. Ils utilisent des faux papiers et différents pseudonymes en fonction de leurs contacts. Jean Moulin n’a pas parlé, même sous la torture il n’a pas dévoilé son nom. Les résistants vivent avec la mort qui les guette, comme en témoigne Jean-Pierre Vernant. Il a dit qu’il était  conscient des risques qu’il prenait et qu’il se sentait coupable lorsque d’autres étaient arrêtés.

Entre les mains de l’ennemi il était dur pour les résistants de résister à leur bourreau. Par exemple, Marie-José Chombart de Lauwe, s’est souvenue de l’attitude digne et stoïque du loup du poème d’Alfred de Vigny :

«  Gémir, pleurer, prier est également lâche

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche

Dans la voie où le sort a voulu t’appeler

Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler »

D’autres ont tenu uniquement grâce aux valeurs qui les animaient. Lise Lesèvre a été longuement torturée puis déportée. Elle a témoigné contre son tortionnaire Klaus Barbie en 1987 lors de son procès.

Les organisations de Résistance prennent différentes mesures afin de se protéger : par exemple chez les FTP, on utilisait le cloisonnement : chaque membre n’en connaissait que deux autres. Les tracts et la presse clandestine avaient pour but de mettre l’opinion publique du côté des résistants, tout comme Radio-Londres, qui parlait et louait les résistants morts au combat et utilisait un vocabulaire antinomique à celui des nazis et de la propagande de Vichy. Certains résistants ont  réussi à infiltrer les services de la répression, comme Roger Belbéch (1921-2010) qui a fourni des faux papiers et certificats de travail et d’hébergement.

A la Libération, le GPRF instaure le Service de Recherches des Crimes de Guerre afin d’identifier et de punir les criminels de guerre. La volonté des autorités de se souvenir est marquée par l’inauguration, en juin 1945 d’une exposition intitulée « Crimes hitlériens ». Elle est interdite aux moins de 16 ans en raison de la dureté des images et reconstitutions. Un Comité d’histoire de la guerre est également créé afin de recueillir des témoignages sur ce qu’a été l’occupation allemande de la France.

La volonté de juger des résistants commence par une épuration spontanée. Au cours de l’été 1944, des cours martiales non-officielles ont été improvisées dans les villages afin de juger les gens que l’on soupçonnait de collaboration. On estime à environ 8500 le nombre de personnes jugées et parfois exécutées. Une épuration judiciaire et légale prend le relais : 55000 personnes ont été jugées devant des tribunaux pour différends chefs d’accusation : acte de délation envers la Résistance, intelligence avec l’ennemi, acte nuisible à la Défense Nationale, atteinte à la Sûreté extérieure du territoire. Pierre Laval (président du Conseil) et Joseph Darnand (chef de la Milice) font partie des 1500 à 1600 personnes exécutées. Quant à lui, le maréchal Pétain est gracié et condamné à l’emprisonnement à vie en raison de son grand âge et de son rôle dans la victoire de la bataille de Verdun en 1916. Au niveau européen, les criminels nazis sont jugés lors du procès de Nuremberg    ( novembre 1945 à octobre 1946) où François de Menthon est le procureur général qui représente la France. Y sont définis comme crimes de guerre : l’assassinat, l’exécution d’otages ; la torture, les mauvais traitements et la déportation aux travaux forcés des populations des pays occupés.

« Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de choses, dis-tu. Oui, c’est peu de choses. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles ». Cette phrase d’un ancien résistant, Jean Paulhan, illustre bien le désir des résistants de se battre malgré les risques. Ils étaient des soldats et tous, hommes et femmes face à la répression, sont morts pour la France et la défense de ses valeurs. Grâce à leur implication dans les combats contre le nazisme, la France a gagné sa place parmi les vainqueurs et n’a pas été occupée comme ce fut le cas pour d’autres pays. A ce titre, elle a pu juger les criminels de guerre nazis lors du procès de Nuremberg (1945-1946). Le souvenir de l’action des résistants est entretenu dans des mémoriaux, ainsi que par des manifestations et commémorations lors de dates anniversaires comme le 8 mai et le 18 juin.

Devoir de Mlle Maud Ginestet, scolarisée en 3ème au Collège P.Langevin-Wallon de Saint-Gratien.

Pas de réponse

juin 30 2011

CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION DEVOIR DE CLASSE DE TERMINALE

SUJET SUR DOCUMENTS :

( Le libellé des questions sera mis en ligne dès que nous le recevrons )

1)      Alors que partout en Europe, on tente de « remettre sur pied » le pays après la crise de

1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en 1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en Allemagne, Adolf Hitler, alors à la tête du parti nazi, devient chancelier le 30 janvier 1933. Commence alors une politique antisémite, fasciste, radicale et expansionniste. En effet, l’Allemagne du IIIe Reich attaque la Pologne le 1er septembre 1939 après avoir annexé une partie de l’Autriche et des régions au sud de l’Allemagne.

Forte de cette victoire et après l’entrée en guerre de la France et de la Grande Bretagne, l’armée allemande déplace la guerre sur le front français. La drôle de guerre débute ; tandis que les troupes françaises attendent derrière la ligne Maginot, les troupes allemandes contournent la ligne et passent par les Ardennes pourtant réputées infranchissables. En très peu de temps, l’armée française prise au piège, se rend compte qu’elle ne pourra pas sortir victorieuse de cette guerre et, après une capitulation, Paris est déclarée ville ouverte, pour ne pas qu’elle soit bombardée ni détruite par l’armée allemande.

