Archives de la catégorie '5 "Boite à outils" : Conseils méthodologiques. Sujets et devoirs.'

juin 14 2010

Devoirs primés en 2010 : avertissement.

Devoirs primés dans le cadre des épreuves départementales du Concours de la Résistance 2009-2010

Département du Val d’Oise

Avertissement :

Il y a déjà plusieurs années, le Centre d’Etudes René-Nodot avait proposé la mise en ligne des meilleurs devoirs individuels. Cet objectif se réalise enfin cette année et nous tenions à en remercier M. l’Inspecteur d’Académie ainsi que le personnel du département des examens et concours de l’Inspection académique sans lesquels ces travaux n’auraient pu nous parvenir. Nous remercions aussi les élèves-rédacteurs  qui nous ont autorisés à diffuser leurs écrits. Ils ont bien perçu dans notre démarche la volonté sincère de mettre en valeur les efforts consentis pour que  la mémoire des faits de Résistance et de déportation ne s’efface pas avec la disparition des derniers acteurs de cette sombre période de notre Histoire.

Nous adressons aussi toute notre reconnaissance à l’égard des membres du CERN et de leurs amis qui ont pris le temps de dactylographier avec soin ces devoirs.

Nous avons fait le choix de respecter scrupuleusement l’orthographe de ces écrits, de ne corriger aucune formulation ou erreur historique. En aucun cas, ces devoirs ne sont donc des devoirs-modèles… Ils ont la valeur d’un témoignage avec tout ce que cela peut impliquer d’imperfections ou d’inexactitudes mais aussi de grande sincérité. Le candidat au concours de la Résistance des années à venir trouvera à la lecture de ces écrits une idée de ce que l’on peut attendre de lui, en retenant cependant l’idée qu’il est toujours possible de faire  encore et toujours mieux… Tel est aussi notre espoir.

Rappel du sujet 2009-2010 :

L’Appel du 18 juin du Général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945

Catégorie devoir individuel : Lycée

Auteur du devoir classé 1er : M. Maxime Merle, du Lycée du St-Rosaire de Sarcelles

Catégorie devoir individuel : collège

Auteur du devoir classé 1er :  Aude Cammarata, du collège Notre-Dame-de-La-Compassion de Pontoise

Auteur du devoir classé 2d :  Aude Floc’hlay, du collège public Ste-Apolline de Courdimanche

Catégorie devoir individuel : lycée professionnel

Auteur du devoir classé 1er : Anthony Lemaitre du lycée professionnel GARAC d’Argenteuil

Pas de réponse

juin 09 2010

Concours 2010 : premier prix lycées.

Devoir du Lauréat :

Le 18 juin 1940, la France est en plein chaos. La blitzkrieg allemande a fait des ravages et la bataille de France est déjà perdue. Paris est tombée le 16 juin, le gouvernement bat en retraite à Bordeaux alors que huit millions se retrouvent sur les routes de l’exode fuyant l’avancée allemande. Dans ces conditions, Pétain, le sauveur de la guerre de 1914,  est rappelé à la tête du gouvernement. Dans son premier discours du 16 juin 1940 , il montre sa  volonté de paix avec l’Allemagne. Pour Charles de Gaulle, général inconnu du grand public, cela est impossible. Il écrira d’ailleurs dans ses mémoires, bien des années plus tard : « je m’apparaissais à moi-même seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait traverser à la nage. ». En réponse à Pétain, il lance le 18 juin 1940, à la BBC de Londres, son appel, véritable ode à la liberté et au patriotisme français.

Mais quelles furent les conséquences de cet appel, à courts et moyens termes dans la lutte face au nazisme ? Nous tenterons de répondre à cette problématique en abordant l’espoir d’un nouvel héros, dans un premier temps avant d’analyser l’ouverture à la résistance créé par cet appel, pour enfin mettre en avant la participation à la victoire des forces françaises libres.

