déc 16 2011
La collection « Mémoire, mémoires » du Cern95
Pour commander : écrire à cern95@gmail.com
déc 16 2011
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nov 25 2011
Le musée virtuel et ses trois salles.
Les pages du blog et ses catégories.
Entrez dans le musée virtuel par la barre en haut de page et cliquez sur l’icône “son” en entrant dans le musée.
Choisir :
Portraits
Documents
exposition : Pontoise sous les bombes
Pour Adhérer au cern :
http://www.rene-nodot.org/pour-adherer-au-centre-detudes-rene-nodot/
Notre site bénéficie d’un accompagnement musical. « Mélancholia 5 », création originale pour le site et œuvre de M. Christophe Leroy, ( 1967 – 2010) qui était professeur de musique au collège de Courdimanche. ( Voir rubrique dans association)
Des sites complémentaires :
Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Clair et de Normandie
Résistants du maquis de Saint Clair, Calvados :
https://sites.google.com/site/maquisdesaintclair/
Résistants de Normandie
https://sites.google.com/site/parolesderesistantsnormands/
https://sites.google.com/site/jacquesvicotextes/
Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Marcel Morbihan :
https://sites.google.com/site/maquisdesaintmarcel/
Passeurs de Mémoire du Val d’Oise
https://sites.google.com/site/passeursdememoireduvaldoise/
Hulin Jean, résistant de la région d’Argenteuil (Val d’Oise)
Roger Pannier
René Nodot Un “Passeur de Mémoire”
Robert Le Moine de Pontoise, du réseau Alliance
Adrien Le Moine de Pontoise, déporté mort pour la France
Jeannette Hulin
Claire Girard , résistante, abattue à Courdimanche.
Raymond Berrivin de Courdimanche
Jean Anthiaume, Résistant FFI Pontoisien.
André Fournier, médecin-résistant, déporté à Buchenwald, Natzweiller et Dachau
Paul Thueux, membre du groupe Chabanne de Pontoise.
Armand Vergnolle FTP, fier d’être communiste et fidèle à ses origines
Marcel Créplet de Pontoise
Lucienne Rolland, Résistante communiste, prisonnière puis déportée à Ravensbrück
http://www.rene-nodot.org/dans-le-musee-virtuel-portraits/
photographie de Monsieur Marcel Kirchhoffer - voir présentation dans documents
août 29 2011
Notre association a participé à la journée des associations.
Les maitres d’œuvre de la journée : le secrétaire général, Jean François Couriol
et deux adjoints, Annie Delpech et Jean-Pierre Dubreuil
trois adhérents qui ont passé un bon moment avec eux :
Martine Leclercq, Robert Dubrulle et Denis Minier.
François Carcassonne a fait un saut pour parler des deux publications de l’année 2011.
juin 30 2011
DEVOIR DE LA LAUREATE DE 3e DU VAL D’OISE
Nous remercions M. l’Inspecteur d’Académie et ses services ainsi que les jeunes auteurs de ces textes de nous permettre, cette année encore, leurs diffusions. Nous en avons effectué le plus fidèlement possible la retranscription. Notre volonté n’est pas d’établir un devoir type mais de témoigner des efforts consentis par cette nouvelle promotion d’élèves afin que le souvenir de la Résistance ne disparaisse pas avec les derniers témoins…
Jean-François Couriol, secrétaire général du cern95
QUESTIONNAIRE :
Q : n° 1 :
Pendant la guerre Marie-José Chombart de Lauwe a été interrogée, torturée et déportée à Ravensbrück.
Q : n°2 :
Marie-José Chombart de Lauwe est arrêtée car elle était engagée dans la Résistance en tant qu’agent de liaison en Bretagne. Elle est interrogée par la Gestapo de Paris.
Q : n°3 :
Dans la plupart des cas, après leur arrestation, les Résistants étaient interrogés et torturés. S’ils ne parlaient pas, ils étaient souvent déportés ou exécutés.