Entre temps, le gouvernement français a démissionné et on appelle au pouvoir un héros de la première guerre mondiale qui s’est illustré durant la bataille de Verdun notamment, le Maréchal Pétain. Lors d’une allocution radiophonique, le Maréchal Pétain demande, le 17 juin 1940, l’armistice. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle fait son illustre discours du 18 juin 1940, appelle à la résistance ; il devient alors le porte-parole de la Résistance. L’armistice est signé le 22juin 1940 à Rethondes dans le wagon même où fut signé l’armistice du 11 novembre 1918.

La moitié de la France est alors occupée, il s’agit de la zone nord. Le 10 juillet 1940, le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs en tant que chef de l’Etat français et il signe le décret de sa collaboration avec l’Allemagne nazie lors de sa rencontre avec Adolf Hitler à Montoire le 24 octobre 1940.

De son côté la Résistance débute, avec des distributions de tracts, des affiches dénonciatrices ou encore des journaux clandestins.

En 1942,  les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord ; en représailles, l’Allemagne annexe la zone Sud, jusque là zone libre. De plus la guerre contre l’URSS a débuté et marque ainsi l’entrée des communistes dans la Résistance. La Résistance se développe alors rapidement, elle se structure et reçoit des armes depuis Moscou, sa lutte devient armée.

Après différents attentats, les autorités d’occupation ainsi que le gouvernement de Vichy intensifient   les recherches et les arrestations de résistants ; commence alors la lutte des représailles et contre-représailles. Ainsi en juillet 1943 la Résistance perd Max, surnom de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle en France.

1942 est un tournant  pour la guerre et marque le début des victoires alliées qui mènera  le 6 juin 1944 au débarquement de Normandie et à la libération de Paris le 25 août 1944 par les FFI ( Forces Françaises de l’Intérieur), puis à l’armistice le 8 mai 1945.

Durant cette période d’occupation, une minorité de Français refusèrent de bafouer    les valeurs telles que la liberté et l’égalité et décidèrent de lutter contre l’occupant   nazi et le régime collaborateur qu’instaura Vichy. Malgré leur volonté et leur noble cause, ces résistants ont dû se heurter à différents organismes chargés de supprimer ces mouvements dangereux pour le régime.

Il s’agissait notamment pour les autorités allemandes de la MBF, organisme militaire ayant sous sa tutelle tous les autres organismes répressifs tels que la Gestapo, chargée de l’espionnage et du contre-espionnage, les SS, chargés de la lutte contre les résistants et de leur détention et aussi chargés d’obtenir des informations des résistants incarcérés, la HSSPF (Hoch-SS Polizei in Frankreich) chargée de superviser les opérations des SS, mais aussi l’armée allemande, la Wehrmacht et l’Abwehr, organisme chargé de l’espionnage, de la propagande et de la contre-propagande. La MBF est notamment en charge du jugement des résistants et dont l’autorité n’est en aucun cas contestée.

Ces différents organismes avaient pour habitude d’engager des Français car ceux-ci étaient moins susceptibles d’être démasqués par des résistants, mais le gouvernement français de Vichy avait aussi ses propres organes de répression.

Ainsi l’organisme le plus connu est la Milice ; elle a été créée par le directeur général de la Police Française, René Bousquet qui travaillait en collaboration avec le Général Von Stülpragel, aux commandes de la MBP (Militärbefehlshober).

Pour être milicien il fait être français, ne pas être juif et adhérer à l’idéologie du régime de Vichy.

Ainsi, il s’agit d’une force armée en charge de supprimer les résistants et qui a pour but d’intégrer les plus hautes instances du pays. Il y avait également les GMR (Groupes Mobiles de Réserve), organisme paramilitaire, en remplacement de l’armée supprimée. Ce sont des groupes de répression qui n’ont montré aucun scrupule à éliminer des populations ou fusiller des résistants.

2) La répression de la Résistance se fait souvent de manière forte, il s’agit le plus souvent d’arrestations « musclées » lors d’interventions militaires où les résistants n’ont aucune chance de s’enfuir.

Une fois incarcérés, les résistants sont interrogés le plus souvent par des SS. Durant ces interrogatoires ils sont pour la plupart torturés comme en témoigne le groupe Combat : « flagellation sur la plante des pieds à coups de nerf de bœuf, coups de nerf de bœuf sur la tête, coups de pied  dans les parties sexuelles, brûlure des orteils à l’aide d’un briquet ». D’autres témoignages parlent également du supplice du fil électrique, c’est-à-dire qu’on attache un fil électrique aux chevilles et que l’on électrocute le prisonnier en déplaçant un autre fil le long de son corps.

Ces méthodes d’interrogatoire conduisent souvent à la mort du prisonnier et cela quelque fois sans qu’il ait divulgué quoi que ce soit comme ce fut le cas pour Jean Moulin, arrêté à Caluire, puis interrogé à Lyon par la Gestapo et notamment Klaus Barbie et qui décéda lors de son transfert en camp le 8 juillet 1943 à la suite de ses blessures.

De plus, les résistants arrêtés étaient quelque fois jugés pour l’exemple, lors d’un procès mis en scène, inéquitable et dont on savait que le jugement serait sanctionné par la mise à mort ou la déportation. D’autres furent exécutés arbitrairement sans l’ombre d’une justice en représailles d’attentats ou d’assassinats de représentants de l’autorité allemande. En effet, les prisonniers étaient utilisés par les autorités comme otages et cela pour inciter à la délation pour trouver un coupable et punir pour un assassinat.

