Archives de la catégorie '1 Vie de l’association'

Déc 12 2017

Lucienne Rolland nous a quitté

Lucienne Rolland (1920-2017) Décidément, cette période hivernale est bien cruelle.
A peine, Jean Anthiaume disparu, c’est au tour de notre amie Lucienne Rolland de nous quitter. Lucienne avait connu un engagement précoce dans la Résistance. Ses convictions politiques -elle était une militante communiste- ont déterminées le fondement de ses actions anti-nazies. Son amour aussi sans doute pour Jules Brugot, un ancien des brigades internationales. Finalement arrêté, le couple attendait une petite fille. Celle-ci naquit après l’exécution de son père. Lucienne disait non sans amertume: « J’ai été jugée par ce qu’on appelait le Tribunal de cour spéciale, à Paris, uniquement composé de Français. je n’oublierai pas que j’ai été arrêtée par des Français et jugée par des Français. Condamnée à cinq ans de travaux forcés, Lucienne connut l’horreur du camp de Ravensbrück et se retrouva sur les « routes de la mort ». Nous garderons de nombreux souvenirs de ses nombreuses interventions dans les établissements scolaires ici et là car Lucienne était toujours partante pour porter témoignage de ce qu’elle avait vécu et pour interpeller jeunes et moins jeunes à rester vigilants contre les réminiscences du fascisme à notre époque. Nos pensées vont ce soir vers elle et ses enfants à qui nous adressons nos condoléances sincères et attristées. En son souvenir, nous vous communiquons le témoignage qu’elle nous avait accordé et qui figure en bonne place dans « Mémoires vives Tome 1 », toujours disponible.

 

Lucienne ROLLAND

Résistante communite,   Déportée à Ravensbrück.

1920- 2017

 

Militante active du parti communiste interdit, Lucienne Rolland, résistante, connut la mise au secret dans diverses prisons avant l’enfer de Ravensbrück…

 

 Militantisme et Résistance.

 En 1940, Lucienne et ses trois frères et sœurs vivaient à St- Ouen-sur-Seine où elle naquit en 1920 et où son père était employé de banque et sa mère commerçante. A 20 ans, elle y suivait un apprentissage en haute couture.
Elle était déjà très sensibilisée aux événements de l’époque et tout d’abord à la montée du fascisme et du nazisme. Elle fut naturellement enthousiaste au moment du Front Populaire, notamment quand, à l’issue de grandes grèves, en juin 1936, les accords Matignon octroyèrent l’augmentation des salaires, les congés payés, la semaine de 40 heures. Elle décida alors d’adhérer aux Jeunesses communistes.

Après l’entrée en guerre en 1939, le Parti communiste est dissout ; la défaite et l’installation du régime de Vichy rendent la situation des communistes encore plus difficile. Par crainte des bombardements, les parents décident d’envoyer Lucienne, son frère Louis et sa sœur Yvonne, chez une amie à Gron, près de Sens, Mme Polgar. Celle-ci et quelques amis avaient commencé à se rencontrer, discuter et faire le bilan de ce qu’ils pouvaient faire. Lucienne est admise dans leur cercle. Commence alors une vie de clandestinité, dont son père connaissait tous les agissements, contrairement à sa mère qui désapprouvait une démarche trop dangereuse.

Grâce à un ami secrétaire de mairie qui lui procure une fausse carte d’identité, Lucienne devient Madeleine Guyot. Elle est assignée à la conception puis à la distribution de tracts. Action importante, qui devait permettre à d’autres personnes de se joindre à son groupe, mais action dangereuse, qui exigeait d’être toujours sur ses gardes, et qui s’accomplissait de nuit et jamais seule.

Mais un jour, à Sens, son vélo, sur lequel était transporté un paquet de tracts, fut volé par un homme qui, arrêté, la dénonça à la police locale. Lucienne dut quitter Sens pour Auxerre et changer à nouveau d’identité. Cependant, le 26 août 1941, elle fut arrêtée en même temps que son ami Jules Brugot, un militant très actif.