Q : n°4 :
Dans cet avis, l’attaque contre un membre de l’armée allemande est qualifiée d’ »attentat ».
Q : n°5 :
Le commandant allemand du Grand Paris a prévu de fusiller dans un premier temps 5 communistes et/ou juifs. Si le coupable n’est pas découvert dans les huit jours suivant l’attentat, 15 autres juifs et/ou communistes ont été également fusillés. Enfin, 500 autres juifs et/ou communistes ont été déportés. Plus généralement, ce commandant fusille des otages suite à la loi du 22 août 1941 et il pratique la déportation d’otages çà la suite du décret Nacht und Nebel ( « Nuit et Brouillard »).
Q : n°6 :
Les juifs et les communistes, et plus généralement les membres de l’Anti-France ( socialistes, francs-maçons…) sont les victimes prioritaires de la répression.
Q : n°7 :
Le chef officiel de la Milice française est, d’après la loi, le chef du gouvernement, mais elle est dirigée par un secrétaire général.
En janvier 1943, le chef officiel de la Milice est Pierre Laval, Président du Conseil.
Q : n°8 :
Pour entrer dans la Milice française, il faut être français de naissance et volontaire, ne pas être juif et/ou adhérent d’une société secrète. Il faut être en bonne condition physique.
Q : n°9 :
D’après les textes, la Milice française se donne pour buts de participer à la vie publique du pays et de l’animer politiquement. Elle veut soutenir l’Etat français et maintenir l’ordre intérieur.
Q : n°10 :
Quelques jours avant le massacre d’Oradour- sur- Glane a lieu le débarquement en Normandie des Alliés (6 juin 1944).
Q : n°11 :
Les zones difficiles d’accès où se réfugiaient les résistants se nommaient les maquis.
Q : n°12 :
Pour entretenir le souvenir des victimes d’Oradour-sur- Glane, l’ancien village a été conservé à l’état de ruine afin de témoigner des souffrances des populations. Un nouveau village a été reconstruit plus loin . Un centre de la mémoire a été instauré.
Q : n°13 :
Klaus Barbie s’est particulièrement attaqué aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux juifs. Il s’en est aussi pris à de nombreux otages et résistants.
Q : n°14 :
Klaus Barbie a été jugé et condamné pour « crimes contre l’humanité » en 1987.
Q : n°15 :
Il était important de juger Klaus Barbie au nom des souffrances qu’il a infligées aux personnes qu’il a torturées et fait déporter.
PARAGRAPHE ARGUMENTE
« Il vaut mieux vivre peu et tomber en plein combat que vivre très longtemps et mourir dans son lit sans s’être élevé plus haut que l’ordinaire ». Cette citation de Jean-Pierre Vernant, historien de la Grèce antique et résistant, montre bien quelles ont été ses motivations pour s’engager dans la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Après l’armistice du 22 juin 1940, la France est occupée par les nazis et le régime de Vichy entame une politique de collaboration. Certains s’élèvent contre cette occupation et les occupants : on les connaît sous le nom de résistants. Ils étaient animés par des valeurs supérieures, les valeurs républicaines de 1789 et inscrites dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : la liberté, l’égalité et la fraternité, ainsi qu’un fort patriotisme. On peut se demander comment ces valeurs qui animaient les résistants ont pu transcender leur condition humaine face à une répression impitoyable et cruelle. Dans un premier temps, nous présenterons la chronologie de la répression. Dans une seconde partie , nous parlerons de la Résistance et de ses moyens de se protéger. Enfin, dans une dernière partie, nous évoquerons la mémoire de la répression et le jugement de ses auteurs.