3) En réponse à la répression et aux manières fortes utilisées par les autorités les résistants sont intensifié la violence et le nombre de leurs actions. Débute alors une guerre de représailles : »Nous prévenons que chaque brutalité nouvelle sera impitoyablement châtiée ».Mais les efforts des autorités pour supprimer les différents réseaux de Résistance ont au contraire abouti à la renforcer. En effet pour faire face à ces dangers elle a dû consolider ses structures, prendre plus de précautions, se monter plus discrète et est donc devenue plus dure à supprimer.

Cette répression a également augmenté la volonté de chaque résistant de se battre et a également permis de faire connaître leur cause et leur combat…

4) Aujourd’hui, le souvenir de la Résistance et de sa répression se manifeste de différentes manières.

Ainsi, comme le montre le document 6, il existe de nombreuses stèles et plaques commémoratives partout en France pour rappeler l’action de résistants : par exemple les plaques de rues portant les noms des membres du groupe Chabanne à Pontoise.

Mais il existe aussi des commémorations annuelles telles que le 8 mai en mémoire de la victoire des Alliés ou encore le 25 août en mémoire de la libération de Paris.

A cela s’ajoutent les différents témoignages laissés par les résistants et qui décrivent l’horreur qu’ils ont vécue lors de leur détention ou de lors de leur déportation. Il s’agit alors d’un travail de mémoire afin de ne pas oublier la raison de leur combat, la cause qu’ils ont défendue ainsi que les horreurs qui se sont produites durant cette période de la Seconde Guerre Mondiale.

REPONSE ORGANISEE

Dans la mémoire commune, les résistants sont des héros qui se sont battus contre l e totalitarisme, la répression et les horreurs du nazisme. En effet il ne faut  pas oublier que leur combat a été rude, qu’ils n’étaient qu’une minorité et qu’ils ont risqué leur vie pour défendre leurs valeurs.

Ainsi les résistants ont vécu sous la constante menace d’être arrêtés, aussi bien par les autorités d’occupation que par des Français. En effet, durant la Seconde guerre mondiale  s’est organisé en France un système de collaboration entre le gouvernement de Vichy mené par le Maréchal Pétain, mais aussi par Pierre Laval et François Darlan et les autorités nazies. Ce système mit en place différents organes de répression de la Résistance qui était alors un danger pour l’équilibre du régime établi.

Les Allemands aussi installèrent en France des organes de répression militaires et policiers qu’ils développèrent dans la zone occupée, mais également dans la zone libre.

De plus, les autorités françaises créèrent elles aussi leurs propres organes de répression en suivant le modèle allemand : la Milice, sorte de Gestapo, les GMR parallèles aux SS, mais constituées de paramilitaires et les Jeunes du Maréchal comparables aux Jeunesses  Hitlériennes.

Ces organes furent créés à partir de l’année 1942 pour faire face à la consolidation et au renforcement des mouvements de Résistance. De plus, durant cette période, les autorités, via une presse contrôlée et aux mains du gouvernement, incitèrent les citoyens à collaborer, c’est-à-dire dénoncer des compatriotes résistants pour de l’argent et cela pour la stabilité du régime.

Evidemment cette répression de la Résistance eut des répercussions sur le mouvement. Ainsi la Résistance s’organisa ; elle se hiérarchisa et diversifia ses activités par pôles afin d’être plus efficace. Ainsi les rédacteurs de journaux clandestins ne participaient plus ou presque aux actions de sabotages et inversement. La Résistance fut alors capable d’établir un lien   et une communication avec Londres et notamment le Général de Gaulle.
De plus avec l’entrée des communistes la Résistance fut capable de répondre en conséquence aux actes des autorités.  Malgré tout   des milliers de résistants  furent torturés, incarcérés puis fusillés ou déportés et peu eurent la chance d’assister à la libération de la France et à la victoire finale.

A cela s’ajoute le fait que ces attentats et assassinats exécutés par des résistants étaient interprétés par les autorités dans la presse comme des actes de traîtrise orchestrés par les ennemis de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’URSS. Mais, même avec les menaces, les otages retenus dans les prisons de la Gestapo, les résistants ne cessèrent jamais de se battre.

C’est ainsi qu’à partir de l’année de l’année 1942, les victoires des Alliés et l’intensification de la Résistance ont marqué un tournant pour la guerre. Et ceci mena au débarquement  du 6 juin 1944 en Normandie par les troupes alliées aidées des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et des différents réseaux de Résistance, puis  à la libération de Paris le 25 août 1944.

Donc derrière les victoires  il ne faut pas oublier l’action des résistants et les valeurs qu’ils ont voulu défendre et continuer en exerçant un travail de mémoire pour que ne soient pas oubliées les horreurs qu’ils ont subies pour faire ce qui était juste et libérer la France du fascisme, du totalitarisme et de l’antisémitisme nazi.

BARBET Laure,
Lycée Notre Dame de la Compassion.