Si les français ont repris un peu de courage à la suite de l’appel du 18 juin, il est évident la rapidité et la violence de la défaite avaient fait énormément de mal au moral des français. La France si courageuse de 1914 à 1918, a été dépassée par le blitzkrieg et les panzers allemands, la faute à un état-major vieillissant, resté dans la logique militaire de 1914. Paul Reynaud, alors  à la tête du gouvernement français, est désireux de poursuivre la lutte mais il n’est pas soutenu et doit démissionner. Le maréchal Pétain, à 84 ans est rappelé en sauveur. A sa prise de fonction, il rédige un discours, le 16 juin 1940 dans lequel il ouvre la voie à la collaboration.

Pour Charles de Gaulle, cela est insupportable. Accompagné de son aide de camp, il s’envole pour l’Angleterre le 17 juin. Appuyé par Sir Winston Churchill, premier ministre britannique, il accède aux ondes et délivre l’appel du 18 juin à la BBC de Londres. Il s’oppose en tout point au discours de Pétain et marque sa volonté de poursuivre sa lutte. Cet appel sera très peu entendu, mais énormément relayé. Tout d’abord par un second discours le 22 juin, plus véhément encore que le premier. La diffusion de l’affiche ; « à tous les français » sur tous les murs britanniques, véhicule les idées de la Résistance et celles du général de Gaulle.                Le premier effet de cet appel est bien sûr l’arrivée d’un nouvel espoir. Dans les rangs français, une nouvelle motivation est née. Partout, des hommes et des femmes de tous milieux socials rejoignent de Gaulle en Angleterre. La volonté de se battre chasse la surprise de la    défaite. Une nouvelle confiance, une nouvelle affection emmergent pour ce général encore inconnu du grand public quelques jours avant cet appel. La flamme de la résistance est née. Comme le disait de Gaulle : « elle ne s’éteindra pas ». Les forces Françaises Libres ( FFL) s’opposent au gouvernement collaborateur de Vichy. Partout un sentiment subsiste : si la Bataille de France est perdue, la guerre, elle, ne fait que commencer…

La confiance redonnée aux français ouvre la voie royale à la résistance. La France peut s’appuyer sur le courage du Royaume-Uni, sur son extraordinaire empire colonial et sur la puissance industrielle des USA. Partout, des actes de résistance commencent à frapper l’armée allemande. Les premiers sabottages ont lieu. Sur la côte ouest Française, une petite île de 600 habitants ont entendu l’appel de De Gaulle. Tous les hommes du village, dont le plus jeune a douze ans et le plus vieux 64 ans, décident de rejoindre le Général en Angleterre. En tout, environ 53000 hommes et femmes rejoindront De Gaulle, à 96 % des hommes. La moyenne d’âge est très jeune : environ 22 ans. 80 % sont célibataires, et 90 % de ces résistants n’ont pas d’enfants. D’autres appels, comme celui du Général Cochet par exemple, feront écho à celui de De Gaulle. Une partie des Français sort de l’immobilisme et entre dans la lutte contre le nazisme.

Dans les colonies, on se révolte face à la décision de Pétain. Elles seront le fer de lance des FFL. Au Tchad, au Soudan, au Cameroun, on se soulève et on refuse de suivre le gouvernement de Vichy. En Inde , de nombreux hommes se portent volontaires. L’empire colonial anglais est lui aussi très mobilisé. Comme de Gaulle, visionnaire, l’annonçait : la guerre « n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale ». C’est sans doute ici, en Afrique du Nord et en Afrique équatoriale, que les allemands et les italiens ont perdu la guerre. La Syrie et le Liban seront libérés. Les colonies françaises affligèrent aux allemands leurs premières défaites, bien aidées par les Forces Françaises Libres, constituées de soldats ayant fuis vers l’Angleterre ou par le détroit de Gibraltar.

Mais le plus dur fut l’unification de la Résistance. Les colonies, les FFL, et les Forces Françaises de l’Intérieur n’aurait rien été sans une entité pour coordonner leurs actions. De Gaulle crée le Conseil National de la Résistance (CNR) et charge Jean Moulin, en mars 1942, d’unifier tout les noyaux de la Résistance française. Jean Moulin est un résistant de la première heure. Emprisonné par les allemands pour avoir refusé de signer la condamnation de soldats sénégalais accusés à tort d’avoir massacré des civils français, il s’évade et entre dans la Résistance, avant de rejoindre de Gaulle. Il réussit sa mission et unit la résistance communiste, de gauche ou de droite aux côtés de Gaulle pour montrer aux alliés que l’unanimité de la Résistance est derrière le Général dans le conflit qui l’oppose au gouvernement de Vichy. Victime d’une trahison, il sera arrêté, torturé et déporté, mais mourra sans avoir dit un mot. « Rex », comme il avait l’habitude de se surnommer dans les télégrammes qu’il envoyait à Londres, fut et restera un symbole de la résistance française. De Gaulle le qualifiait comme un »chef de mission d’un courage et d’un esprit de sacrifices exemplaires ». Enfin unie, la Résistance Française, avec l’aide des Alliés, est prête à libérer son territoire.