Après l’armistice, la France est morcelée en zone occupée et rattachée ; la répression entre dans un cadre judiciaire et légal. C’est le droit pénal allemand qui s’applique et les peines sont sévères : entre le mois de juin 1940 et le l’été 1941 160 condamnations à mort ont été prononcées, mais seulement un quart sont exécutées car les Allemands ne prennent pas cette menace au sérieux. De plus, ils n’imaginent pas perdre la guerre en raison des victoires qu’ils remportent sur tous les fronts. Néanmoins, les Alsaciens et les Mosellans subissent une répression plus dure car ces deux régions ont été annexées par le Reich. Elles subissent une nazification et une germanisation : leurs habitants ne doivent plus parler qu’allemand, l’administration est entièrement faite en allemand etc. C’est pourquoi, dès 1940, certains se rebellent (en fêtant le 14 juillet par exemple) et des filières d’évasion vers la zone Sud se mettent en place. Ce phénomène s’accentue avec les mises en place successives du service de travail du Reich (printemps 1941) et le service militaire obligatoire dans l’armée allemande (août 1942). La répression est d’autant plus dure que le Reich désire voir les populations devenir allemandes. Deux camps sont ouverts : le camp de sécurité et de rééducation de Schirmeck et le camp de concentration de Struthof. Au total 27000 personnes y ont été déportées. Parallèlement, le régime de Vichy engage sa lutte contre ce qu’il considère comme l’Anti-France : juifs, communistes, francs-maçons et membres du Front Populaire. C’est un régime autoritaire qui cherche à asseoir son autorité et éliminer ses opposants. Les premiers à s’engager dans la Résistance en font les frais : on peut prendre l’exemple de Jean Zay, né d’un père juif, franc-maçon, ministre de le l’Education du Front Populaire, très pacifiste dans les années 30. Il cherche à rejoindre les Britanniques en Afrique du Nord, mais il est arrêté par des policiers français au Maroc. Son procès a lieu début octobre 1940 et est largement médiatisé. Jean Zay est vilipendé par la propagande vichyste, il est dégradé et condamné par le régime de Vichy. Il a été assassiné dans les bois, puis réhabilité par la cour d’appel de Riom après la guerre.
Le 22 juin 1941, le PCF entre dans la Résistance en même temps que l’URSS dans le conflit. Le nombre des communistes et leur organisation dérangent les Allemands. Après un premier attentat, différentes mesures sont prises. Le 22 août 1941, c’est la loi des otages : tous les détenus français sont susceptibles d’être fusillés. Certains résistants en font les frais comme Honoré d’Estienne d’Orves qui est fusille le 29 août 1941 alors que sa grâce avait été demandée plusieurs fois. En décembre 1941, le maréchal Keitel prononce le décret Nacht und Nebel qui autorise la déportation sans indication de destination des déportés les plus dangereux. 3 grands convois sont ainsi partis vers les camps. En août 1942, la collaboration s’intensifie avec l’accord passé entre Karl Oberg (chef de la SS et de la Police) et René Bousquet (Secrétaire Général à la Police du gouvernement). L’Allemagne peut ainsi étendre son emprise sur l’ensemble du territoire sans mobiliser de main d’œuvre supplémentaire. A partir de l’été 1942, la Sipo-SD prend totalement en main la répression.
Fin janvier 1943, l’Etat Français crée une police politique : la Milice, chargée de la répression de la Résistance. Par exemple, les FTP-MOI de Paris sont arrêtés. 100 policiers sont utilisés pour environ 60 hommes. Certains sont fusillés en février 1944 et les nazis célèbrent l’exécution en placardant d’immenses affiches rouges afin d’effrayer les populations. De plus, les nazis détruisent systématiquement les maquis comme celui des Glières (mars 1944) et procèdent à des massacres de populations comme à Oradour-sur-Glane, afin de couper la solidarité entre la masse silencieuse qui soutient la minorité de résistants.
« Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève ». Cette phrase illustre bien l’attitude des résistants face à la répression. Ils sont soumis à des règles très strictes afin de se protéger. Certains prennent des pseudonymes, comme le général Leclerc qui a pris ce pseudonyme pour protéger sa famille. D’autres, comme Jean Moulin, entrent dans la clandestinité. Ils utilisent des faux papiers et différents pseudonymes en fonction de leurs contacts. Jean Moulin n’a pas parlé, même sous la torture il n’a pas dévoilé son nom. Les résistants vivent avec la mort qui les guette, comme en témoigne Jean-Pierre Vernant. Il a dit qu’il était conscient des risques qu’il prenait et qu’il se sentait coupable lorsque d’autres étaient arrêtés.
Entre les mains de l’ennemi il était dur pour les résistants de résister à leur bourreau. Par exemple, Marie-José Chombart de Lauwe, s’est souvenue de l’attitude digne et stoïque du loup du poème d’Alfred de Vigny :
« Gémir, pleurer, prier est également lâche
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t’appeler
Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler »
D’autres ont tenu uniquement grâce aux valeurs qui les animaient. Lise Lesèvre a été longuement torturée puis déportée. Elle a témoigné contre son tortionnaire Klaus Barbie en 1987 lors de son procès.
Les organisations de Résistance prennent différentes mesures afin de se protéger : par exemple chez les FTP, on utilisait le cloisonnement : chaque membre n’en connaissait que deux autres. Les tracts et la presse clandestine avaient pour but de mettre l’opinion publique du côté des résistants, tout comme Radio-Londres, qui parlait et louait les résistants morts au combat et utilisait un vocabulaire antinomique à celui des nazis et de la propagande de Vichy. Certains résistants ont réussi à infiltrer les services de la répression, comme Roger Belbéch (1921-2010) qui a fourni des faux papiers et certificats de travail et d’hébergement.
A la Libération, le GPRF instaure le Service de Recherches des Crimes de Guerre afin d’identifier et de punir les criminels de guerre. La volonté des autorités de se souvenir est marquée par l’inauguration, en juin 1945 d’une exposition intitulée « Crimes hitlériens ». Elle est interdite aux moins de 16 ans en raison de la dureté des images et reconstitutions. Un Comité d’histoire de la guerre est également créé afin de recueillir des témoignages sur ce qu’a été l’occupation allemande de la France.
La volonté de juger des résistants commence par une épuration spontanée. Au cours de l’été 1944, des cours martiales non-officielles ont été improvisées dans les villages afin de juger les gens que l’on soupçonnait de collaboration. On estime à environ 8500 le nombre de personnes jugées et parfois exécutées. Une épuration judiciaire et légale prend le relais : 55000 personnes ont été jugées devant des tribunaux pour différends chefs d’accusation : acte de délation envers la Résistance, intelligence avec l’ennemi, acte nuisible à la Défense Nationale, atteinte à la Sûreté extérieure du territoire. Pierre Laval (président du Conseil) et Joseph Darnand (chef de la Milice) font partie des 1500 à 1600 personnes exécutées. Quant à lui, le maréchal Pétain est gracié et condamné à l’emprisonnement à vie en raison de son grand âge et de son rôle dans la victoire de la bataille de Verdun en 1916. Au niveau européen, les criminels nazis sont jugés lors du procès de Nuremberg ( novembre 1945 à octobre 1946) où François de Menthon est le procureur général qui représente la France. Y sont définis comme crimes de guerre : l’assassinat, l’exécution d’otages ; la torture, les mauvais traitements et la déportation aux travaux forcés des populations des pays occupés.
« Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de choses, dis-tu. Oui, c’est peu de choses. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles ». Cette phrase d’un ancien résistant, Jean Paulhan, illustre bien le désir des résistants de se battre malgré les risques. Ils étaient des soldats et tous, hommes et femmes face à la répression, sont morts pour la France et la défense de ses valeurs. Grâce à leur implication dans les combats contre le nazisme, la France a gagné sa place parmi les vainqueurs et n’a pas été occupée comme ce fut le cas pour d’autres pays. A ce titre, elle a pu juger les criminels de guerre nazis lors du procès de Nuremberg (1945-1946). Le souvenir de l’action des résistants est entretenu dans des mémoriaux, ainsi que par des manifestations et commémorations lors de dates anniversaires comme le 8 mai et le 18 juin.