Pas de réponse

nov 25 2010

session 2009-2010 collège : La copie classée première

avertissement :

Ces deux copies ont été retranscrites par Mme Fabienne Tréhiou,  documentaliste. Nous l’en remercions vivement.  Elle a fait le choix de respecter scrupuleusement le texte rédigé par chacune de ces élèves. Ne pas, par conséquent, s’étonner de voir des  fautes de syntaxe et d’orthographe. C’est l’exact reflet des écrits  réalisés au cours du temps impartis, c’est à dire 2 heures. En aucun  cas, ce ne sont donc des devoirs exemplaires, des compositions-type  mais elles témoignent de tout l’intérêt pris par ces jeunes candidates pour le thème du concours 2010.

sujet en attente de réception.

Question n°1 : Au début du texte, qu’est-ce qui motive la rédaction de cet appel?

Ce qui motive la rédaction de cet appel par Le Général de Gaulle est le fait que le gouvernement, qui allègue la défaite des armées françaises se soit mis en rapport avec l’ennemi afin de cesser le combat, et accepte ainsi la défaite.

Question n° 2: Comment le général de Gaulle explique-t-il la défaite militaire?

Le général de Gaulle explique la défaite militaire par le fait que les armées françaises aient été submergées par la force mécanique, terrestre, aérienne de l’enemi, mais aussi par leur nombre et leur tactique qui ont surpris les chefs des armées françaises.

Question n°3 : Citez trois raisons d’espérer un renversement de la situation par le Général de Gaulle

Les raisons qui permettent d’espérer  un renversement de la situation sont : le fait que la France est a ses coté l’empire britanique qui « tient la mer et continue la lutte », qu’elle peut « utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis », et que ce soit une guerre mondiale ce qui peut permettre à la France d’utiliser des moyens nécessaire partout dans le monde, notamment les colonies.

Question n°4 : Selon le Général de Gaulle, que doivent faire les français quoi qu’il arrive?

Selon le Général de Gaulle, les français ne doivent pas « la flamme de la résistance » s’éteindre  pas cesser d’espérer, quoi qu’il arrive.

Question n°5 : Que propose le Général de Gaulle aux français présents en Angleterre?

Le Général de Gaulle propose aux français présents en Angleterre de se mettre en rapport avec lui et de le rejoindre, afin de former la résistance.

Question n°6 : Comment appelle t-on l’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le Général de Gaulle?

L’armée constituée de volontaires qui rejoigne le Général de Gaulle s’appelle « les Forces Françaises Libres (de Londres) «  ou F.F.L.

Question n°7 : Combien de temps après du Général de Gaulle Louis Le Floc’h s’engage -t-il? Pour combien de temps?

Louis Le Floc’h s’engage 2 mois et 10 jours après l’appel du Général de Gaulle. Il s’engage pour la durée de la guerre, jusqu’à ce que celle-ci se termine.

Question n°8  : Par quel acte, selon Edgar de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération »?

Selon Edgard de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération «  par l’acte de se rallier au mouvement du Général de Gaulle

Question n°9 : quelle conséquence Edgar de Larminat espère-t-il de cet acte?

Edgar de Larminat espère de cet acte que le groupe des colonies de l’A.E.F (Afrique Équatoriale Française) se rallie aussi au mouvement du Général de Gaulle en suivant le Tchad.
Question n°10 : Pour quelle raison, Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le Général de Gaulle? D’après ce télégramme a-t-il réussi sa mission? Justifiez votre réponse en citant le document.

Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le général de Gaulle afin de constitué le conseil de la Résistance en unissant les maquis derrière de Gaulle. D’après ce télégramme il a réussi sa mission malgrès quelques difficultés : L1 « conseil de la Résistance constitué »; L8-9 « pour présent souligne difficultés requérant interieur efforts sacrifices discipline.

Question n°11 : Relevez un extrait de ce document en montrant que Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passe après le guerre.

L’extrait qui montre que Jean Moulin pense à ce qui va se passer après la guerre est L5-6-7 « Pour avenir insister primo sur nécéssité constituer Quatrième République qui ne sera pas calquée sur la Troisième.

Question n°12 Comment, sur ce timbre, est représenté la libération de Paris?

Sur ce timbre, la libération de Paris est représentée avec force, et unie avec la 2ème division blindée du Général Leclerc, Maréchal de France. Les soldats sont unis derrière le Générale Leclerc.

Question N°13 : 25 ans  après les faits, pourquoi réalise-t-on ce type de timbre?

25 ans après les faits on réalise ce type de timbre afin de garder en mémoire la façon dont Paris fût, en signe de commémoration et de fierté envers son pays et sa patrie.

Paragraphe argumenté

Introduction : le 1er septembre 1939, l’Allemagne attaque la Pologne, ce qui débute la seconde Guerre Mondiale. La France attend derrière la ligne Maginot durant 8 mois. On dit alors que c’est la « drôle de guerre ». Mais le 10 mai 1940, l’Allemagne attaque la France qui est alors vaincue en 6 semaines. Le gouvernement français se replie alors sur Bordeaux sur décision du nouveau Président du Conseil, le Maréchal Pétain, qui décide de collaborer avec l’Allemagne. Mais certains vont choisir de résister, et ce grâce à l’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Problématique : Qu’est-ce que l’appel du 18 juin 1940, et quel est son impact jusqu’en 1945?

Plan :

I/ Quelles sont les circonstances de l’appel et en quoi est-ce un texte fondateur.

II/ Quels engagements a-t-il sucité en France, dans l’empire français et à l’étranger.

111/ Quelles est la portée et quelles sont les conséquences de l’appel du 18 juin jusqu’en 1945.

IV/ Conclusion.