La prison.

 Aussitôt Lucienne subit l’interrogatoire du commissaire Bourgeois. Il essaya de l’amadouer en lui promettant la liberté si elle dénonçait des personnes figurant sur un grand registre qu’il lui montrait; ce qu’elle ne fit pas, bien sûr. Elle fut envoyée à la maison d’arrêt d’Auxerre et confinée au secret dans une cellule en attendant d’être jugée – attente de six mois – par le tribunal d’une cour spéciale créée pour juger politiques et syndicalistes. Dans cette affaire, treize personnes furent concernées.

Bientôt, Lucienne se rend compte qu’elle est enceinte, ce qu’elle réussit à faire savoir à son ami Jules qu’elle n’a pas pu revoir ; mais hélas le 13 janvier 1942, celui-ci est désigné comme otage pour le meurtre d’un Allemand à Dijon, puis fusillé.
Alors qu’elle est enceinte de six mois, Lucienne est transférée à Paris à la prison de la Petite Roquette ; elle n’est plus isolée, mais se retrouve avec d’autres politiques, et aussi des prisonniers de droit commun. Elles sont surveillées par une religieuse fort sympathique, sœur Joséphina. Elles organisent leur vie en faisant des lectures à haute voix, en disant des poèmes ; elles protestent aussi contre la mauvaise nourriture. Gare à celles qu’elles considèrent comme des traîtres et qu’elles mettent à l’index.

En mars 1942, Lucienne est conduite au Palais de Justice de Paris pour y être jugée. Elle refuse l’aide d’un avocat comme le lui proposait son père, arguant qu’étant prisonnière politique cela ne servirait à rien ; on lui en donne un d’office, qui ne peut empêcher qu’elle soit condamnée à une lourde peine malgré son état: cinq ans de travaux forcés pour reconstitution de ligues dissoutes. Elle refuse d’aller à la prison de Fresnes où il y a une maternité pour ne pas se séparer de ses copines, avec qui elle est transférée à Rennes.

A Rennes, il n’y a pas de cellules ; la vie se déroule dans un grand hall, qui fut l’atelier de confection de la prison avant la guerre. Comme à la Petite Roquette, les détenues font des séances de lecture et même d’alphabétisation ; elles n’hésitent pas non plus à se révolter devant l’attitude machiavélique d’une surveillante. Par exemple : elles n’avaient pas le droit de porter des vêtements civils ; or, l’une d’elles reçut une jupe que la surveillante découvrit et déchira aussitôt : cela provoqua une révolte.

Quand les premières douleurs arrivèrent, Lucienne n’avait jamais  consulté de médecin. Elle est conduite de nuit à la maternité Pontchaillou alors réservée aux prostituées et aux détenues.
En arrivant, une infirmière lui propose des vêtements plus « corrects » mais Lucienne refuse de changer ses vêtements de prisonnière politique, statut que le personnel ignore : elle ne veut jamais plier ou se renier. Le 13 mai 1942, la naissance se passe bien. Juliette est une belle petite fille, mais elle pousse mal ; c’est pourquoi Lucienne réussit à rester trois semaines au lieu des douze jours prévus, ce qui permet au bébé et la maman de se requinquer un peu. De retour à la prison, Lucienne et Juliette se retrouvent au quartier des nourrices ; il y a sept mamans et leurs bébés dont l’une, Line, deviendra sa sœur de déportation, avec son fils, « le p’tit Jo », d’un an plus âgé que Juliette. Ce quartier était dirigé par deux « droit commun », condamnées comme criminelles, You-You et Mélie. Cela donnait le frisson de confier ces petits à cette sorte de femmes ; en fait celles-ci se prirent d’affection pour les bébés et firent tout ce qu’elles purent pour leur rendre la vie la plus douce possible. Ainsi deux ans passent, un projet d’évasion n’a pas le temps de se réaliser, car un beau jour le directeur de la prison leur dit de préparer leurs affaires et de prévenir leurs parents de venir chercher les petits. On n’arrive pas à joindre les grands-parents, le temps est trop court, alors Lucienne et Line, encore naïves, décident d’emmener leurs enfants. Elles en sont dissuadées par les surveillantes, qui promettent de s’en occuper. C’est donc la mort dans l’âme que Lucienne et son amie, profitant du sommeil des enfants, partent « en chantant une pauvre Marseillaise noyée dans les larmes » pour « crâner » devant les gardiens. Dans la cour où étaient installées des tables avec des registres, elles signent leur levée d’écrou et sont remises aux autorités allemandes.