Devoir de Mlle Maud Ginestet, scolarisée en 3ème au Collège P.Langevin-Wallon de Saint-Gratien.
juin 30 2011
SUJET SUR DOCUMENTS :
( Le libellé des questions sera mis en ligne dès que nous le recevrons )
1) Alors que partout en Europe, on tente de « remettre sur pied » le pays après la crise de
1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en 1929, on voit apparaître la montée de partis radicaux et fascistes. Ainsi, en Allemagne, Adolf Hitler, alors à la tête du parti nazi, devient chancelier le 30 janvier 1933. Commence alors une politique antisémite, fasciste, radicale et expansionniste. En effet, l’Allemagne du IIIe Reich attaque la Pologne le 1er septembre 1939 après avoir annexé une partie de l’Autriche et des régions au sud de l’Allemagne.
Forte de cette victoire et après l’entrée en guerre de la France et de la Grande Bretagne, l’armée allemande déplace la guerre sur le front français. La drôle de guerre débute ; tandis que les troupes françaises attendent derrière la ligne Maginot, les troupes allemandes contournent la ligne et passent par les Ardennes pourtant réputées infranchissables. En très peu de temps, l’armée française prise au piège, se rend compte qu’elle ne pourra pas sortir victorieuse de cette guerre et, après une capitulation, Paris est déclarée ville ouverte, pour ne pas qu’elle soit bombardée ni détruite par l’armée allemande.
Entre temps, le gouvernement français a démissionné et on appelle au pouvoir un héros de la première guerre mondiale qui s’est illustré durant la bataille de Verdun notamment, le Maréchal Pétain. Lors d’une allocution radiophonique, le Maréchal Pétain demande, le 17 juin 1940, l’armistice. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle fait son illustre discours du 18 juin 1940, appelle à la résistance ; il devient alors le porte-parole de la Résistance. L’armistice est signé le 22juin 1940 à Rethondes dans le wagon même où fut signé l’armistice du 11 novembre 1918.
La moitié de la France est alors occupée, il s’agit de la zone nord. Le 10 juillet 1940, le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs en tant que chef de l’Etat français et il signe le décret de sa collaboration avec l’Allemagne nazie lors de sa rencontre avec Adolf Hitler à Montoire le 24 octobre 1940.
De son côté la Résistance débute, avec des distributions de tracts, des affiches dénonciatrices ou encore des journaux clandestins.
En 1942, les troupes alliées débarquent en Afrique du Nord ; en représailles, l’Allemagne annexe la zone Sud, jusque là zone libre. De plus la guerre contre l’URSS a débuté et marque ainsi l’entrée des communistes dans la Résistance. La Résistance se développe alors rapidement, elle se structure et reçoit des armes depuis Moscou, sa lutte devient armée.
Après différents attentats, les autorités d’occupation ainsi que le gouvernement de Vichy intensifient les recherches et les arrestations de résistants ; commence alors la lutte des représailles et contre-représailles. Ainsi en juillet 1943 la Résistance perd Max, surnom de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle en France.
1942 est un tournant pour la guerre et marque le début des victoires alliées qui mènera le 6 juin 1944 au débarquement de Normandie et à la libération de Paris le 25 août 1944 par les FFI ( Forces Françaises de l’Intérieur), puis à l’armistice le 8 mai 1945.
Durant cette période d’occupation, une minorité de Français refusèrent de bafouer les valeurs telles que la liberté et l’égalité et décidèrent de lutter contre l’occupant nazi et le régime collaborateur qu’instaura Vichy. Malgré leur volonté et leur noble cause, ces résistants ont dû se heurter à différents organismes chargés de supprimer ces mouvements dangereux pour le régime.