Les FFI et les FFL sont pour beaucoup dans la libération du sol français. Dans l’opération Overlord notamment, mais aussi dans le débarquement de Provence, avec des troupes à majorité coloniales, et dans la libération de nombreuses villes. La division blindée du général Leclerc a ainsi participé à la libération de Paris, de Strasbourg, et à la bataille d’Allemagne, jusqu’à la libération de Berlin. Les maquisards, Sénégalais, Tchadiens, Algériens, en bref, tout les soldats coloniaux, les FFI et les FFL ont grandement contribués non seulement à la libération du sol français, mais aussi à la bataille d’Allemagne.

Charles de Gaulle, dans sa volonté d’instaurer la 4ème république en France, a par ailleurs fourni beaucoup d’effort dans l’après libération. Le gouvernement légal étant le régime de Vichy collaborateur, la France aurait dût être occupée par les Américains à la libération. Mais, à la tête de chaque région libérée, De Gaulle a placé très rapidement un préfet dont les idées allaient dans la continuité de la politique des Forces Françaises Libres. Il fut ainsi reconnut par les alliers : les états-uniens, longtemps réticent devant la personnalité du général, reconnurent par Roosevelt, la légitimité et la légalité du pouvoir de Charles de Gaulle en France. Pareil côté soviétique, avec le pacte franco-soviétique en 1944. Pour le Royaume-Uni, l’histoire est différente car Churchill a toujours addressé son plus grand soutien à de Gaulle, qui lui louait une très grande reconnaissance : « naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? »

Ainsi, l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle fut un tournant de ce conflit majeur. Il redonna confiance aux français, galvanisa et unifia la résistance, contribuant ainsi grandement à la victoire contre le Nazisme. De Gaulle s’engagea en tant que nouveau représentant légitime français alors que le pays était dans une situation catastrophique ; il l’amena à la libération, le stabilisa et lui offrit la quatrième république. Reconnut par ses  Alliés comme le représentant de la France libre, il redora le blason français malgré la défaite , unifiant et coordonnant les actions des FFL, des FFI et des forces coloniales dont le rôle a été prédominant dans l’issue de ce second conflit majeur. Nous concluerons sur Charles de Gaulle en le citant « puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard source d’ardeurs nouvelles ». Pour conclure, nous nous interrogerons sur l’après libération : comment la France a-t-elle été gérée ? les colonies, héroïques durant les combats, ont-elles reçus le traitement qu’elles méritaient ?

Pas de réponse

mar 22 2008

Fiche méthode : Savoir faire un dossier :

 

Le professeur vous a demandé de réaliser un dossier, mais comment faire? qu’est-ce qu’un dossier? Comment le professeur va-t’-il juger mon travail ?Il faut vous poser toutes ces questions dès le départ et bien connaître les critères de jugement du professeur pour faire tout ce qu’il faut. Votre note sera le reflet du plus ou moins grand respect des consignes données, des objectifs à atteindre Lire la suite »

Pas de réponse

mar 22 2008

L’auteur des fiches méthodologiques.

Ces fiches sont le résultat de 20 ans de travail autour du concours de la Résistance et de la Déportation et d’organisation de stages d’études de trois jours.

Jean François Couriol, professeur d’histoire et de géographie au collège public,
Sainte- Apolline, Courdimanche (Val d’Oise) en est l’auteur.

Pas de réponse

mar 22 2008

Val d’Oise mars 2008

Sujet pour le concours de la Résistance 2008

suivi des réponses d’ un bon devoir d’un candidat au concours.

L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance.