La déportation.

 Le 25 mai 1944, elles sont embarquées dans des camions allemands vers le centre de triage de Romainville et elles y ont le premier contact avec l’administration allemande. Un jour, Lucienne voit arriver dans la cour du camp un convoi, dans lequel elle reconnaît sa sœur Yvonne qui, elle, avait rejoint le groupe de résistants des Auberges de la Jeunesse et venait d’être arrêtée. Quelle joie et surtout quel ballon d’oxygène quand celle-ci lui apprend que Juliette est en sécurité chez leurs parents ! Elle n’en savait rien (c’était pourtant l’exacte vérité), et Lucienne est rassurée.
Puis c’est le départ pour l’Allemagne en wagon à bestiaux. Le premier arrêt est à Sarrebrück où, avec ses camarades, elle fait à  nouveau, acte de résistance. En effet arrive un gardien avec un paquet de vêtements usagés et dégoûtants qu’il leur ordonne de découdre, ce qu’elles refusent de faire en raison de leur saleté. Mais le chef du camp leur dit qu’en tant que prisonnières politiques, elles ne sont pas protégées par la convention de Genève et qu’il a tous les droits sur elles.

De là, elles partent à nouveau pour une longue semaine pénible, en wagon à bestiaux, jour et nuit, pour le camp de Ravensbrück où elles sont mises en quarantaine, pour déterminer si elles sont aptes ou non au travail. C’est ainsi que Lucienne est envoyée près de Leipzig dans le commando des usines de guerre Hasag (vaste complexe métallurgique sur 32 km). Elle est affectée à la galvanoplastie des obus. Des douilles de fer devaient tourner successivement dans trois bacs chimiques pour être cuivrées, puis être contrôlées sous la surveillance d’une SS, l’Offizierin. Au bout de trois jours, le groupe des Françaises s’oppose déjà en refusant une prime de rendement proposée par la direction ; d’autre part, comme les détenues ne donnaient pas le bon rythme à la roue, les obus présentaient des défauts et étaient inutilisables : c’était du sabotage, une autre action de résistance qui, une fois, aurait pu tourner mal sans l’initiative d’un homme de la chaîne, un Russe semble-t-il, qui les sauva.

Dans les baraquements où les détenues dormaient entassées sur des châlits à étages, les conditions d’hygiène et de nourriture étaient épouvantables. A Sarrebrück, c’était une soupe d’herbes, à Ravensbrück, une soupe de légumes déshydratés, et pas toujours équitable, puisque la fille qui puisait dans le bouteillon versait à certaines le dessus liquide et à d’autres  le fond plus consistant ; à cela s’ajoutait un bout de pain avec parfois de la margarine ou de la marmelade le soir ; le matin, une eau noirâtre servait de café. Les journées de travail : 12 heures de jour ou de nuit étaient encadrées par une heure d’appel. En coupant ces appels par une minute de silence, les détenues cherchaient à énerver les SS.

Malgré tout, c’est dans ces conditions de vie inhumaine que Lucienne a connu ses meilleurs moments de solidarité morale. Par exemple, en prélevant une petite portion de leur maigre ration, les détenues apportaient un petit supplément de nourriture aux amies malades qui étaient à l’infirmerie, tentant de les sauver. Et elles essayaient de se soutenir dans les pires moments pour ne pas sombrer dans le désespoir. Lucienne, en dernier ressort, pensait à sa fille.