Il s’agissait notamment pour les autorités allemandes de la MBF, organisme militaire ayant sous sa tutelle tous les autres organismes répressifs tels que la Gestapo, chargée de l’espionnage et du contre-espionnage, les SS, chargés de la lutte contre les résistants et de leur détention et aussi chargés d’obtenir des informations des résistants incarcérés, la HSSPF (Hoch-SS Polizei in Frankreich) chargée de superviser les opérations des SS, mais aussi l’armée allemande, la Wehrmacht et l’Abwehr, organisme chargé de l’espionnage, de la propagande et de la contre-propagande. La MBF est notamment en charge du jugement des résistants et dont l’autorité n’est en aucun cas contestée.
Ces différents organismes avaient pour habitude d’engager des Français car ceux-ci étaient moins susceptibles d’être démasqués par des résistants, mais le gouvernement français de Vichy avait aussi ses propres organes de répression.
Ainsi l’organisme le plus connu est la Milice ; elle a été créée par le directeur général de la Police Française, René Bousquet qui travaillait en collaboration avec le Général Von Stülpragel, aux commandes de la MBP (Militärbefehlshober).
Pour être milicien il fait être français, ne pas être juif et adhérer à l’idéologie du régime de Vichy.
Ainsi, il s’agit d’une force armée en charge de supprimer les résistants et qui a pour but d’intégrer les plus hautes instances du pays. Il y avait également les GMR (Groupes Mobiles de Réserve), organisme paramilitaire, en remplacement de l’armée supprimée. Ce sont des groupes de répression qui n’ont montré aucun scrupule à éliminer des populations ou fusiller des résistants.
2) La répression de la Résistance se fait souvent de manière forte, il s’agit le plus souvent d’arrestations « musclées » lors d’interventions militaires où les résistants n’ont aucune chance de s’enfuir.
Une fois incarcérés, les résistants sont interrogés le plus souvent par des SS. Durant ces interrogatoires ils sont pour la plupart torturés comme en témoigne le groupe Combat : « flagellation sur la plante des pieds à coups de nerf de bœuf, coups de nerf de bœuf sur la tête, coups de pied dans les parties sexuelles, brûlure des orteils à l’aide d’un briquet ». D’autres témoignages parlent également du supplice du fil électrique, c’est-à-dire qu’on attache un fil électrique aux chevilles et que l’on électrocute le prisonnier en déplaçant un autre fil le long de son corps.
Ces méthodes d’interrogatoire conduisent souvent à la mort du prisonnier et cela quelque fois sans qu’il ait divulgué quoi que ce soit comme ce fut le cas pour Jean Moulin, arrêté à Caluire, puis interrogé à Lyon par la Gestapo et notamment Klaus Barbie et qui décéda lors de son transfert en camp le 8 juillet 1943 à la suite de ses blessures.
De plus, les résistants arrêtés étaient quelque fois jugés pour l’exemple, lors d’un procès mis en scène, inéquitable et dont on savait que le jugement serait sanctionné par la mise à mort ou la déportation. D’autres furent exécutés arbitrairement sans l’ombre d’une justice en représailles d’attentats ou d’assassinats de représentants de l’autorité allemande. En effet, les prisonniers étaient utilisés par les autorités comme otages et cela pour inciter à la délation pour trouver un coupable et punir pour un assassinat.
3) En réponse à la répression et aux manières fortes utilisées par les autorités les résistants sont intensifié la violence et le nombre de leurs actions. Débute alors une guerre de représailles : »Nous prévenons que chaque brutalité nouvelle sera impitoyablement châtiée ».Mais les efforts des autorités pour supprimer les différents réseaux de Résistance ont au contraire abouti à la renforcer. En effet pour faire face à ces dangers elle a dû consolider ses structures, prendre plus de précautions, se monter plus discrète et est donc devenue plus dure à supprimer.