A / Un rapport de police du 20 juin 1942

liste-de-police-site.jpg

B / étoiles confectionnées par les « amis des juifs »

etoiles-site.jpg

vocabulaire : « Goï » : mot employé par les juifs pour désigner les non-juifs.« Zazou » : mot qui désignait à cette époque un jeune à la tenue excentrique qui aimait le jazz…« Swing » : rythme musical lié au jazz


Lire la suite »

Pas de réponse

déc 02 2006

Pour préparer le concours 2009 / 2010 :

« L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945 ».

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/espace-pedagogique/le-concours-national-de-la-resistance-et-de-la-deportation/ressources-pour-preparer-le-concours.php

Le cern souhaite bon travail aux élèves…et aux professeurs.

Pas de réponse

mar 02 2006

Bibliographie “Groupe Chabanne”

Concernant le groupe Chabanne :
Fabrice Bourrée.” De jeunes pionniers de la Résistance à Pontoise :
le Groupe Chabanne “, « Collection Mémoire, Mémoires, n° 1. »
Centre René-Nodot . 2003. (10€)

La Résistance emprisonnée : Emission du 19 Août 2004- France Culture :
En collaboration avec l’AERI et Fabrice Bourrée
http://www.radiofrance.fr
Témoignage de P Thueux à 14’ : prisonnier à Fresnes.

J M Berlière et F Liaigre : « Le sang des communistes » pour les passages sur les méthodes des Brigades Spéciales. Fayard. 2004. page 253.

Le Dvdrom de l’AERI : La résistance en Ile de France.
(Groupe Chabanne et témoignage Paul Thueux) 2004.

Robert Belot dans une magistrale biographie remet en lumière Fresnay. C’est à lire pour comprendre le groupe Chabanne :

Henri Frenay : de la Résistance à l’Europe
Robert BELOT
Paris, Edition du Seuil, 2003, 750 pages

Pas de réponse

oct 13 2005

Rédiger un texte après un entretien.

Rédiger un texte après un entretien

Vous avez recueilli un témoignage, souvent très riche, sur bande magnétique ou sur support numérique.

A présent, vous devez composer individuellement un texte. Il faut donc que rapidement chaque membre du groupe d’entretien possède une copie de l’enregistrement.

Ce texte est destiné à communiquer à un large public tout l’intérêt que vous avez pris lors de cet entretien et à restituer le plus fidèlement possible le témoignage que vous avez reçu.

1° / Ecoute des cassettes et prise de notes:

Il est plus aisé d’établir un texte à partir de notes écrites qu’en écoutant plusieurs fois la bande… Vous devez donc retranscrire par écrit un maximum de propos. Comme il s’agit d’un travail fastidieux, il est nécessaire de partager cette tâche entre chaque membre du groupe. Puis, chacun photocopiera la retranscription pour l’avoir en totalité.

Attention organisez-vous pour que ce travail se fasse rapidement

Lire la suite »

Pas de réponse

oct 13 2005

REALISER UN ENTRETIEN POUR RECUEILLIR UN TEMOIGNAGE

Fiche méthode : REALISER UN ENTRETIEN POUR RECUEILLIR UN TEMOIGNAGE

Il faut respecter les consignes suivantes:

1°) Avant l’entretien avoir une idée assez précise de l’objectif à atteindre : Cet objectif, c’est la réalisation d’un texte de grande qualité, compréhensible par tous, respectant fidèlement les propos et les sentiments de la personne intéressée et dans lequel vous n’oublierez pas vos remarques personnelles, l’évolution de vos sentiments au fur et à mesure de l’entretien. [Chaque témoignage sera enrichi ponctuellement par des éclairages historiques très brefs afin de permettre de comprendre le contexte historique et les allusions contenues dans le témoignage. Il faudra donc effectuer encore quelques lectures a posteriori].

2°) Avoir le jour de l’entretien déjà une idée bien précise des thèmes que vous souhaitez aborder avec votre « gardien de Mémoire». La qualité du texte final dépendra en grande partie de la pertinence de vos questions.

3°) Avoir le jour de l’entretien des connaissances assez nombreuses et précises déjà sur la période de la guerre, de l’Occupation et de la Libération avec les débarquements alliés.

Lire la suite »

Pas de réponse