Elles étaient coupées du monde extérieur. Néanmoins, elles réussissaient à avoir parfois des bribes d’informations par les filles qui allaient aux cuisines chercher les bouteillons de nourriture, ou par celles qui faisaient le ménage des bureaux ou encore par les nouvelles arrivantes. Elles apprirent ainsi que les troupes de libération encerclaient l’Allemagne.

La libération.

 Un jour de mai 1945, les SS ouvrirent le camp et les firent toutes sortir puis marcher par groupes de cinq, sans arrêt possible, sans rien à boire ni à manger, et cela dura pendant dix jours, dans un rayon de 15 km. C’était atroce ; pour beaucoup ce fut vraiment
« la marche de la mort ». C’était par chance la période du colza, certaines purent donc en dérober des tiges, les sucer ou même manger de l’herbe. Usant de leurs dernières forces, Lucienne et ses quatre compagnes décidèrent de quitter la colonne et de s’évader ; mais cette première tentative échoua. Alors, il fallut ruser ; revenues dans le rang, elles ralentirent, se laissèrent dépasser pour se retrouver au dernier rang et, la nuit venue, elles se jetèrent dans le bas-côté de la route où elles restèrent cachées jusqu’au lendemain matin. Lucienne regrettait de ne pas avoir pu persuader sa sœur, déportée aussi à Ravensbrück, d’en faire autant. Au petit jour, elles virent au loin un camp de prisonniers, s’approchèrent et purent parler à deux prisonniers qui faisaient leurs courses. Ils leur donnèrent de la nourriture et des habits pour se changer. Elles continuèrent à marcher avec eux dans des conditions moins pénibles pendant deux à trois jours, jusqu’à ce que tous tombent sur des Américains qui distribuaient du chewing-gum sur la place d’un village du Mecklembourg au cœur de l’Allemagne. Tous apprirent ainsi leur libération.

 Le retour

 Avec ses camarades, Lucienne rejoignit un camp de rapatriement d’où elles repartirent vers la France dans les mêmes wagons de galère qu’à l’aller : dix jours de voyage, dix jours de souffrance aussi, durant lesquels beaucoup moururent encore, soit de faiblesse, soit de dysenterie pour avoir trop mangé d’un coup après des mois de dénutrition.

A Paris, Lucienne, comme les autres, est dirigée vers l’Hôtel Lutetia, où on les désinfecte, avant que des militaires ne leur fassent subir un interrogatoire sur les raisons et les conditions de leur déportation.

Après cette ultime épreuve, elle retrouve enfin le cocon familial : ses parents, sa petite Juliette, à qui chaque jour, son grand-père parlait de sa maman. C’est une chance que n’ont pas eue beaucoup d’anciens déportés qui ont trouvé à leur retour un climat d’incompréhension rendant plus difficile leur réadaptation à la vie normale.

Lucienne est l’une des premières adhérentes du CERN95, et tant qu’elle a eu toutes ses forces, elle a multiplié les témoignages et interventions.

 

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Sep 03 2017

Allée Paul Thueux

Publié par dans 1 Vie de l'association

« Ce grand moment clôture parfaitement cette affaire en scellant la réhabilitation de Paul Thueux et en honorant l’efficacité et l’utilité du CERN. »

 

Allocution de Jean-François Couriol, Secrétaire général du CERN lors de l’inauguration de l’Allée Paul-Thueux à Saint-Ouen l’Aumône le 3 septembre 2017

« Le 9 mai 2015, le Centre d’études René-Nodot exprimait le souhait qu’une rue de Saint-Ouen l’Aumône reçoive le nom de Paul Thueux. Ce jour-là, nous accompagnions les cendres de Paul jusqu’à sa dernière demeure. Il revenait ainsi définitivement dans cette ville qu’il a tant aimée et où il avait vécu l’essentiel de son enfance et de son adolescence. Cette ville qu’il quitta après son retour des camps de la mort, non sans amertume en raison du traitement que certains habitants lui infligèrent alors.