Cette répression a également augmenté la volonté de chaque résistant de se battre et a également permis de faire connaître leur cause et leur combat…
4) Aujourd’hui, le souvenir de la Résistance et de sa répression se manifeste de différentes manières.
Ainsi, comme le montre le document 6, il existe de nombreuses stèles et plaques commémoratives partout en France pour rappeler l’action de résistants : par exemple les plaques de rues portant les noms des membres du groupe Chabanne à Pontoise.
Mais il existe aussi des commémorations annuelles telles que le 8 mai en mémoire de la victoire des Alliés ou encore le 25 août en mémoire de la libération de Paris.
A cela s’ajoutent les différents témoignages laissés par les résistants et qui décrivent l’horreur qu’ils ont vécue lors de leur détention ou de lors de leur déportation. Il s’agit alors d’un travail de mémoire afin de ne pas oublier la raison de leur combat, la cause qu’ils ont défendue ainsi que les horreurs qui se sont produites durant cette période de la Seconde Guerre Mondiale.
REPONSE ORGANISEE
Dans la mémoire commune, les résistants sont des héros qui se sont battus contre l e totalitarisme, la répression et les horreurs du nazisme. En effet il ne faut pas oublier que leur combat a été rude, qu’ils n’étaient qu’une minorité et qu’ils ont risqué leur vie pour défendre leurs valeurs.
Ainsi les résistants ont vécu sous la constante menace d’être arrêtés, aussi bien par les autorités d’occupation que par des Français. En effet, durant la Seconde guerre mondiale s’est organisé en France un système de collaboration entre le gouvernement de Vichy mené par le Maréchal Pétain, mais aussi par Pierre Laval et François Darlan et les autorités nazies. Ce système mit en place différents organes de répression de la Résistance qui était alors un danger pour l’équilibre du régime établi.
Les Allemands aussi installèrent en France des organes de répression militaires et policiers qu’ils développèrent dans la zone occupée, mais également dans la zone libre.
De plus, les autorités françaises créèrent elles aussi leurs propres organes de répression en suivant le modèle allemand : la Milice, sorte de Gestapo, les GMR parallèles aux SS, mais constituées de paramilitaires et les Jeunes du Maréchal comparables aux Jeunesses Hitlériennes.
Ces organes furent créés à partir de l’année 1942 pour faire face à la consolidation et au renforcement des mouvements de Résistance. De plus, durant cette période, les autorités, via une presse contrôlée et aux mains du gouvernement, incitèrent les citoyens à collaborer, c’est-à-dire dénoncer des compatriotes résistants pour de l’argent et cela pour la stabilité du régime.
Evidemment cette répression de la Résistance eut des répercussions sur le mouvement. Ainsi la Résistance s’organisa ; elle se hiérarchisa et diversifia ses activités par pôles afin d’être plus efficace. Ainsi les rédacteurs de journaux clandestins ne participaient plus ou presque aux actions de sabotages et inversement. La Résistance fut alors capable d’établir un lien et une communication avec Londres et notamment le Général de Gaulle.
De plus avec l’entrée des communistes la Résistance fut capable de répondre en conséquence aux actes des autorités. Malgré tout des milliers de résistants furent torturés, incarcérés puis fusillés ou déportés et peu eurent la chance d’assister à la libération de la France et à la victoire finale.
A cela s’ajoute le fait que ces attentats et assassinats exécutés par des résistants étaient interprétés par les autorités dans la presse comme des actes de traîtrise orchestrés par les ennemis de l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’URSS. Mais, même avec les menaces, les otages retenus dans les prisons de la Gestapo, les résistants ne cessèrent jamais de se battre.
C’est ainsi qu’à partir de l’année de l’année 1942, les victoires des Alliés et l’intensification de la Résistance ont marqué un tournant pour la guerre. Et ceci mena au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie par les troupes alliées aidées des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et des différents réseaux de Résistance, puis à la libération de Paris le 25 août 1944.