I/ Après 8 mois d’attente derrière la ligne Maginot, la France est attaquée par l’Allemagne le 10 mai 1940, elle est alors vaincue en 6 semaines. Le nouveau Président du Conseil, le Maréchal Pétain se replie avec le gouvernement français sur Bordeaux.  Le gouvernement allemand s’installe à Paris. La France est partagée en deux zones : au nord, la zone occupée ainsi que toute la façade Atlantique. Au sud, une zone dite « libre » avec le gouvernement français.

Le maréchal Pétain décide que la France doit collaborer avec l’Allemagne et lui fait sa demande d’Armistice le 17 juin 1940. Le Général de Gaulle, qui était alors général 2 étoiles, sous-secrétaire d’état à la guerre, refuse la collaboration et part le soir même pour Londres par avion. Là-bas, il rencontre sir Winston Churchill, le 1er ministre britanique, et lui fait part de ses intentions de résistance. Churchill lui accorde tout de suite 3 minutes sur les ondes de la chaîne de radio anglaise B.B.C. Le 18 juin à 8 heures, le Général de Gaulle lit sur les ondes de la B.B.C le texte que nous connaissons tous.

II/ le 22 juin 1940, l’Armistice entre la France et l’Allemagne est signé par le Maréchal Pétain et Hitler, dans le même wagon où l’armistice de la 1ère Guerre mondiale fût signé.

L’appel du Général de Gaulle ne fut pas enregistré et très peu entendu en métropole. En revanche, il le fut plus en A.E.F (Afrique équatoriale française), A.O.F (Afrique occidentale française, ainsi qu’en Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge). C’est d’ailleurs ce sur quoi de Gaulle comptait : les colonies française et l’Angleterre. Il répéta son message plusieurs fois afin qu’un maximum de personnes l’entende.

En octobre 1940, ils sont un peu plus de 7 000 a avoir rejoint le Général de Gaulle, dont un seul préfet qui est Jean Moulin. En métropole, la resistance a plus de mal à se créer, mais le fait tout de même petit à petit en zone libre, notamment dans les maquis.

Le 1er janvier 1942, Jean Moulin est parachuté en Provence afin d’unir les maquis derrière le Général de Gaulle et de créer le conseil national de la Résistance. Il uni également les F.F.I (forces françaises de l’interieur) et les  F.F.L (forces françaises libres).

La resistance s’intensifie en France après la création du STO (service du travail obligatoire) en Allemagne, et avec les communistes qui rejoignent la résistance le 22 juin 191, malgrès les arrestations et les tortures infligées aux résistants.

III/ Les français sont 150 à débarquer le D-Day 6 juin 1944, sous le commandement du Général Kieffer. Les resistants de l’interieur sont d’une grande aide aux alliés lors du débarquement car ils occupent déjà le territoire. Les alliés disent que les résistants sont plus éfficase que 10 divisions.

Ils sont également présents et utile lors de la libération de Paris le 25 août 1944, sous les ordres de la 2éme division blindée du général Leclerc. Ils se dirigent ensuite vers Strasbourg.

Lors de la conférence de Yalta en février 1945, la France fut comptée parmi les vainqueurs grâce à Churchill qui considérait que c’était grâce au Général de Gaulle que nous avons put gagner la guerre. La France reçue alors une partie de l’Allemagne et de l’Autriche qui fut divisée entre les Etats-Unis, l’URSS et la Grande Bretagne. La France fut également admise à contresigner l’Armistice 8 mai 1945à Berlin par Delattre de Tassigny envoyé par le Général de Gaulle.

IV/ On peut aisément dire que c’est grâce au Général de Gaulle et à l’appel du 18 juin 1940, que la resistance a put se créer, que la France fut liberée, comptée parmi les vainqueurs est admise à contresigner l’Armistice du 8 mai 1945. C’est grâce au Général de Gaulle que la France a pût gagner la guerre.

Camara, Aude, 3éme du collège N.D.C Pontoise

Pas de réponse

nov 25 2010

session 2009-2010, collège : La copie classée seconde.

avertissement :

Ces deux copies ont été retranscrites par Mme Fabienne Tréhiou, documentaliste. Nous l’en remercions vivement.  Elle a fait le choix de respecter scrupuleusement le texte rédigé par chacune de ces élèves. Ne pas, par conséquent, s’étonner de voir des  fautes de syntaxe et d’orthographe. C’est l’exact reflet des écrits  réalisés au cours du temps impartis, c’est à dire 2 heures. En aucun  cas, ce ne sont donc des devoirs exemplaires, des compositions-type  mais elles témoignent de tout l’intérêt pris par ces jeunes candidates pour le thème du concours 2010.

le sujet sera inséré dès que possible.

Question n°1 : Au début du texte, qu’est-ce qui motive la rédaction de cet appel?

Au début du texte, ce qui motive la rédaction de cet appel c’est la demande d’armistice à l’ennemi allemand faite par le gouvernement français. Cet appel est  une « réponse » à la demande d’armistice.

Question n° 2: Comment le général de Gaulle explique-t-il la défaite militaire?

Le général de Gaulle explique la défaite militaire en disant que l’armée française a été submergée par les chars, les avions des allemands et que les chefs français ont été surpris par la tactique des allemands (la guerre – éclaire). Les chefs français s’attendaient à refaire la 1ère Guerre Mondiale alors que les Allemands faisaient une guerre mécanique (chars, avions…).