Le 1er septembre 2013 sur les quais de l’Oise à Pontoise, nous étions si heureux pour lui en le voyant recevoir les médailles de Pontoise et de Saint-Ouen l’aumône des mains des autorités de ces deux communes. « Une reconnaissance » en quelque sorte disait-il alors. Oui, une reconnaissance en effet et pour nous la marque de toute l’estime que nous avions à son égard.

Il incombe aujourd’hui au centre d’Etudes René-Nodot que je représente, avec Mme Delpech, d’exprimer sa gratitude et ses très vifs remerciements à l’égard de la municipalité de Saint-Ouen l’aumône pour avoir tenu promesse : Paul Thueux, résistant de la première heure, actif patriote, meurtri par la prison et les camps, calomnié par une odieuse rumeur a désormais une allée à son nom. Puisse-t-elle pérenniser le souvenir de l’homme droit qu’il fut. Tous ses camarades engagés auprès de Jean-Claude Chabanne et martyrs de la déportation étaient honorés par la dénomination à leurs noms de divers lieux. Il ne manquait plus que lui, lui qui comme les autres, avait su dire « non » à la fatalité, « non » à la soumission, « non » au déshonneur, « non » à ce qui rabaisse la personne humaine. Il lui a fallu attendre longtemps avant d’obtenir cette reconnaissance.
Puisse le passant qui empruntera cette paisible allée lever les yeux sur cette plaque et se souvenir que Paul Thueux incarna bel et bien, toute sa vie, les valeurs de la Résistance qui doivent continuer à donner des leçons pour le présent : le combat pour les libertés, l’obligation de lutter contre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme en une époque d’une reprise des conflits religieux et ethniques et puis… cet  ardent désir, cette nécessité de croire en un avenir. »

Madame Lucette LONGA THUEUX , son fils Monsieur Etienne LONGA
et Monsieur Claude GAUTRIN , fils de Madame Jacqueline GAUTRIN THUEUX , représentent la famille à cette cérémonie,

 

Lettre de Pierre Henri Thueux, fils cadet de Paul Thueux, à la municipalité de Saint Ouen L’Aumône :

Je vous remercie pour votre message et pour l’invitation à la cérémonie du 3 septembre 2017 commémorant l’anniversaire de la libération de St Ouen L’Aumone qui comprendra le dévoilement d’une plaque en hommage à mon père Paul THUEUX, en qualité d’ancien résistant associé au groupe CHABANNE.

Cet hommage lui rend honneur en lui donnant cette reconnaissance qu’il a toute sa vie ardemment souhaité.

Veuillez de ma part et de celle de toute notre famille remercier M. le Maire Alain Richard pour la réalisation rapide de l’engagement qu’il avait donné, lors de la cérémonie en hommage à mon père en mai 2016.

Merci aussi à l’ensemble du conseil municipal pour leur accord à cette proposition de nommer cette allée  » allée Paul THUEUX » ;

Nous, famille THUEUX, en sommes très fiers et très honorés.

Je tiens aussi à remercier vivement tous les membres du CERN95, notamment Mme Annie DELPECH, Monsieur Jean Francois COURIOL et Monsieur Jean Pierre Dubreuil,  pour leur soutien indéfectible à mon père pendant ces dix dernières années et pour leur énorme travail de recherche et d’investigation qui ont permis d’aboutir à cette reconnaissance.

Merci aussi à Bruno ALBANTI et Jean Philippe MAILLOCHAUD pour toute l’énergie et les compétences qu’ils ont mis dans la réalisation de leur film documentaire « Paul THUEUX , le combat d’une vie ».

Des obligations médicales ne me permetttent pas d’être présent ce dimanche 3 septembre au dévoilement de cette plaque;

Madame Lucette LONGA THUEUX , son fils Monsieur Etienne LONGA et Monsieur Claude GAUTRIN , fils de Madame Jacqueline GAUTRIN THUEUX , représenteront notre famille à cette cérémonie, je les en remercie chaleureusement.