Donc derrière les victoires il ne faut pas oublier l’action des résistants et les valeurs qu’ils ont voulu défendre et continuer en exerçant un travail de mémoire pour que ne soient pas oubliées les horreurs qu’ils ont subies pour faire ce qui était juste et libérer la France du fascisme, du totalitarisme et de l’antisémitisme nazi.
BARBET Laure,
Lycée Notre Dame de la Compassion.
mai 08 2011
Bien chers adhérents et amis du Centre d’études René-Nodot,
Certains d’entre vous auront sans doute, en consultant l’édition du Val d’Oise du journal « Le Parisien » du samedi 7 mai 2011, pris connaissance d’un article de Mme Foulon, journaliste. celle-ci consacre plusieurs paragraphe à la présentation de l’ouvrage d’Annie Delpech « Il ne faut pas laisser Paul Thueux dans l’ombre ». Vous avez tous pu lire cet ouvrage ou tout du moins le parcourir suffisamment pour vous apercevoir que l’article du Parisien comportent des erreurs manifestes qui risquent de porter préjudice à la cause que nous défendons et la qualité du travail de notre amie Annie Delpech. C’est pourquoi nous demandons dès à présent la publication rapide d’un correctif qui portera sur plusieurs points:
- Paul Thueux et ses camarades résistants ont été interpellés suite à la dénonciation de deux condisciples – étudiants qui se livraient à un trafic d’armes, affirmant même avoir des « relations avec le milieu » pour s’en procurer. Mme Foulon a vraisemblablement transformé le mot « trafiquants » par celui de « commerçants ». Espérons que les commerçants de Pontoise ne relèvent pas cette grossière erreur qui jettent une ombre sur l’honneur de leur corporation…
Plus gravement, l’article du Parisien affirme dans une phrase qui résume de façon extrêmement mal les faits: « Paul Thueux a été arrêté un samedi, ses copains ont été arrêtés après lui, puis il a été libéré alors qu’eux ont été exécutés… » Le lecteur, peu informé ou mal intentionné, ne comprendra rien ou bien risque de penser que Paul Thueux, lui, a été libéré alors que ses amis résistants ont été tués. Alors que le CERN œuvre pour que Paul Thueux soit lavé de tout soupçon de culpabilité, cette formulation très maladroite risque de nuire à nos efforts. Certes Paul Thueux a heureusement été libéré mais après avoir été emprisonné à Fresnes et déporté dans plusieurs camps de la mort. Formulation ambiguë donc qui témoigne une rédaction un peu trop hâtive.
Enfin, l’article parle encore d’un « Centre de documentation René-Nodot » alors que chacun d’entre vous sait que nos préoccupations ont changé depuis plusieurs années et avec elles le nom de notre association: le centre d’études René-Nodot pour la mémoire de la Résistance et de la déportation en Val d’Oise.
Nous espérons une publication rapide de cette mise au point.
Cordialement à vous,
Jean-François Couriol, Secrétaire général du CERN.
mar 21 2011


Préface :
Enfant de Saint-Ouen l’Aumône, puis collégien de Pontoise où il a lié beaucoup d’amitiés, Paul Thueux s’est engagé avec une dizaine de camarades derrière Jean-Claude Chabanne dès le mois de juillet 1940 pour lutter contre l’occupant.
Arrêté en décembre 1941, incarcéré à la prison de Fresnes, puis jugé et condamné à une peine d’emprisonnement,
il est déporté avec quelques camarades en Allemagne, où il va connaître douze camps et prisons.
Revenu seul en juin 1945, il est mal accueilli à Saint-Ouenl’Aumône et Pontoise, les villes qui lui sont chères. Il est victime d’une injuste et odieuse rumeur qui a perduré depuis lors.
Il est grand temps que Paul Thueux sorte de l’ombre.
Annie Delpech
pour commander : écrire à cern95@gmail.com
vous recevrez alors les indications pour la commande.
merci.
jan 31 2011