Question n°3 : Citez trois raisons d’espérer un renversement de la situation par le Général de Gaulle

Les 3 raisons d’espérer un renversement de la situations avancées par de Gaulle sont :

  • les moyens qui ont vaincu la France peuvent aussi battre à leur tour l’Allemagne
  • la France n’est pas seule : elle a encore des colonies, elle peut être aidée par l’Empire britannique et elle peut aussi utiliser l’immense industrie des Etats-Unis.
  • cette guerre est une guerre mondiale, il y a d’autres pays qui luttent contre l’Allemagne et ses alliés.

Question n°4 : Selon le Général de Gaulle, que doivent faire les français quoi qu’il arrive?

Selon le Général de Gaulle, les français  doivent, quoi qu’il arrive, résister contre l’ennemi. Il dit « la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Question n°5 : Que propose le Général de Gaulle aux français présents en Angleterre?

Le Général de Gaulle propose aux Français présents en Angleterre de  le rejoindre pour continuer à se battre.

Question n°6 : Comment appelle t-on l’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le Général de Gaulle?

L’armée constituée des volontaires qui rejoignent progressivement le général de Gaulle à Londres s’appelle « les Forces Françaises Libres (F.F.L).

Question n°7 : Combien de temps après du Général de Gaulle Louis Le Floc’h s’engage -t-il? Pour combien de temps?

Louis Le Floc’h s’engage environ 2 mois après l’appel du général de Gaulle. Il s’engage pour la durée de la guerre actuellement en cours.

Question n°8  : Par quel acte, selon Edgar de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération »?

Selon Edgard de Larminat, le Tchad et son gouverneur Felix Eboué montrent « la route de l’honneur et de la libération » en se ralliant au mouvement du général de Gaulle.

Question n°9 : quelle conséquence Edgar de Larminat espère-t-il de cet acte?

Edgar de Larminat espère que cet acte influera les autres colonies de l’Afrique Équatoriale Française à se rallier à de Gaulle comme l’a fait le Tchad.
Question n°10 : Pour quelle raison, Jean Moulin a-t-il été envoyé en France par le Général de Gaulle? D’après ce télégramme a-t-il réussi sa mission? Justifiez votre réponse en citant le document.

Jean Moulin a été envoyé en France par le général de Gaulle pour unifier la Résistance et l’organiser , car jusque là elle était divisée, en créant un Comité National de la Résistance (CNR) qui regroupera les groupes de résistants, les syndicats et les partis politiques clandestins.

D’après ce télégramme, Jean Moulin  a réussi sa mission. Il écrit  « conseil de la Résistance constitué ».

Question n°11 : Relevez un extrait de ce document en montrant que Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passe après le guerre.

Jean Moulin pense déjà à ce qui va se passer après la guerre car il a écrit : « Pour avenir insister primo sur nécessité constituer Quatrième République qui ne sera pas calquée sur la Troisième ».

Question n°12 Comment, sur ce timbre, est représentée la libération de Paris?

Sur ce timbre, la libération de Paris est représentée en montrant le visage du général de Gaulle et des soldats avec un chars dans Paris (on voit le dôme des Invalides). De plus, il est écrit « Libération  de Paris » et « Général Leclerc » celui qui a commandé la 2ème Division blindé et qui a libéré Paris avec les troupes alliées.

Question N°13 : 25 ans  après les faits, pourquoi réalise-t-on ce type de timbre?

25 ans après les faits, on réalise ce type de timbre pour commémorer la libération de Paris, pour ne pas oublier.

Paragraphe argumenté

le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain, élu chef du gouvernement la veille, demande l’armistice à la radio de Bordeau. Mais l’espérance doit-elle disparaître?

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle, sous -secrétaire d’état à la Défense et à la guerre dans le précédent gouvernement de Paul Regnaud, lance un appel à la résistance en réponse à l’armistice demandé par le vainqueur de Verdun. De Gaulle, dans son appel, explique que c’est la tactique des allemands qui ont surpris les chefs français au point qu’ils ont du demander l’armistice. Que l’armée française a été  submergée par les chars, les avions de l’ennemis. Que la défaite n’est pas définitive : les mêmes moyens qui ont vaincus la France peuvent battre l’Allemagne. La France a encore des colonies, elle est aidée par l’Empire britannique et elle peut disposer de l’immense industrie des Etats-Unis.

Le général de Gaulle invite donc les Français à le rejoindre à Londres (d’où il lance son appel à la BBC, la radio anglaise, avec l’accord de Winston Churchill, dirigeant du Royaume-Uni) pour continuer la guerre. Il ajoute que la flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

A la suite de l’Appel, des colonies comme le Tchad se rallient à de Gaulle. Mais aussi des hommes venant de France. Ils sont surtout jeunes car ils sont disponibles. En effet, ils ne sont pas encore mariés, n’ont pas d’enfants, pas de travail (ils sont en train de faire leurs études). Ils ont été élevés dans la victoire de la 1ère Guerre mondiale, ils ont des héros ayant combattu dans cette guerre. Ils n’acceptent pas la défaite. Ils ont le goût de l’aventure et de l’insouscience. Mais ils savent aussi qu’ils risquent la mort, l’emprisonnement. La majorité d’entre eux vient de la façade Atlantique, de la région parisienne mails ils ont peu nombreux à venir du Nord, de l’Est, du Midi et du Centre faute de moyens. Yves Guéna fait parti des Forces Françaises Libres (FFLM). Il s’y est engagé après avoir quitté la Bretagne en compagnie d’amis qui eux avaient entendu l’appel. Il participa à toute la durée de la guerre avant d’entrer dans la politique.