Je vous prie de bien vouloir présenter à Monsieur le Maire , Monsieur le Maire adjoint , la Municipalité , les membres de l’association des anciens combattants et à tous les acteurs dans l’organisation de cette manifestation, mes salutations les plus respectueuses.

 

voir aussi :

https://sites.google.com/site/cern95/memoire-memoires-collection-du-cern/les-pionniers-de-la-resistance-a-pontoise/paul-thueux/allee-paul-thueux

 

extrait du Parisien

étaient présents pour le cern95 :

Annie Delpech, Nicole Mabire , Louis Mabire,  Dominique Kirchhoffer , Jean Kirchhoffer Moreira  Fréderic, Alain Bony, Denis Minier, Jean-Pierre Olivier ,  François Hervé, Jean-François Couriol.

Excusés :

Chantal Finet,  Martine Leclercq , Françoise Not, Catherine Bujaud, François Carcassonne, Daniel Lainé, Jean-Pierre Dubreuil

Amis

Bruno Albanti, André Samson, Patrick Souchet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mar 19 2017

D’autres avis sur le documentaire Paul Thueux, pour l’honneur d’un homme.

Publié par dans 1 Vie de l'association

Film très bien documenté et qui  » résume » bien le parcours de P.T.

Je l’ai regardé avec une grande émotion, et une admiration et respect pour cet homme qui a été si injustement dénigré.

Grace à votre équipe, il a été réhabilité, et même si je ne l’ai pas rencontré, je me suis sentie bien soulagée.

Et il aura un passage à son nom.
Aboutissement positif de toutes vos démarches pendant toutes ces années.

A M

 

Il se dégage du film une image plutôt trouble de Pontoise dans l’après-guerre, et pas seulement.
J’aurais aimé que le film s’attarde davantage sur les faits à l’origine des accusations et des rumeurs et sur les documents qui innocentent Paul Thueux. Ces séquences passent trop vite pour quelqu’un qui ne connait pas déjà l’histoire. Thueux comme Chabanne me semblent avoir manqué de méfiance et de prudence  dans leur recherche d’armes. Mais ils étaient jeunes et voulaient agir. Les circonstances ont mis fin à leur élan et, concrètement, je ne sais pas exactement quels ont été leurs actes  valant à l’un la mort et la gloire posthume et à l’autre sa carte d’ancien combattant et l’opprobre publique .
Sans doute beaucoup de personnes à Pontoise auraient-elles préféré que Paul Thueux laisse sa peau dans les camps . Encore aujourd’hui les deux Maires n’ont pas l’air très à l’aise pour évoquer ce passé, ils s’en lavent les mains , quasiment, malgré la plaque et l’hommage posthume à Saint-Ouen-l’Aumône. En tout cas je pense que vous devez être  être, avec raison, satisfait d’avoir pu mener à bien   la défense de Paul Thueux et  de voir diffusé ce très  intéressant documentaire .

BA

 

Les premières réactions sont en :

Réactions après l’avant première à Utopia

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Jan 17 2017

Sites recommandés à la consultation

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De bonnes sources pour préparer le Concours de la résistance.

Mémoire et Espoir de la Résistance - L'association des amis de la Fondation de la Résistance

Cliquer sur Mémoire et espoirs de la Résistance  et voir dans ressources

 

 

DVD : une mine de trésors !

DVD

et aussi voir :

http://www.unadif.fr/documents-pedagogiques/category/27-concours-national-de-la-rsistance-et-de-la-dportation-2016-2017

 

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Jan 06 2017

Robert Dubrulle est décédé

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En ce début d’année, nous avons appris avec grande peine  la disparition d’un de nos plus actifs membres qui, malgré le poids des années, avait  gardé un enthousiasme et une énergie débordante.  Son optimisme  était source d’encouragement pour les études que nous abordions parfois avec  difficulté. Toujours bienveillant et souriant, Robert Dubrulle, ancien réfractaire au STO,  s’était retrouvé aux frontières de l’URSS puis en Ukraine, Français isolé parmi des officiers et soldats allemands et ukrainiens.  Son retour en France fut épique…
Dans son ouvrage « Staline-Chocolat », rempli d’anecdotes souvent cocasses,  Robert exposait le cadre de ses actes de résistance et de la libération de Paris.Actif correcteur du concours départemental de la Résistance et de la déportation, il témoignait jusqu’à peu pour que tout ce qu’il avait vécu puisse éclairer les jeunes générations.

