juil 24 2010

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Publié par jpd dans Non classé

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Sommaire  ( en cours de construction )

Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Clair et de Normandie

Résistants du maquis de Saint Clair, Calvados :

Son histoire, par Henri Lampérière

Henri-lamperiere-le-gendarme-resistant/

Georges Bernier

André Héricy et Philippe Durel

Marcel-Dan-et-Rene-Mace

Robert-le-Nevez

Résistants de Normandie

Ffrancois-Guerin

Andre-Heintz-le-professeur-resistant

Gilles-Riviere

Jacques-Perret

Paul-Marion

Paulette-Heron

Jeanne-Ferres

Remy-Douin

Jacques-Vico

Passeurs de Mémoire du Maquis de Saint Marcel Morbihan :

maquis-de-saint-marcel-presentation

Philippe-Reinhart-qui-ose-gagne

Soeur-Marie-Bernard-communaute-des-Augustines-de-Malestroit

Marie-Chamming-et-Georges-Chamming, les-maries-du-maquis-

Joseph-Jego

Jean-Havart-parole-d’homme

Abbe-Henri-Sassier-un-seminariste-en-guerre

Jean-Garnavault-une-exceptionnelle-epopee-a-travers-l’europe-en-guerre

Jean-Daniel-la-chance-de-n’avoir-jamais-ete-vendu

Albert-Guyot

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juil 24 2010

Jacques Vico

L’engagement et la tolérance tout au long d’une vie.

1992 : Entretien avec monsieur Jacques Vico , Président de l’Union des Combattants Volontaires de la résistance du Calvados…Jacques Vico est notre ami. Depuis presque trois ans maintenant , il a entraîné derrière lui sur les plages de Normandie plusieurs promotions d’élèves de troisième.

A chaque fois, sa gentillesse, ses qualités d’orateur qui lui donnent un pouvoir d ‘évocation exceptionnel, font qu’il obtient une écoute très attentive de tous. A soixante neuf ans, le moustache blanche finement lissée, l’œil malicieux, la voix douce mais le propos ferme ; Jacques Vico nous conduit sur les chemins de l’histoire, qui se confondent avec ceux de sa vie. Homme de conviction et de cœur, homme engagé, chaleureux et modeste, il ne laisse personne indifférent.

2008. Plus de quinze ans ont passé, Jacques Vico nous a accompagné bien des fois, au Vercors, au Maquis de Saint Marcel et bien sûr de nombreuses fois au maquis de Saint Clair et sur les plages du Calvados.

A 84 ans, ce roc continue au service de la Mémoire de la Résistance un travail considérable. Lire la suite »

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juil 24 2010

Marcel Dan et René Macé

Allocution de Jacques Vico lors des cérémonies du maquis de Saint Clair le 4 juillet 2010

Nous voici, à nouveau, devant cette Croix de Lorraine, symbole de la France Libre, symbole de la Résistance Française.

Il y a soixante dix ans l’Armée Française était écrasée . La France était occupée en grande partie, puis en totalité en novembre 1942. Un gouvernement de collaboration était mis en place à Vichy. Les principes fondamentaux de notre Démocratie: Liberté, Egalité, Fraternité étaient éliminés.

L’Appel du 18 juin 194O du Général de Gaulle fait renaitre l’Espérance. La Résistance naissait. Le Maquis de Saint Clair était l’expression de cette volonté de reconquérir l’Indépendance Nationale. Ces hommes et ces femmes de la Résistance sont allés jusqu’au terme de leur engagement et beaucoup ont payé de leur vie cette fidélité.

Chaque année, ensemble, nous honorons la mémoire de ces héros. Il faut continuer à transmettre l’Esprit et les Valeurs de la Résistance. Lire la suite »

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juil 24 2010

Gilles Rivière

Secourir dans Caen bombardé

Au mois de février 1993, nous avons été amenés à nous entretenir avec monsieur Rivière qui fut responsable des équipes d’urgence lors du Débarquement allié en Normandie.

Avocat de profession, il nous fit partager à travers ce récit ses souvenirs qu’il sut rendre très vivant, il nous fit part de ses opinions avec honnêteté et franchise et nous transmit avec souvent beaucoup d’émotions et d’humour le récit de sa vie d’alors. Il nous guida vraiment dans la connaissance d’une période que nous connaissons mal … Lire la suite »

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juil 24 2010

Rémy Douin

REMY DOUIN

M. Rémy Douin, né en 1927 dans une famille de petite bourgeoisie aux modestes  ressources ,  est le fils de Robert Douin, sculpteur et directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Caen , ancien combattant  de  14/18.

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juil 24 2010

Robert Le Nevez

C’est en très jeune homme, mécanicien de son état, que Robert Le Nevez commence à s’impliquer, au maquis de Saint-Clair, dans l’un des réseaux que son père André, un garagiste automobile, a constitué à partir de 1942 et qu’il dirige  depuis Cesny-Bois-Halbout .

Robert est vif, voire fougueux, il a de nombreux copains, avec qui il plaisante et chahute. Il aime la vie en plein air. Ce n’est pas de chance pour les  occupants qu’il déteste cordialement.. Lire la suite »

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juil 24 2010

Georges Bernier

TÉMOIGNAGE DE GEORGES BERNIER, MEMBRE DU MAQUIS  DE SAINT‑CLAIR

Je suis né le 23 juillet 1924 à Urville.

J’ai rejoint le Maquis de Saint clair le 16 février 1944.