D’autres personnes, en restant en France, ont résisté à l’ennemi, soit après avoir entendu l’appel ou sans l’avoir entendu. Ces personnes forment  des groupes de résistants, des mouvements, qui essayent de sensibiliser la population en distribuant des tracts ou des journeaux.

D’autres mouvements préférent faire des opérations militaires (déraillement de train, maquis). Odile de Vasselot faisait parti du mouvement « Comète » qui aidait les aviateurs alliés parachutés en France à rentre chez eux.

La résistance intérieur fut unifiée grâce à Jean Moulin. En effet, il arriva à Londres en 1941, après avoir refusé de signer un document établi par les allemands accusant des troupes sénégalaises francaises d’avoir massacré de civils. Il fut chargé par de Gaulle d’unifier la Résistance en regroupant les mouvements, les partis politiques et les syndicats clandestins. Ce regroupement fut constitué sous le nom de CNR.

La résistance à l’ennemi s’est d’abord faite militairement (FFL) puis de Gaulle a pu revendiqué une autorité sur un territoire grâce aux colonies (Tchad, Cameroun, Congo français, Saint-Pierre et Miquelon…).

Le conseil de défense de l’Empire fut créé pour ordonner la guerre et traiter avec les puissances étrangères. Puis le Comité francais de la Libération nationale fut crêé (CFLN) avec d’anciens chefs de mouvements et des hommes politiques. Le CFLN prit le nom de Gouvernement provisoire de la République française, dirigée par de Gaulle et fut, en 1944, reconnut par le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’URSS.

Grâce à l’appel du général de Gaulle, et à l’action menée par les FFL et les FFI, la France fut présente le 8 mai 1945 à la table des vainqueurs. Le général de Gaulle a rassemblé les francais autour de lui et on peut dire que la Quatrième République est née de cet appel et de la Résistance.

Floch’lay Aude, 3éme du collège Sainte Apolline, Courdimanche

Pas de réponse

juin 09 2010

Concours 2010 : premier prix lycées.

Devoir du Lauréat :

Le 18 juin 1940, la France est en plein chaos. La blitzkrieg allemande a fait des ravages et la bataille de France est déjà perdue. Paris est tombée le 16 juin, le gouvernement bat en retraite à Bordeaux alors que huit millions se retrouvent sur les routes de l’exode fuyant l’avancée allemande. Dans ces conditions, Pétain, le sauveur de la guerre de 1914,  est rappelé à la tête du gouvernement. Dans son premier discours du 16 juin 1940 , il montre sa  volonté de paix avec l’Allemagne. Pour Charles de Gaulle, général inconnu du grand public, cela est impossible. Il écrira d’ailleurs dans ses mémoires, bien des années plus tard : « je m’apparaissais à moi-même seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait traverser à la nage. ». En réponse à Pétain, il lance le 18 juin 1940, à la BBC de Londres, son appel, véritable ode à la liberté et au patriotisme français.

Mais quelles furent les conséquences de cet appel, à courts et moyens termes dans la lutte face au nazisme ? Nous tenterons de répondre à cette problématique en abordant l’espoir d’un nouvel héros, dans un premier temps avant d’analyser l’ouverture à la résistance créé par cet appel, pour enfin mettre en avant la participation à la victoire des forces françaises libres.

Si les français ont repris un peu de courage à la suite de l’appel du 18 juin, il est évident la rapidité et la violence de la défaite avaient fait énormément de mal au moral des français. La France si courageuse de 1914 à 1918, a été dépassée par le blitzkrieg et les panzers allemands, la faute à un état-major vieillissant, resté dans la logique militaire de 1914. Paul Reynaud, alors  à la tête du gouvernement français, est désireux de poursuivre la lutte mais il n’est pas soutenu et doit démissionner. Le maréchal Pétain, à 84 ans est rappelé en sauveur. A sa prise de fonction, il rédige un discours, le 16 juin 1940 dans lequel il ouvre la voie à la collaboration.

Pour Charles de Gaulle, cela est insupportable. Accompagné de son aide de camp, il s’envole pour l’Angleterre le 17 juin. Appuyé par Sir Winston Churchill, premier ministre britannique, il accède aux ondes et délivre l’appel du 18 juin à la BBC de Londres. Il s’oppose en tout point au discours de Pétain et marque sa volonté de poursuivre sa lutte. Cet appel sera très peu entendu, mais énormément relayé. Tout d’abord par un second discours le 22 juin, plus véhément encore que le premier. La diffusion de l’affiche ; « à tous les français » sur tous les murs britanniques, véhicule les idées de la Résistance et celles du général de Gaulle.                Le premier effet de cet appel est bien sûr l’arrivée d’un nouvel espoir. Dans les rangs français, une nouvelle motivation est née. Partout, des hommes et des femmes de tous milieux socials rejoignent de Gaulle en Angleterre. La volonté de se battre chasse la surprise de la    défaite. Une nouvelle confiance, une nouvelle affection emmergent pour ce général encore inconnu du grand public quelques jours avant cet appel. La flamme de la résistance est née. Comme le disait de Gaulle : « elle ne s’éteindra pas ». Les forces Françaises Libres ( FFL) s’opposent au gouvernement collaborateur de Vichy. Partout un sentiment subsiste : si la Bataille de France est perdue, la guerre, elle, ne fait que commencer…