Le C.E.R.N. est fier de l’avoir encouragé à poursuivre la rédaction de ses mémoires.
Deux  éditions ont été effectuées.

A l’heure de sa disparition, il est bienvenu que le souvenir de Robert se confonde avec la couverture de son ouvrage : agrémentée en effet  de la photo d’un tournesol éclatant, elle nous rappellera le sourire rayonnant de notre ami que nous regrettons tant aujourd’hui.

Le C.E.R.N. présente ses condoléances sincères à son épouse Gisèle et à ses enfants.
Les obsèques de Robert auront lieu vendredi 13 janvier à 10h 30
en l’église d’Osny (Val d’Oise).Jean-François Couriol, secrétaire général du Cern95

 

 

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Déc 14 2016

Voir ou revoir le film sur Paul Thueux!

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http://france3-regions.francetvinfo.fr/centre/emissions/les-documentaires-centre/paul-thueux-honneur-homme-1149237.html

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Déc 08 2016

Réactions après l’avant première à Utopia

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Lundi 5 décembre: Avant-première du documentaire: « Paul Thueux, pour l’honneur d’un homme » au cinéma Utopia de Pontoise dont le responsable nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse.
Après une courte présentation par Bruno Albanti ,le réalisateur et      le responsable de FR3, un public d’environ 70 personnes a vu ce film de 52 mn ( trop court ) et l’a vivement applaudi.
Le débat qui a suivi nous a permis d’apporter des compléments d’information et des précisions fort utiles. A la sortie de la séance beaucoup de participants souvent très émus nous ont chaudement remercié pour notre travail, notre courage et notre ténacité et aussi de leur avoir fait connaître cet homme exemplaire, Paul Thueux. Sa nièce et son petit-neveu nous ont dit qu’ il ne leur ‘avait jamais parlé de ses longues années douloureuses d’après-guerre.
Le neveu d’Eric de Martimprey était présent
Annie Delpech

 

Je suis encore bouleversée par ce remarquable documentaire qui vient couronner 15 ans d’efforts, de ténacité et de travail acharné pour faire jaillir la vérité, faire taire enfin la rumeur et rendre à Paul Thueux son honneur.

Félicitations  pour le travail accompli avec tant d’abnégation malgré les obstacles : vous avez été au cœur de la réussite de ce projet du CERN.

Félicitations aux 2 réalisateurs pour leur travail de longue haleine et de très grande qualité : un montage parfait qui rend compte d’une façon claire de l’histoire complexe de Paul.

Paul n’est plus là pour voir le résultat final de tant de batailles mais ses enfants et petits-enfants garderont grâce à vous une image apaisée de leur père et grand-père, lavé de tout soupçon.

Merci d’avoir fait avancer la vérité historique.    Dominique K

 

Courriel à Annie :
Soirée émouvante.  Beaucoup d’émotion hier au soir.
Cet homme est un personnage de roman ou de poème
et en plus il a vraiment existé.
Quel travail des historiens ! Quel travail des journalistes et des cinéastes !
Dommage que ce programme ne passe qu’à une heure de faible écoute. Amitiés et bravo pour ton travail et ta prestation cinématographique.
Michel G

 

Le documentaire est excellent, très synthétique et très efficace. On a continué d’apprendre des choses sur cette affaire, et on a découvert un Thueux ayant quand même eu bonheur et estime en Bretagne.
Claude L.

 

On entre direct dans le vif du sujet. J’aime beaucoup le montage, les techniques employées : docs d’archives, dessins, animations entrecoupés de vos interviews.