J’ai été homologué comme membre des Forces françaises de l’Intérieur, Maquis de Saint clair, du 20 février 1944 au 17 août 1944. J’ai continué à servir dans cette formation jusqu’au 1er septembre 1944 ( Certificat National d’appartenance).

Précédemment j’avais été requis pour le travail obligatoire en Allemagne. J’ai profité d’une permission pour ne pas repartir. J’ai rejoint le groupe d’André Le Nevez garagiste à Cesny Bois Halbout. Je me suis caché chez lui. Je ne suis pas retourné chez mes parents à Détroit( 14 ) car  la gendarmerie allemande est venue trois fois pour me rechercher. Lire la suite »

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juil 23 2010

Jacques Perret

Je pense aux trains à vapeur qui    faisaient   la   ligne Cherbourg-Caen-Paris ; à ces   locomotives,    véritables machines vivantes qui haletaient, soufflaient, respiraient, soupiraient, comme des chevaux de halage en plein effort. Je revois les arrivées et les départs, en gare de Caen, de ces monstres empanachés de fumées blanches ou noires, auxquels on prodiguait des soins d’écurie. Et ces chauffeurs, tout charbonnés et rougeoyant de la lueur des flammes, qui avaient l’air tout à la fois de dompteurs et de diables. Je pense à Vimoutiers, ce petit bourg de la vallée d’Auge, où mon père avait une fabrique de camemberts, avec son frère Emile, avant de s’adonner au métier d’assureur. Je pense aux hauts fourneaux de Mondeville, près de Caen, aux traînées rouges qu’ils laissaient dans le ciel, dès la tombée du jour et qui émerveillaient nos yeux d’enfants. Et Moult-Agence ! Comment oublier ce village où nous allions régulièrement à bicyclette faire, sous l’occupation, le ravitaillement pour la nichée de douze (sept filles et cinq garçons), fierté de mes parents. A Caen, je dois retrouver mon frère Jo (le cinquième, je suis le sixième de la lignée) qui est également en retraite depuis peu. Le seul qui soit resté près du berceau familial. Nous devons rencontrer au Mémorial pour la Paix des jeunes qui viennent du collège Sainte-Appoline, près de Cergy-Pontoise, pour apporter notre témoignage sur les événements de 6 juin 1944. J’avais quinze ans à cette époque. L’âge des élèves qui ont souhaité nous interviewer comme gardiens de mémoire. Avec mon frère, nous faisons partie des Amis du Mémorial, association qui s’est donnée pour mission de perpétuer le souvenir des événements tragiques liés au Débarquement, à la bataille de Normandie. Lui était à Lisieux en pension. J’étais à Caen, avec le reste de ma famille, l’exception de mon frère aîné qui nous avait quitté depuis quelques mois, pour échapper au travail obligatoire en Allemagne.

J’ai déjà eu l’occasion de faire le récit de ce que nous avons vécu, à cette époque, en déposant aux archives du « Mémorial », l’histoire de ma famille. Je l’ai fait, à l’aide de l’agenda de mon père, ajoutant seulement mes propres souvenirs à son journal de bord. Lire la suite »

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juil 23 2010

Paul Marion

L’homme que nous avons devant nous est grand, d’apparence robuste mais son visage est strié des rides de la vieillesse. Son âge doit tourner autour des soixante quinze ans. Quelque chose m’a frappée dans son regard, comme si ses yeux en avaient trop vu. Sa voix a peu de volume. Il parle bas et doucement. On devine aisément qu’il a enduré la souffrance mais il est empreint de beaucoup de volonté et homme d’une grande modestie, ce que nous allons découvrir au fur et à mesure de notre échange.

Débuts dans la vie  :

Le jeune Paul Marion, originaire du Calvados, né en 1920,  faisait des études de mécanique à Lyon quand la guerre éclata. Il avait déjà le projet de s’engager dans l’armée comme mécanicien de l’armée de l’air. Aussi fut-il volontaire pour servir toute la durée de la guerre. Son conseil de révision se déroule le jour de la déclaration de guerre. Enrôlé dans l’armée de l’air, il fut affecté au nouvel aéroport d’Air France à Blagnac, près de Toulouse, avant d’être transféré au centre-école d’aviation de Rochefort. Lire la suite »

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juil 23 2010

Paulette Héron

Madame Héron nous est apparue comme une petite femme vive et énergique : ses lunettes sombres qu’elle enleva souvent révélaient un visage expressif.

Elle nous raconta son expérience avec passion, agitant souvent ses mains avec vigueur. L’atmosphère, un peu tendue du début de l’entretien, se détendit pour devenir finalement très amicale.

La période de l’installation des Allemands en Normandie fut celle aussi d’une grave pollution des eaux de la ville de Caen. Elle eut pour conséquence une terrible épidémie de typhus, qui entraîna la mort de près de trois-cents personnes dont la sœur aînée de Madame Héron, âgée de dix-sept ans.

Comme au Moyen-Age pour les pestiférés, les Allemands avaient fait placarder des affiches avec une tête de mort et une croix sur les maisons des malades où il était écrit : danger typhus. « A ce moment-là, j’ai décidé que je ne pouvais plus les laisser faire, je devais agir pour libérer notre pays. Et puis, vous savez, nous n’étions déjà pas très heureux d’être envahis quand les Allemands sont arrivés. Nous sommes avant tout Français ; notre devoir était de défendre notre pays, de le libérer de la domination allemande. Aussi, dès 1941, je me suis engagée dans la Résistance . » Lire la suite »

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