La confiance redonnée aux français ouvre la voie royale à la résistance. La France peut s’appuyer sur le courage du Royaume-Uni, sur son extraordinaire empire colonial et sur la puissance industrielle des USA. Partout, des actes de résistance commencent à frapper l’armée allemande. Les premiers sabottages ont lieu. Sur la côte ouest Française, une petite île de 600 habitants ont entendu l’appel de De Gaulle. Tous les hommes du village, dont le plus jeune a douze ans et le plus vieux 64 ans, décident de rejoindre le Général en Angleterre. En tout, environ 53000 hommes et femmes rejoindront De Gaulle, à 96 % des hommes. La moyenne d’âge est très jeune : environ 22 ans. 80 % sont célibataires, et 90 % de ces résistants n’ont pas d’enfants. D’autres appels, comme celui du Général Cochet par exemple, feront écho à celui de De Gaulle. Une partie des Français sort de l’immobilisme et entre dans la lutte contre le nazisme.

Dans les colonies, on se révolte face à la décision de Pétain. Elles seront le fer de lance des FFL. Au Tchad, au Soudan, au Cameroun, on se soulève et on refuse de suivre le gouvernement de Vichy. En Inde , de nombreux hommes se portent volontaires. L’empire colonial anglais est lui aussi très mobilisé. Comme de Gaulle, visionnaire, l’annonçait : la guerre « n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale ». C’est sans doute ici, en Afrique du Nord et en Afrique équatoriale, que les allemands et les italiens ont perdu la guerre. La Syrie et le Liban seront libérés. Les colonies françaises affligèrent aux allemands leurs premières défaites, bien aidées par les Forces Françaises Libres, constituées de soldats ayant fuis vers l’Angleterre ou par le détroit de Gibraltar.

Mais le plus dur fut l’unification de la Résistance. Les colonies, les FFL, et les Forces Françaises de l’Intérieur n’aurait rien été sans une entité pour coordonner leurs actions. De Gaulle crée le Conseil National de la Résistance (CNR) et charge Jean Moulin, en mars 1942, d’unifier tout les noyaux de la Résistance française. Jean Moulin est un résistant de la première heure. Emprisonné par les allemands pour avoir refusé de signer la condamnation de soldats sénégalais accusés à tort d’avoir massacré des civils français, il s’évade et entre dans la Résistance, avant de rejoindre de Gaulle. Il réussit sa mission et unit la résistance communiste, de gauche ou de droite aux côtés de Gaulle pour montrer aux alliés que l’unanimité de la Résistance est derrière le Général dans le conflit qui l’oppose au gouvernement de Vichy. Victime d’une trahison, il sera arrêté, torturé et déporté, mais mourra sans avoir dit un mot. « Rex », comme il avait l’habitude de se surnommer dans les télégrammes qu’il envoyait à Londres, fut et restera un symbole de la résistance française. De Gaulle le qualifiait comme un »chef de mission d’un courage et d’un esprit de sacrifices exemplaires ». Enfin unie, la Résistance Française, avec l’aide des Alliés, est prête à libérer son territoire.

Les FFI et les FFL sont pour beaucoup dans la libération du sol français. Dans l’opération Overlord notamment, mais aussi dans le débarquement de Provence, avec des troupes à majorité coloniales, et dans la libération de nombreuses villes. La division blindée du général Leclerc a ainsi participé à la libération de Paris, de Strasbourg, et à la bataille d’Allemagne, jusqu’à la libération de Berlin. Les maquisards, Sénégalais, Tchadiens, Algériens, en bref, tout les soldats coloniaux, les FFI et les FFL ont grandement contribués non seulement à la libération du sol français, mais aussi à la bataille d’Allemagne.

Charles de Gaulle, dans sa volonté d’instaurer la 4ème république en France, a par ailleurs fourni beaucoup d’effort dans l’après libération. Le gouvernement légal étant le régime de Vichy collaborateur, la France aurait dût être occupée par les Américains à la libération. Mais, à la tête de chaque région libérée, De Gaulle a placé très rapidement un préfet dont les idées allaient dans la continuité de la politique des Forces Françaises Libres. Il fut ainsi reconnut par les alliers : les états-uniens, longtemps réticent devant la personnalité du général, reconnurent par Roosevelt, la légitimité et la légalité du pouvoir de Charles de Gaulle en France. Pareil côté soviétique, avec le pacte franco-soviétique en 1944. Pour le Royaume-Uni, l’histoire est différente car Churchill a toujours addressé son plus grand soutien à de Gaulle, qui lui louait une très grande reconnaissance : « naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? »

Ainsi, l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle fut un tournant de ce conflit majeur. Il redonna confiance aux français, galvanisa et unifia la résistance, contribuant ainsi grandement à la victoire contre le Nazisme. De Gaulle s’engagea en tant que nouveau représentant légitime français alors que le pays était dans une situation catastrophique ; il l’amena à la libération, le stabilisa et lui offrit la quatrième république. Reconnut par ses  Alliés comme le représentant de la France libre, il redora le blason français malgré la défaite , unifiant et coordonnant les actions des FFL, des FFI et des forces coloniales dont le rôle a été prédominant dans l’issue de ce second conflit majeur. Nous concluerons sur Charles de Gaulle en le citant « puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard source d’ardeurs nouvelles ». Pour conclure, nous nous interrogerons sur l’après libération : comment la France a-t-elle été gérée ? les colonies, héroïques durant les combats, ont-elles reçus le traitement qu’elles méritaient ?

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