C’est super, on sent l’enthousiasme de l’historien professionnel pour cette histoire, l’engagement des profs d’histoire, des gens du CERN. Le côté scrupuleux des recherches, la volonté de réparer la mémoire de cet homme si injustement écarté de la liste des héros.

[…] Les images sont belles . Les textes bien clairs.

On sent le malaise aussi. […]

L’ambiance n’était pas légère dans la salle, même après tout ce temps. [……] Tout ça n’est pas encore passé, ça se sent, même si je ne comprends pas tout.

Bravo pour ce beau boulot.

M-H  L

 

La pugnacité ça paye.

Peu de pontoisiens connaissaient cette histoire de traître .

J G

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Nov 25 2016

Paul Thueux, pour l’honneur d’un homme.

Publié par dans 1 Vie de l'association

Lundi 12 décembre, sur FR3 Ile de France Bretagne et pays de Loire après les infos du soir vers 23h30
un documentaire auquel le Cern95 a beaucoup participé.

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Rappel  des travaux du Cern95 de 2000 à 2016 :

3 conférences, 3 livres et de nombreux entretiens avec Paul Thueux.

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https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/le-livre-de-paul-thueux

et 17 petits films

https://sites.google.com/site/paulthueuxresisantdeporte/enregistrements

 

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Juin 23 2016

« Mémoires vives. Des résistants et des déportés témoignent »

Vous voulez l’acheter ? 

 15€        écrire  :   cern95@gmail.com

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« Passeurs de mémoire » du Tome 1 et responsables des textes

Jean ANTHIAUME                  p 9 : Annie Delpech

Marcel CREPLET                     p 17 : Annie Delpech

André FOURNIER                   p 22 : Martine Leclercq

Frania HAVERLAND              p 49 : Jean-Marc Naudi-Bonnemaison

Jean et Jeannette HULIN      p 63 : Chantal Finet

René NODOT                           p 79 : Pascal Nodot

Roger PANNIER                     p 85 : Annie Delpech

Lucienne ROLLAND              p 113 : Annie Delpech

André SAMPSON                   p 121 : Marie Levèque 

Odile de VASSELOT              p 135 : Chantal Finet

Armand VERGNOLLE          p : 149 Jean-Pierre Dubreuil

Autres résistants :

Michel BRINGAND                     p158 : Annie Delpech

Claire GIRARD
et Raymond BERRIVIN             p 164 : Jean- François Couriol

Adrien et Robert LE MOINE    p 185 : Annie Delpech

 

Direction de l’ouvrage :

Coordination : Annie Delpech. 

 Relectures : François Carcassonne.

Conseil : Jean-François Couriol.   

Mise en page : Jean-Pierre Dubreuil.

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Juin 22 2016

Disparition d’un homme de cœur : Jean-Marie Delabre.

Publié par dans 1 Vie de l'association

Aujourd’hui, le C.E.R.N. 95 ne cache pas sa peine à l’annonce de la disparition de M. Jean-Marie Delabre, ancien résistant et déporté.
Jean-Marie faisait partie des Volontaires de la liberté, puis de Défense de la France.

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Durant l’année 1940-1941, grâce à l’un de ses amis, Jacques Richet, il rencontra Jacques Lusseyran et intégra le groupe de résistance des Volontaires de la liberté. Arrêté, il connut de difficiles moments en prison avant d’être déporté, via le camp de Compiègne-Royalieu, à Buchenwald puis Mathausen où il échappa à la mort.
Avec Jean-Marie Delabre disparaît un véritable humaniste, un homme de cœur qui avait maintenu bien longtemps après son retour de l’enfer des camps un esprit de solidarité, d’entraide qui l’amenait il y a peu encore à être un actif membre d’associations caritatives.
M. Delabre avait 92 ans et avait témoigné plusieurs fois dans le cadre de nos activités.
Nous adressons nos condoléances sincères à sa famille.
Jean-Marie Delabre à Courdimanche le 15 mars 2012 en compagnie de M-J Chombard de Lauwe et Frania Haverland.

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